Les Falcons d'Atlanta ( en anglais) sont une franchise de la Ligue nationale de football basée à Atlanta dans l'État de Géorgie. La franchise est fondée le et dispute son premier match en 1966. Elle est actuellement propriété d'Arthur Blank.
Depuis leur création jusqu'en fin de saison 2024, les Falcons enregistrent un bilan de 408 victoires, 526 défaites et 6 matchs nuls (398–512–6 en saison régulière et 10–14 en phase éliminatoire).
La franchise a remporté 6 titres de division, 2 titres de conférence et perdu les deux Super Bowls auxquels elle a participé.
Palmarès Champion de conférence (2) : 1998, 2016. Champion de division (6) : NFC Ouest : 1980, 1998. NFC Sud : 2004, 2010, 2012, 2016. Apparitions en phase éliminatoire (14) : 1978, 1980, 1982, 1991, 1995, 1998, 2002, 2004, 2008, 2010, 2011, 2012, 2016, 2017. Apparitions au Super Bowl (2) : Super Bowl XXXIII, défaite 19 à 34 face aux Broncos de Denver en janvier 1999 ; Super Bowl LI, défaite 28 à 34 face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre en février 2017.
Histoire de la franchise Dès 1960, l’American Football League (AFL) réussit son pari de lancer une ligue concurrente à la NFL. À cette époque, la Géorgie ne compte aucune équipe professionnelle de football américain. En effet, les années passent et chaque demande pour intégrer la ligue est rejetée au profit de villes à plus fort potentiel. En 1965, Lamar Hunt, principal fondateur de l'AFL, manifeste un grand intérêt à l’idée d’installer une franchise dans la ville d’Atlanta et entame les pourparlers avec Rankin M. Smith Senior, vice-président de la Compagnie d’Assurance Vie de Géorgie. Les deux s'accordent rapidement sur l’idée d’implanter une franchise de football américain dans la ville et Smith obtient de surcroît les droits sur l’Atlanta-Fulton County Stadium pour que l’équipe puisse y jouer.
La NFL est informée des tractations entre l’AFL et Atlanta et ne désire guère que la ligue concurrente s'étende davantage. Le commissaire de la NFL, Pete Rozelle, propose dès lors à Smith d’intégrer sa franchise dans la grande ligue (comme il l'avait déjà fait en 1960 avec les Vikings du Minnesota). Smith accepte très rapidement la proposition de Rozelle et le , ce dernier accorde la quinzième franchise NFL à Atlanta contre un chèque de 8,5 millions de dollars, une somme sans précédent à l'époque. Pour compenser, l'AFL octroie sa nouvelle franchise aux Dolphins de Miami.
À la suite d’un concours, le pseudonyme de « Falcons » est adopté courant du mois de . Selon une institutrice « Le Faucon est fier et digne, il a un grand courage et beaucoup de combativité. Il ne lâche jamais sa proie. »
Comme nouvelle franchise, les Falcons disposent du premier choix global lors de la draft 1966 de la NFL. Ils y sélectionnent le linebacker Tommy Nobis. Celui-ci est sélectionné au Pro-Bowl et désigné rookie défensif de l’année au terme de sa première saison NFL. Randy Johnson, sélectionné en position, est le premier quarterback de la franchise. C'est Norbert Hecker, ex-assistant de Vince Lombardi chez les Packers de Green Bay, qui devient le premier entraîneur de la franchise.
Débuts difficiles (1966-1974) Les Falcons entament leur première saison NFL en 1966. Le , leur premier match de présaison se solde par une défaite à domicile, 7 à 9 face aux Eagles de Philadelphie. En saison régulière, les Falcons perdent leurs neuf premiers matchs avant de gagner, le , leur première rencontre officielle sur le score de 27 à 16 face aux Giants de New York en déplacement au Yankee Stadium. Le , ils remportent leur premier match officiel à domicile (à l'Atlanta Stadium) contre les St. Louis Cardinals sur un score de 16 à 10. Cette première saison en NFL se termine sur un bilan médiocre : 3 victoires pour 11 défaites. Cette année-là, afin de préparer la future fusion AFL-NFL, la finale oppose les champions de chaque ligue pour le premier véritable Super Bowl de l'histoire.
