Les infrastructures et services de transport de la République centrafricaine sont au cœur des enjeux de développement. Le pays est à la fois étendu: , avec une faible densité de population moyenne de , et éloigné des façades maritimes. Le port de mer le plus proche: Douala, est à de Bangui. Il faut parcourir pour atteindre l’Océan indien, pour la Méditerranée.
Les exportations centrafricaines sont fortement pénalisées par les surcoûts de transport liés à l’enclavement. Le coût du transport représente environ 50 % du prix de vente des grumes centrafricaines. Pour les importations, l’impact du coût de transport est également très significatif. Par exemple, l’écart de prix à la pompe pour les carburants entre la RCA et le Cameroun est de l’ordre de 160 à 200 FCFA par litreAFD Agence française de développement, Note de communication CCF1120.
Plan sectoriel de transport Avec l’appui de la Banque mondiale, le Gouvernement élabore et met en œuvre des Plans Sectoriels de Transport. Le PST 1 (1990-1997) a essentiellement visé les objectifs de réhabilitation et d’entretien des infrastructures surtout terrestres, de renforcement institutionnel et de privatisation des activités opérationnelles. Le second Plan Sectoriel de Transport : PST 2 (2000-2005) produit pendant la décennie 90 n’a pu être appliqué du fait des bouleversements de la conjoncture politiqueBanque mondiale, Rapport final réduction de la pauvreté et transport, octobre 2007.
Transport ferroviaire vignette|projet de voie ferrée Aucun transport ferroviaire n’est possible en Centrafrique, le pays est dépourvu de toute ligne de chemin de fer. Une ligne de chemin de fer de 6 km reliant les villages de Zinga et Mongo a fonctionné entre 1920 et 1960. Cette ligne permettait le franchissement par voie terrestre du seuil de Zinga sur la rivière Oubangui. La Compagnie Générale de Transport en Afrique Equatoriale (CGTAE), entreprise de transport fluvial a exploité cette ligne jusqu’en 1960 Unesco, liste indicadive, n° 4007, , 11 avril 2006.
Transport routier vignette|Circulation difficile pour un convoi humanitaire (2007)
En 2007, le pays compte de routes dont de routes nationales, de routes régionales et de pistes ruralesMinistère de l’Équipement et du Désenclavement, Présentation de la politique de désenclavement, Auguste Nambéa, août 2007.
La République centrafricaine est desservie par de routes nationales dont près de sont bitumées. RN 1 : du nord de Bangui, par Bossangoa à Moundou (Tchad). RN 2 : de l’est de Bangui par Bambari et Bangassou à Bambouti, frontière soudanaise. RN 3 : de l’ouest de la RN 1 à Bossembélé, par Bouar et Baboua à Garoua-Boulaï sur la frontière camerounaise, cet axe fait partie la route transafricane n° 8 Lagos-Mombassa et du Corridor Douala Bangui. RN 4 : de la RN 2 à Damara, au nord de Bangui vers le nord par Bouca et Batangafo à Sarh (Tchad). RN 5 : de l'Est de la RN 8 à Bambari, Ippy, Bria, Ouadda, à Birao sur la RN 8. RN 6 : du sud-ouest de Bangui, par Mbaïki, Carnot et Berbérati à Gamboula sur la frontière camerounaise. RN 7 : de Bossemptélé à Bozoum RN 8 : de Kouango à Ongo sur la RN 2, puis du nord-est de la RN 2 à Sibut, par Kaga-Bandoro, Ndélé, et Birao à la frontière soudanaise. RN 9 : de Kongbo (RN 2) à Mobaye RN 10 : du sud de la RN 6 à Berbérati, par Bania jusqu’à Nola. RN 11 : de Baoro sur la RN 3 vers le sud, à Carnot sur la RN 6.
Voies navigables La voie fluviale par le Congo et l’Oubangui constitue l’accès historique pour le transport et les échanges de la région. Les trois principaux cours d’eau navigables sont l’Oubangui, la Sangha et la Mpoko, représentant près de 900 km, ils sont reliés au réseau des voies navigables du bassin Congo-Oubangui-Sangha, soit environ AFD Agence française de développement, Projet de financement Socatraf. La navigabilité est assurée pendant la saison des pluies et en saison des hautes eaux.
Ports fluviaux Bangui, Nola, Salo, Zinga.
Aéroport et aérodromes thumb|Caravelle centrafricaine (1977) En 2004, on estime que le pays compte cinquante aérodromes dont trois disposent d’une piste revêtue. L’Aéroport international de Bangui ou Bangui-Mpoko, est le plus important du pays. En 2015, l'ASECNA recense 38 aérodromes et pistes : Alindao, Bakouma, Bambari, Bambouti, Bangassou, Batangafo, Berbérati, Birao-Poste, Bocaranga, Boda, Bossangoa, Bouar, Bouca, Bozoum, Bria, Carnot, Damara, Dékoa, Gamboula, Grimari, Kaga-Bandoro, Kavadja, Kembé, Kouango, Melle-Gordil, Mobaye, Ndélé, Obo-Mboki, Obo-Poste, Ouadda, Ouanda-Djallé, Paoua, Sarka, Sibut, Rafaï, Yalinga, ZémioASECNA, Service de l'information aéronautique, Centrafrique, Répertoire des aérodromes et pistes, 17 septembre 2015.
Notes et références
* Catégorie:Économie en République centrafricaine