François I, II et III Houdault sont des architectes français du , membres d'une famille d'architectes français et originaires du comté de Laval.
Origine et famille Gilles et Marie Corbineau ont pour mère Marie Beaugrand, qui s'est mariée en deuxièmes noces avec Pierre Corbineau. Elle est la veuve d'un architecte François Houdault (François I Houdault)Il était architecte et a travaillé au début du .. Marie Beaugrand avait apporté en dot à Pierre Corbineau de maigres biens et deux enfants mineursAnne qui épouse un arquebusier, et François II Houdault.. François II Houdault est l'époux de Françoise Fayau. Ils ont 6 enfants, dont 3 filles, et 3 garçonsAdrien sera soldat, Pierre chirurgien, et François architecte..
Sa fille Catherine, épouse le , en l'église de la Trinité de Laval François Huguet, fils de feu Jean Huguet et de défunte Anne Vilarde. De François Huguet et Catherine Houdault naquit Jean-François Huguet, baptisé le , il est « ingénieur du Roy ».
François II Houdault Il apprend son métier d'architecte avec Gilles Corbineau dans les ateliers de son beau-père Pierre Corbineau. Sous son nom de François Houdault, sieur du Fresne, il exécute des travaux d'architecture, mais il devient difficile à partir de 1675 de le distinguer de son fils, nommé lui aussi François Houdault, sieur du Fresne (François III Houdault).
François II est dans un marché de marbre de 1642 passé par Pierre Corbineau pour 26 balustres probablement destinées au château de ThouarsVoir Pierre Corbineau.. François II habite Château-Gontier en 1646. Les habitants de ParignéCe retable existe toujours. Parigné ne doit pas être confondu avec Parigné en Ille-et-Vilaine. lui demande alors de construire le maître-autel de leur église suivant et conformément au dessein représenté par luy et sur lequel il avait déjà marchandé un autre autel en l'ezglise de Saint-BerthevinRetable aujourd'hui disparu... L'élèvement des deux retables doit être simultané en termes de date. Houdault élève à Saint-BerthevinLes registres paroissiaux de Saint-Berthevin indiquent que Les autels de cette paroisse ont esté construit par François Houdault, architecte, en l'année 1647 ; ledit grand autel donné par vénérable et discret maître Jean Tarot, curé de ladite paroisse, celui de Notre-Dame donné par les habitants de la fabrique.</ref> un deuxième autelQui existe toujours, et qui est actuellement l'autel dédié à Notre-Dame-de-Bon-Secours. dédié à la Vierge. Il n'y a pas d'éléments qui indiquent l'activité de François Houdault de 1647 à 1659Il est possible qu'il participe au chantier du Palais du Parlement de Bretagne suivi par Pierre Corbineau..
Il est établi dans la paroisse Saint-Laurent de Rennes, en 1659. En 1659, il conclut un marché avec la Confrérie de la Congrégation des Hommes pour la construction d'un autel dans la chapelle établie dans le Collège des Jésuites de RennesCette construction devait couter 2600 livres.
Il termine en 1666 à Mayenne le maître-autel de l'église Saint-MartinPour une rétribution de 1600 livres. Il est détruit depuis.. Il réalise à Alexain<ref>Le registre paroissial d'Alexain indique que on alla de Alexain à Mayenne en 1665 parler au faiseux d'authel qui vint l'année suivante travailler dans l'église. deux petits autelsDisparus depuis.. Il réalise en 1667 le maître-autel de La GouesnièreRetable du maître-autel de La Gouesnière pour Thomas PoréeLes Porée sont une famille importante d'armateurs., chanoine de Saint-Malo et seigneur de La Gouasnière qui lui passe commande en 1662Bruno Restif, La révolution des paroisses, PUR, 2006, chapitre.VII, p.229-265.. Il travaille à Mayenne et à La Gouesnière avec le sculpteur Gervais Delabarre.
En 1668, il est maitre architecte demeurant en ceste ville, paroisse de la Trinité de LavalActe de partage de la succession de sa mère.. En 1669, il passe marché avec les paroissiens de Grenoux pour la construction d'un autel de tuffeau et de marbrePour la somme de 280 livres. , tome IV, p. 474.. Il réalise l'autel Saint-Antoine de l'église des Cordeliers de LavalIl est transporté à l'église de la Trinité de Laval au début du . en 1669. À la demande de la Confrérie de l'Immaculée-Conception, il édifie un autel de la Vierge dans l'église Saint-Martin de VitréL'autel est égal et conforme à l'autel de Sainct Anthoine du dit Laval (Archives paroissiales de Saint-Martin-de-Vitré, 30 mai 1670..
