vignette|alt=carte|Franquevaux sur la carte de Cassini Aldebert ou Adalbert d'Uzès et de Posquières est un prélat du , trente-deuxième évêque connu de Nîmes, issu du lignage des seigneurs d'Uzès et de Posquières.
Biographie Origines Aldebert ou Adalbert (parfois Albert.) est le fils Raymond Décan de Posquières, connu d'Uzès, et de Marie d'Uzès.
Il a pour frères et sœurs : Faydide/Faidide d’Uzès, épouse d'Alphonse Jourdain, (« Anfos »), comte de Toulouse ; , qui succède à son père et continue la tige de cette maison ; Raymond, évêque d'Uzès (1150-1188) Pierre, évêque de Lodève (1154-1161) ; Raymond/Raimond, évêque de Viviers (v.1157-1160) ; Béatrice, héritière de la moitié de la seigneurie.
Il est mentionné dans l'épitaphe de leur père (), aux côtés de ses deux autres frères évêques, Raymond d'Uzès et Raymond de Viviers, épitaphe qui date d'au moins de 1157 ou après, puisque Raymond de Viviers n'est évêque qu'à partir de ce moment.
Épiscopat Élu à la mort de en 1141, il est sacré à Rome par . Le pape lui octroie les monastères de Cendras et Saint-Sauveur de la fontaine de Nîmes.
Il est présent lors de la fondation de l'abbaye de Franquevaux (Gallia Christiana, , ). Il en souscrit la donation à l'ordre cistercien.
Au service du comte de Toulouse En raison des liens familiaux entre le lignage d'Uzès et celui des comtes de Toulouse, Adelbert et son frère Bermond appartiennent à l'entourage des comtes, successivement Alphonse Jourdain, son beau-frère, puis , son neveu.. Tous deux sont membres du conseil comtal, même si la présence d'Adelbert est plus ponctuelle.. L'historien Laurent Macé (2000) considère qu'il exerce avec son frère une .
En 1149, il est en procès contre Jourdain de Montboissier, abbé de la Chaise-Dieu, frère de l'abbé de Cluny, Pierre le Vénérable. Il gagne le procès, mais l'abbé de Cluny s'en plaint au pape.
Ses compétences en droit lui valent d'être désigné, aux côtés de Raymond des Arènes, par le pape pour rendre une sentence opposant l'abbé de Psalmodi à celui de Saint-Ruf. Il est aussi membre, entre 1158-1159, d'un collège composé de quatre conseillers au service du comte de Toulouse pour rendre une sentence dans un conflit opposant l'évêque de Die au comte de Valentinois-Diois. Il a un rôle important lors de la trêve de , entre le comte et , roi d’Aragon, et il est présent, en , lors du traité entre les deux princes.
Il s'allie en 1179 à dans le cadre de la guerre qui l'oppose à .
Fin d'épiscopat et succession Le dernier document le mentionnant date de 1180. La liste épiscopale de Nîmes considère qu'il s'agit de la fin de son épiscopat. Toutefois, plusieurs auteurs placent la fin de l'épiscopat en 1182. Son neveu, Guillaume, lui succède, vers 1183.
Sceau Les Archives nationales conservent une bulle de plomb de 1174 (base sigilla) appendue à un hommage fait à l'évêque par Bernard d'Anduze. La bulle représente une vierge devout, vue de face, et porte l'inscription MATER XPISTI (Mater Christi) et au revers quatre lignes : ADBT — NEMAV — SENSI — EPS (Aldebertus Nemausensis episcopus)..
Références
Voir aussi Bibliographie . (). .
Articles connexes Liste des évêques de Nîmes Histoire d'Uzès Liste des seigneurs, vicomtes et ducs d'Uzès
Liens externes
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