Jean-Antoine Teissier de Marguerittes, né le à Nîmes et mort exécuté le à Paris, est un écrivain et homme politique français. Il est notamment le premier maire de Nîmes.

Biographie

Ses opposants municipaux, à l'instar de Jean-Antoine Courbis, son futur successeur, se réunissent au sein du club des amis de la Constitution de Nîmes, considéré comme un véritable contre-pouvoirBiographie de Joseph-Antoine Courbis sur medarus.org..

Accusé par le club patriotique de Nîmes d'avoir toléré le port de la cocarde blanche par les gardes nationaux à Nîmes, il est convoqué devant l'Assemblée le afin de s'expliquer. Finalement, sur l'avis d'Alexandre de Lameth, il conserve son siège de députéCompte-rendu dans le journal de Paris.

En 1793, dénoncé par Jean-Henri Voulland, son ancien collègue député, il est arrêté, le et traduit devant le tribunal révolutionnaire de Paris. Il est condamné et exécuté le primidi 1 prairial de l'an II. Jacques Boyer-Brun, Jacques-Francois Descombiés et lui furent "convaincus, d’être auteurs et complices des conspirations qui ont existé dans le Midi, notamment à Nîmes et Arles, tendant à allumer la guerre civile par les armes du fanatisme, des écrits imprimés contre-révolutionnaires, et toutes autres manœuvres, par suite desquelles des assassins, portant la cocarde blanche et des drapeaux blancs, ont donné la mort à un grand nombre de patriotes"Liste générale et très-exacte, des noms, âges, qualités et demeures de tous les Conspirateurs qui ont été condamnés à mort par le Tribunal Révolutionnaire, établi à Paris par la Loi du 17 août 1792, et par le second Tribunal établi à Paris par la Loi du 10 mars 1793, pour juger tous les ennemis de la Patrie. (Supplément au No. IX.).

Après sa mort, le château de Marguerittes est dévasté et pillé par les habitants de la commune. Il passe à la famille de ChanaleillesLe château sur cham30.fr.Biographie de Gustave-Adolphe de Chanaleilles sur cham30.fr..

Prises de position Il s'est montré défavorable à la réunion des trois ordres du clergé, de la noblesse et du Tiers état, à l'abolition des privilèges et aux décrets pris par l'Assemblée nationale constituante.

Famille La famille Teissieri de Nice, installée en Languedoc, est à l'origine des Teissier de MarguerittesStatistiques sur forebears.co.uk..

Arrière-arrière-petit-fils d'Étienne de Teissier, qui est venu de Nice s'installer dans les Cévennes et qui est la tige des huguenots expatriés en Suisse, Allemagne, Hongrie, Angleterre et Hollande après la révocation de l'édit de Nantes; arrière-petit-fils de Pierre; petit-fils d'Antoine; il est le fils de Jean-Joseph-Marie-Augustin-Christophe Teissier, baron de Marguerittes, seigneur de Roquecourbe, La Garne, Couloures, etc., greffier en chef et secrétaire du roi à LyonAlmanach national, et de Marie Salles, fille de Jean Salles, seigneur de Salinelles.

Le , il épouse Thérèse-Gabrielle d'Amielh. Ils ont quatre filles : Augustine-Gabrielle-Sophie de Teissier ; Marie-Émilie de Teissier ; Angélique-Victoire de Teissier ; Joséphine-Eugénie de Teissier.

James de Teissier, citoyen britannique, et issu de la branche cadette de la famille par Antoine Teissier, puis son fils Louis de Teissier, est créé baron par Louis XVIII le , . Le titre s'éteignit avec Geoffrey Fitzherbert, de Teissier, en 1977 : son fils Geoffrey Dykes renonça à le porterL'histoire des Teissier de Woodcote Park, sur le site Epsom and Ewell History Explorer..

Il compte aussi parmi ses parents Guillaume-Ferdinand Teissier, historien, archéologue et préfet de l'Aube, et Jean Teissier de Marguerittes, alias « colonel Lizé », commandant des FFI de la Seine pendant la Libération de Paris.

Distinctions Il est membre des académies de Lyon, Montauban et Nîmes.

Armes Les armes: d'or, au porc-épic de sable, sur une terrasse de même, au chef de gueules, chargé d'un croissant d'argent, acosté de deux étoiles de même. Supports, deux levrettes au naturel. Cimier, couronne de MarquisDictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, par François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, 1775, sur Google Books. .

Œuvres 1775 : La Révolution de Portugal, tragédie, in-8o, Amsterdam. 1775 : Discours sur l'avènement du roi Louis XVI à la couronne, prononcé à l'Académie de Nîmes en 1774, in-8o, Amsterdam. Instruction sur l'éducation des vers à soie. Clémentine ou l'Ascendant de la vertu, drame en cinq actes et en prose. Opuscule sur l'amphithéâtre de Nîmes. 1790 : Nouvelle adresse de la municipalité de Nismes, présentées à l'Assemblée (avec Jacques Boyer-Brun). 1791 : Compte rendu, les XXII et XXIII février , à l'Assemblée nationale.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie La France littéraire, ou Dictionnaire bibliographique des savants, historiens et gens de lettres de la France, ainsi que des littérateurs étrangers qui ont écrit en français, plus particulièrement pendant les et siècles, Joseph-Marie Quérard, Firmin Didot frères, Paris, 1827. L'hermite en province, ou observations sur les mœurs et les usages français au commencement du siècle, Étienne de Jouy, Pillé aîné, Paris, 1818.

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Liens externes

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