, né le à Takada et mort le à Tokyo, est un diplomate de l'empire du Japon, ministre des Affaires étrangères du Japon en 1932. Il est le grand-père maternel de Sadako Ogata, haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés de 1991 à 2001.

Biographie Yoshizawa est originaire de la ville de Takada, intégrée à Jōetsu dans la préfecture de Niigata depuis 1971. Diplômé du département de littérature anglaise de l'université de Tokyo, il entre au ministère des Affaires étrangères en 1899. Il est affecté au consulat japonais à Amoy en Chine en 1902 et plus tard au consulat à Shanghai.

En 1905, Yoshizawa épouse la fille aînée de l'homme politique (et futur premier ministre) Inukai Tsuyoshi et s'installe à Londres. Il réside en Angleterre plusieurs années pour finalement devenir premier secrétaire à l'ambassade du Japon. Il reçoit le poste de consul général à Hankou, Chine en 1912.

Carrière diplomatique Yoshizawa sert comme ministre en Chine de 1923 à 1929 où il est attaché aux consulats japonais à Pékin et Tianjin. Il rencontre le ministre des Affaires étrangères soviétique Lev Karakhan à Pékin en 1925 pour des entretiens qui conduisent à l'établissement formel de relations diplomatiques entre le Japon et l'Union soviétique par la convention soviéto-japonaise de baseNish, Japanese Foreign Policy in the Interwar Period, page 52.

Yoshizawa sert plus tard comme ambassadeur du Japon en France et représentant officiel à la Société des NationsWilson, The Manchurian Crisis and Japanese Society 1931-1933, page 20.

Il est nommé au cabinet du premier ministre Inukai Tsuyoshi en tant que ministre des Affaires étrangères du au . Lorsqu'il apprend sa nomination, Yoshizawa revient d'Europe au Japon par le Transsibérien et traverse la Mandchourie pour voir personnellement quelle est la situationNish, Japanese Foreign Policy in the Interwar Period, page 78. Après l'assassinat d'Inukai lors de l'incident du 15 mai, le cabinet est dissous. Yoshizawa reçoit cependant une nomination à la Chambre des pairs à la demande de l'empereur Hirohito et rejoint le Rikken Seiyūkai (parti politique).

Dans la période précédant immédiatement le début de la Guerre du Pacifique, Yoshizawa est nommé envoyé spécial aux Indes orientales néerlandaises par le premier ministre Fumimaro Konoe à la suite de la mission diplomatique d'Ichizō Kobayashi. Yoshizawa est chargé de présenter un nouvel ensemble d'exigences au gouvernement néerlandais à Batavia, exigences délibérément destinées à être inacceptablesFerguson, The War of the World; Twentieth Century Conflict and the Descent of the West, page 494.

Adhésion à la vision et la politique du Japon en Asie du Sud-Est, Droits illimités d'exploration et d'exploitation des minéraux partout dans les Indes néerlandaises, Droits illimités de pêche et d'expédition dans toutes les eaux des Indes néerlandaises, Droits illimités de fonder toutes sortes d'entreprises commerciales, Les exportations japonaises vers les IN doivent être augmentées à plus de 80 % de toutes les importations des Indes néerlandaises, La demande existante pour le pétrole est légèrement augmentée pour atteindre 3,8 millions de tonnes, Les Indes néerlandaises doivent fournir au Japon tonnes d'étain, tonnes de bauxite, tonnes de nickel, tonnes de caoutchouc, tonnes d'huile de noix de coco et tonnes de sucre, Établissement de liaisons aériennes et télégraphiques entre le Japon et les Indes néerlandaises.

En , Yoshizawa rencontre Hubertus Johannes van Mook, ministre délégué aux affaires économiques, K. L. J. Enthoven, directeur de la Justice et Hoessein Djajadiningrat, directeur de l'Éducation et de la religion. Les négociations s'éternisent et le , l'assemblée de liaison du quartier général impérial et le gouvernement décident de rappeler Yoshizawa et de mettre un terme aux pourparlersThe 29th Imperial General Headquarters and Government Liaison Conference. Yoshizawa annonce soudainement son projet de départ aux Néerlandais et demande à être reçu par le gouverneur général hollandais, le . Ce dernier craint de recevoir une déclaration de guerre mais à son grand soulagement Yoshizawa ne lui remet qu'un projet de déclaration indiquant que les négociations ont pris fin faute d'accord.

De 1941 à 1944, Yoshizawa sert comme ambassadeur japonais en Indochine française. L'affectation est essentiellement symbolique puisqu'à cette période la région est sous occupation militaire japonaise. En , il devient membre du Conseil privé.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Yoshizawa est exclu de la fonction publique par les autorités américaines d'occupation. Dans le Japon d'après-guerre il est nommé ambassadeur auprès de la République de Chine à Taiwan en 1952. Il se retire de la vie publique en .

Bibliographie

Liens externes Courte biographie avec photo

Notes et références

Source de la traduction

Catégorie:Diplomate japonais Catégorie:Ministre japonais des Affaires étrangères Catégorie:Ambassadeur du Japon en France Catégorie:Ambassadeur du Japon à Taïwan Catégorie:Étudiant de l'université de Tokyo Catégorie:Naissance à Jōetsu Catégorie:Naissance en janvier 1874 Catégorie:Décès en janvier 1965 Catégorie:Décès à 90 ans