Jean Martinet (fin du - 1649) est un architecte français du du comté de Laval.
Biographie Origines Il est né vers la fin du . On le trouve associé dans un marché en 1630 avec Tugal Caris pour l'achat de de pierres des carrières de la Couldre et de Bootz à Changé. Cet achat ne concerne pas la construction de retables.
Il est l'époux de Renée BellierIls sont déjà mariés en 1623., sans doute la sœur de Guillaume et Michel Bellier<ref>Sa parenté est attestée par un acte notarié de 1639 qui le mentionne comme proches parents des enfants mineurs de deffunts Jean Martinet et Renée Bellier. , tome II, p. 794.</ref>. Il est aussi lié par des liens familiaux à la famille d'architectes LangloisParmi les témoins présents à la signature du contrat de mariage de Renée Langlois et Michel Turpin, on trouve Julien Hayneufve, mari de Françoise Journée, arrière-tante maternelle de Renée Langlois. Il y a aussi la présence comme témoins d'Antoine Agenyau et de Jean Martinet, alliés à cause de leur femme.
Ils ont plusieurs enfants, dont un fils Olivier Martinet, qui devient architecte.
Architecte thumb|Le maître-autel et son retable de l'église de Visseiche. Il travaille comme architecte à l'Hôpital Saint-Julien de Laval à plusieurs périodes : 1608-1613, 1619-1619.
En 1621, il conclut deux marchésLe premier, le 6 juin signé par Martinet et le sieur du Plessis-Cornet. avec les Jésuites de La Flèche pour : 1. La construction d'un autel dédié à Saint-Ignace dans une chapelle latérale de la grande église des JésuitesCe retable est aujourd'hui disparu. Il est décrit dans L'inventaire général des titres du collège royal de La Flèche, comme Deux colonnes de marbre de 3 pieds 1/2 avec leur arrière-corps encrousté avec la corniche et autre ornemens où il y aura 25 tables de marbres et une table de marbre noir pour son épitaphe, moyennant la somme de 400 livres.</ref>, 2. Une clôture pour la chapelle Saint-Ignace qui devait par la suite servir de prototypes aux clôtures des 4 chapelles latérales du haut de la nefIl doit y employer 8 colonnes de marbre noir de Laval, au milieu de laquelle, il y aura une porte entre deux pilastes de marbre..
En 1624, il est à Vitré, comme son beau-frère Antoine Agenyau. Il y commence la construction du maître-autel de l'Église Notre-Dame de Vitré<ref>On indique dans le registre paroissial, relevé par Paris-Jallobert, Le grand autel de céans, ou relief d'icelluy, fut commencé le juillet 1624, et est marchandé à mille escuz faisant 3 000 livres...Le mars 1625 et le janvier 1626, ay payé scavoir 22 livres à Gilles Talandier et 16 livres à Gerorgette Lecomte pour le louaige de sept mois d'une chambre garnie de trois lits qui onst occupé M. Jean Martinet et ses gens, partie du tes qu'ils étaient occupés à faire le grant autel de Notre-Dame..
En 1628, Martinet construit à Craon deux autels que les paroissiens de Saint-Clément de Craon lui commandent. En 1629, il est à Meslay-du-Maine où il donne les plans d'un clocher au flanc de l'église Saint-Pierre, tome IV, p. 624.. On ne connait pas son activité de 1630 à 1636. On lui attribueRoger Blot, Premiers retables lavallois In : Vie diocésaine. RENNES, n°5, 6 mars 1996, p. 127. néanmoins le retable du maître-autel- Retable du maître-autel de Billé (1629) de l'église Saint-Médard de Billé.
En , Tugal Caris est à Laval où il conteste la qualité du marbre commandé à Étienne Arnoul, et demande une expertise à Pierre Corbineau et Jean Martinet. Jean Martinet construit ensuite le maître-autel de l'Église Saint-Étienne de RennesAujourd'hui disparu. en 1638. On lui attribue le retable lavallois du maître-autel- Retable du maître-autel de Visseiche (1638) de l'église Saint-Pierre de Visseiche.
Il est associé ensuite avec Tugal Caris dans le marchéEtabli le 3 juillet 1639. du maître-autel de la cathédrale de Tréguier en 1639. Il décède en 1649Un acte notarié du 31 octobre 1649 à Laval place ses enfants mineurs sous conseil de tutelle constitué par Michel Langlois, marchand boulanger, Jean Cailliez l'aîné marchand, Jean Sorin, sieur de Chantepye, François Langlois, maître boullanger, et Michel Bellier architecte, tous demeurant en cette ville et forsbourg et proche parents des enfants mineurs de deffunts Jean Martinet et René Bellier..
Notes et références
Voir aussi Retable lavallois
Bibliographie . Jules-Marie Richard, Les constructeurs de retables, Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1906. Jacques Salbert, Ateliers de retabliers Lavallois aux XVII et XVIII siècles : Études historiques et artistiques'', Presses universitaires de Rennes, 1976.
Catégorie:Architecte de la Renaissance Catégorie:Architecte français du XVIe siècle Catégorie:Architecte lié à Laval Catégorie:Date de naissance incertaine (XVIe siècle) Catégorie:Décès en octobre 1649 Catégorie:Décès à Vitré (Ille-et-Vilaine)