thumb|Pierre Jonquères d'Oriola, en juin 1933, à 13 ans ½ sur Rina. thumb|Pierre Jonquères d'Oriola en 1957 (à D. Colette Duval). thumb|Pierre Jonquères d'Oriola en 1964 (JO).

Pierre Jonquères d'Oriola, né le à Corneilla-del-Vercol (département des Pyrénées-Orientales, France) et mort dans cette même commune le est le cavalier français le plus titré aux Jeux olympiques en saut d'obstacles.

Membre de la Milice durant la Seconde Guerre mondiale, il est, à la Libération, condamné à quinze ans de dégradation nationale pour ces faits de collaboration.

Biographie

Famille La famille Jonquères d'Oriola appartient à la noblesse anoblie par Louis XIV puis Louis XV après le traité des Pyrénées de 1659 qui marque l'annexion du comté de Roussillon au Royaume de France. Son grand-père maternel a été écuyer du Cadre noir à Saumur. Son père participe à plusieurs concours internationaux d'équitation avant la Seconde Guerre mondiale.

Il est le cousin par alliance de l'escrimeur Christian d'Oriola.

Carrière sportive Ses premières compétitions équestres remontent à l'âge de 12 ans, soit dès 1932. Il est alors interne au collège militaire de Sorèze, dans le Tarn, de 1935 à 1938..

Il fut sélectionné à sept reprises aux Jeux olympiques, en 1948 (comme remplaçant), 1952, 1956, 1960, 1964, 1968, et 1972 (qu'il n'honora pas)Histoires de Jeux olympiques, Sud Ouest - dossiers du Quotidien, juillet 1988, article Jonquères : le meilleur ami du cheval, François Trasbot, ..

Il connaît des démêlés fréquents avec la Fédération française d'équitation. Il faut aussi noter qu'après son succès aux Jeux Olympiques de 1964 à Tokyo, il refusa de serrer la main de Maurice Herzog, en protestation contre l'interdiction par l'ancien gouvernement gaulliste faite aux sportifs favorables à l'Algérie française d'aller à ces JO deux ans après l'indépendance de l'AlgériePierre Jonquères d’Oriola, un cavalier exceptionnel !, francebleu.fr, le 31 mai 2022..

Il jouait également au rugby, au poste de trois-quart aile.

Collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale et engagement politique à l’extrême droite Durant la Seconde Guerre mondiale, il adhère au Service d'ordre légionnaire (S.O.L.) le , afin d'échapper au service du travail obligatoire, et devient membre de la Milice six semaines plus tard. Nommé franc-garde le , il n'est néanmoins jamais notifié à ce sujet et ne participe à aucune opération contre la résistance dans les Pyrénées-Orientales. Le , il demande à démissionner de la Milice pour convenances personnelles et en janvier de l'année suivante il part pour l'école de cavalerie de Saumur. Il rentre chez ses parents à Corneilla-del-Vercol le et reprend ses activités d'agriculteur. Après la libération de Perpignan, il est arrêté le et incarcéré au camp de Rivesaltes, dont il sort le suivant. Jugé le , il est condamné à quinze ans de dégradation nationale. Il bénéficie plus tard d'une loi d'amnistie.

Il a été candidat aux élections européennes de 1979 sur la liste Eurodroite du PFN (Parti des forces nouvelles), menée par Jean-Louis Tixier-Vignancour., ainsi qu'aux élections législatives de 1981 dans la circonscription de Paris comme suppléant de Pascal Gauchon. Il a ensuite été membre du Front national.. En 1980, il se prononce contre la participation des sportifs français aux JO de Moscou en raison des privations de liberté politique et de la répression conduite contre contre les dissidents aux régime soviétique.

Dernières années Après son parcours sportif, il reste viticulteur dans son village natal du Roussillon, en tant que descendant de propriétaires terriens originaires de cette région.

Il meurt le dans sa résidence à Corneilla-del-Vercol, à l'âge de 91 ans..

Hommages En 2025, en raison de son passé politique, la décision du maire Rassemblement national de Perpignan Louis Aliot de nommer le nouveau parc des sports de la ville en son honneur provoque une polémique. En 2026, en tant que maire divers droite du Bois-d'Arcy Philippe Benassaya, décide de nommer un centre équestre à son nom et suscite une vive oppositionChampion olympique, milicien, militant d’extrême droite : le nouveau nom du centre équestre de Bois-d’Arcy fait polémique, Le Parisien, Véronique Beaugrand, 31 août 2026.

Distinctions Décorations Officier de l'Ordre national de la Légion d'honneurDécret du 11 juillet 2008 publié au JO du 13 juin 2008. Officier de l'Ordre national du Mérite (France) Officier de l'Ordre du Mérite agricole

Récompenses Grand Prix Olympique de l’Académie des sports en 1964 Prix Claude Foussier de l'Académie des Sports en 1952, et 1964 avec l'équipe de France olympique de jumping

Palmarès 1936 : Recordman de France de saut en hauteur à cheval 1959 : Champion d'Amérique du Sud de saut d'obstacles individuel Champion olympique de saut d'obstacles individuel : 1952Équitation : mort de Pierre Jonquères d'Oriola, MSPort, Le Monde, 19 juillet 2011. Page consultée le 20 mai 2012. avec Ali Baba (Helsinki); 1964 avec Lutteur B : médaille d'or acquise lors de la dernière journée des JO de Tokyo - la seule de la délégation française. Vice-champion olympique de jumping par équipes : 1964 (Tokyo), et 1968 (Mexico), avec l'écuyère Janou Lefèbvre (64 - 68), et Marcel Rozier (68) 1954, 1956, 1958 et 1959 : quadruple Champion de France de saut d'obstacles individuel 1966 : Champion du monde de saut d'obstacles individuel avec Pomone B ( - le seul jusqu'en 1990, avec Éric Navet - à remporter ce titre, à Buenos Aires) 1967 : Champion d'Allemagne de saut d'obstacles individuel Coupe du Roi, à Londres Grand Prix de Rome : à deux reprises Grand Prix de Paris Grand Prix de Genève Grand Prix de Nice Grand Prix de Bruxelles Grand Prix d'Aix-la-Chapelle (en 1971) Plus de 500 victoires en 25 années de compétitions internationales, dont 5 olympiades couvertes

Publications Pierre Jonquères d'Oriola, A cheval sur cinq olympiades, éd. Solar, Paris, 1968;

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Fernand Albaret, Les d'Oriola et les Vendanges olympiques, éd. La Table ronde, Paris, 1965. Fernand Albaret, Pierre Jonquères d'Oriola. D'or et de pourpre, éd. Librairie des Champs-Élysées, Paris, 1965.

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