La saison suivante, les Falcons affichent la pire attaque et la pire défense de la ligue. Ils terminent avec 12 défaites, un match nul et une seule victoire (21 à 20 face aux Vikings du Minnesota). Les saisons se suivent et se ressemblent alors pour Atlanta en dépit des performances notables de Tommy Nobis.et du defensive end Claude Humphrey, drafté en 1968.
La fusion entre la NFL et l'AFL devient effective avant le début de la saison 1970. Les Falcons intègrent la NFC Ouest en compagnie des Rams de Los Angeles, des Saints de La Nouvelle-Orléans et des 49ers de San Francisco.
Ce n'est qu'en 1971 qu'Atlanta affiche son premier bilan positif en saison régulière. Ils arrachent en effet une victoire cruciale lors du dernier match face aux Saints. Grâce à un drive victorieux dans le dernier quart-temps, ils gagnent 24 à 20 et clôturent la saison avec un bilan de 7 victoires pour 6 défaites et 1 match nul.
Il s'ensuit une saison 1972 parfaitement équilibrée (7–7) et un nouveau bilan positif (9–5) en 1973. Lors du dernier match de championnat 1973 contre les Saints (victoire 62 à 7), 35 records de la franchise seront établis. Ce bilan reste cependant insuffisant pour prolonger l’aventure en séries éliminatoires cette année-là. L'équipe retombe dans ses travers lors de la saison suivante avec un bilan de 3-11, l'attaque étant particulièrement inefficace, ne marquant que 111 points et 12 touchdowns en 14 matchs.
Bartkowski, Grits Blitz et les premiers playoffs (1975-1982) Pour améliorer son attaque, la franchise sélectionne au premier tour de la draft 1975, le quarterback de California, Steve Bartkowski. Elle signe deux receveurs : le non-drafté Alfred Jenkins et le joueur des Bills de Buffalo, Wallace Francis. Malgré une saison à plus de 1000 yards au sol pour le coureur Dave Hampton (transféré des Packers en 1972), Bartkowski peine à convaincre et termine l'exercice à 13 touchdowns pour 15 interceptions. Atlanta boucle les saisons 1975 et 1976, avec des bilans négatifs de 4–10.
L'encadrement des Falcons est remanié dès la saison 1977 dont un nouvel entraîneur est désigné en la personne de Leeman Bennett et un nouveau coach des defensive backs, Jerry Glanville, (auparavant assistant chez les Lions de Détroit). Les deux hommes mettent au point une tactique défensive redoutable laquelle est basée sur la rapidité de ses joueurs afin d'exécuter des blitz de façon massive et répétée. C'est la naissance du Grits Blitz. Sur une grande partie des actions, les attaques adverses doivent gérer des groupes de 7, 8 voire 9 défenseurs qui, dès le snap, foncent sur leur quarterback. Les adversaires tardent à trouver une solution et la défense d’Atlanta réalise une saison extraordinaire. Ils ne concèdent que 129 points en 14 rencontres (moyenne de 9,2 points par match) ce qui constitue le record NFL toujours d’actualité. L'escouade offensive n'est malheureusement pas au diapason de sa défense et les Falcons achèvent l’année avec un bilan de 7–7.
Même si les attaques adverses se familiarisent au Grits Blitz, la défense reste solide et l'équipe termine la saison 1978 avec un bilan de 9–7, incluant deux victoires come-back sur le grand rival de La Nouvelle-Orléans par des scores identiques de 20 à 17. Pour la première fois de leur histoire, les Falcons d'Atlanta se qualifient pour les séries éliminatoires. Ils affrontent lors du tour de wild card les Eagles de Philadelphie. Menés 13 à rien, l'attaque emmenée par Bartkowski renverse la situation dans le dernier quart-temps pour s'imposer 14 à 13, le kicker des Eagles manquant le field goal de la victoire à quelques secondes de la fin. Au tour suivant, ils rencontrent les Cowboys de Dallas et leur redoutable . Après avoir mené 20-13, les Falcons s'effondrent en deuxième mi-temps pour s'incliner 27 à 20.