Il assiste au mariage de sa fille Catherine avec l'architecte François Huguet en 1675, tome II, p. 445. Ce dernier construit en 1686 le maître-autel de Boistrudan, et son fils Jean-François Huguet (1679-1763) devient ingénieur du roi.. Il est de retour à Rennes où il ouvre de nouveaux chantiersIl n'a pas contrairement à ce qu'indique Paul Banéat et d'autres auteurs commencé en 1673 l'édification du maître-autel des Jésuites de Rennes, avec son fils François III. Le retable principal de l'église Toussaints de Rennes date de 1653 et est attribué par Jacques Salbert à Charles Trumel.. Le contrat signé par lui et son fils François en 1673 concerne le retable lavallois de l'église Toussaints de RennesParaphé le 20 avril 1673, il prévoyait la construction d'un maitre-autel imposant au prix de 10 000 livres. Cette construction est difficile : le , une sentence du Présidial de Rennes condamne les deux architectes à respecter leurs engagements. Le travail est achevé avant , date du règlement définitif et de la quittance réciproque.
En 1673 et 1674, les Houdault travaillent sur les deux autels latéraux de l'église des Jésuites de Rennes, et à la construction du maître-autel de Gennes-sur-Seiche- Retable du maître-autel de Gennes-sur-Seiche entre 1675 et 1676. il est terminé en 1678Il est offert par Madeleine Le Page, dame de la Pécotière, comme le mentionnent deux inscriptions gravées dans le marbre dans la partie supérieure du retable.. François II Houdault meurt entre 1677 et 1679.
Le retable de l'église paroissiale de Vergéal est attribué par Jacques Salbert à François II Houdault.
François III Houdault Il est le seul avec son beau-frère Huguet à reprendre le métier familial d'architecte. Il collabore tout d'abord avec son père. En 1682, il élève le maître-autel de la chapelle des Carmélites de PloërmelCe marché est attesté par une commande au marbrier Tugal Rochereau dans laquelle la destination des colonnes et pièces de marbre est formellement indiquée.. En 1683, revenu à LavalIl réside alors à La Guinoisellerie, l'un des biens acquis par Pierre Corbineau. Il construit pour l'église de la Trinité de Laval un cul-de-lampe de marbre noir posé au bas de la niche qui est à l'Autel de la Vierge de l'église de ladite paroisse, pour recevoir la statue ou la figure de la Vierge, faicte de marbe blanc qui a esté donnée par le sieur Julien Fardeau, marchand...'.
En 1684, il élève à Montjean des autels à l'entrée du chœur. Il aurait aussi construit selon P. Maloubier-Tournier un petit autel à Piré-sur-Seiche, dans la chapelle du cimetière. Le , il signe un marché de deux autels latéraux avec les paroissiens de BazougersIl s'agit des autels de Saint-Roch et de Saint-Sébastien, construits pour la somme de 800 livres. Une commande de marbre est passée à Philippe Cuvelier le 18 février pour deux autels que ledit sieur du Fresne doit construire en la dite église de Bazougers..
En 1693, Houdault habite alors la paroisse Saint-Germain de RennesIl est mentionné « comme demeurant à Rennes, paroisse de Saint-Germain, en la maison de Pierre Morillon » . Le , il commandeÀ Philippe Cuvelier et Jean Gaullier, maîtres marbriers. Ceux-ci s'obligent à livrer chez Mathurin Bidault, « rue Vallée-Misère, proche la Fosse de la ville de Nantes », seize colonnes de marbre noir hautes de cinq pieds et « trois tours de niches sans aucuns détours, entendu un boudin seulement de largeur de 3 pouces régnant autour des dites niches sans travers en bas » ils doivent aussi fournir « tout le marbre en plaque suivant les calibres qui seront envoyés par ledit Houdault », une table de marbre noir, un mortier et quatre piscines en ovale « avec une queue pour les tenir en mur » de marbre rouge jaspé, le tout livré à Nantes le jour de la Fête-Dieu prochaine. 16 colonnes de marbre et 3 tours de niches qui doivent être livrés à Nantes pour la Fête-Dieu. Le , Pierre et Françoise Houdault comptaient aux marbriers Cuvelier et Gaullier 120 livres pour prix de « certains ouvrages de marbre » fournis à Nantes à leur frère et dont l'évaluation avait donné lieu à un procès.
François Houdault décède à La RochelleEt non à Nantes, comme l'indique J.-M. Richard. le . Il est possible qu'il est travaillé alors pour les Cordeliers de La Rochelle. Il meurt sans enfants de sa femme Françoise Hoyau.
Notes et références
Bibliographie . Jules-Marie Richard, Les constructeurs de retables, Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1906. Jacques Salbert, Ateliers de retabliers Lavallois aux XVII et XVIII siècles : Études historiques et artistiques'', Presses universitaires de Rennes, 1976.
Voir aussi Retable lavallois
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