Après une saison de transition, les Falcons renouent avec les séries éliminatoires en 1980 après avoir réalisé leur meilleure saison (12 victoires, 4 défaites). Ils remportent le titre de la division NFC Ouest. Bartkowski lance pour 3544 yards et 31 touchdowns. Le jeune RB William Andrews, drafté un an plus tôt, confirme avec une deuxième saison consécutive à plus de 1000 yards au sol. Le duo de receveurs Jenkins-Francis totalise plus de 1800 yards et 13 touchdowns à la réception. Comme deux ans auparavant, ce sont les Cowboys de Dallas qui se présentent face à eux lors du tour de division (Divisional Round). À domicile, les Falcons mènent 24 à 10 avant d'entamer le dernier quart-temps. La défense va s’écrouler et concéder trois touchdowns. Malgré un dernier drive qui ne donne rien, les Falcons sont éliminés sur le score de 30 à 27.
Deux ans plus tard, en 1982, lors d'une saison écourtée à la suite d'une grève générale des joueurs de la ligue, les Falcons se qualifient de nouveau pour la phase éliminatoire avec un bilan modeste de 5–4. Lors du premier tour contre les Vikings, l’attaque peine à avancer, mais les autres escouades permettent de mener 21 à 16 en début de dernier quart-temps. Néanmoins, la défense craque une nouvelle fois au moment crucial et concède deux touchdowns. Le match se solde par une défaite 30 à 24. Après la rencontre, l'entraîneur principal Leeman Bennett démissionne et est remplacé par Dan Henning.
Longue transition (1983-1996) Dès 1983, les Falcons d'Atlanta enchaîneront huit saisons d'affilée avec un bilan négatif. L'escouade défensive s'écroule, le coureur phare de l'équipe William Andrews se blesse sérieusement en 1984 et reste éloigné des terrains durant deux ans. Heureusement, les Falcons peuvent compter sur Gerald Riggs, drafté en 1982, pour enchaîner 3 saisons à plus de 1000 yards au sol entre 1984 et 1986. Cependant, Bartkowski a perdu deux de ses cibles préférées, à savoir Jenkins et Francis, et l'attaque perd progressivement son dynamisme. Après 5 défaites de rang dès le début de la saison 1985, Bartkowski est écarté au profit du jeune quarterback David Archer. Atlanta décide par la suite de libérer Steve Bartkowski, à cause de ses nombreuses blessures ; il joue une dernière saison aux Rams de Los Angeles avant de prendre sa retraite. William Andrews, après un court retour sur les terrains, décide de mettre un terme à sa carrière à la suite de sa terrible blessure de 1984. Sur le plan offensif, Riggs et Archer font de leur mieux, mais c’est surtout la défense retrouvée qui dynamise les Falcons en début de saison 1986. Malheureusement, cela ne dure pas longtemps et l’équipe termine sur un 7–8–1 néanmoins encourageant. Ce n’est visiblement pas suffisant pour l’organisation, qui renvoie Henning pour rappeler Marion Campbell une seconde fois à la tête de l’équipe.
En 1987, une seconde grève des joueurs oblige la NFL à raccourcir la saison d'une journée. Les joueurs professionnels désertent temporairement la ligue. L'entraîneur d'Atlanta devra utiliser pas moins de cinq quarterbacks différents, entre Archer, Jeff Van Raaphorst, Scott Campbell, Erik Kramer et le rookie Chris Miller. L'équipe peine à trouver de la stabilité et les résultats restent médiocres.
Lors de la Draft 1989, les Falcons sélectionnent en position le jeune cornerback de Florida State, Deion Sanders, qui établit par la suite plusieurs records pour la franchise. Il demeure durant cette période une des rares satisfactions chez les Falcons avec 24 interceptions en 5 saisons, mais également 5 touchdowns sur retours de punt/kickoff. Sa personnalité showman et sa double carrière menée en baseball chez les Yankees, puis les Braves, permettent également de garder Atlanta sous les feux des projecteurs durant ces années pauvres en résultats. Marion Campbell donne sa démission à la fin de la saison, et il est remplacé par un ancien de la maison : Jerry Glanville.