Magallana angulata (anciennement Crassostrea angulata), l’huître portugaise, est une espèce d’huîtres d'origine asiatique. Probablement introduite au au Portugal, elle a été cultivée en Europe à la fin du . Après une épizootie due à un iridovirus, Crassostrea angulata a presque disparu à la fin des années 1960 et l'espèce a été remplacée par Crassostrea gigas (huître creuse du Japon)..
<div align=center> Valve droite et gauche du même spécimen:
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Histoire en France
Au milieu du , la surexploitation des bancs naturels d'huîtres plates de la côte atlantique a entraîné leur raréfaction. Les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon apprennent qu'il existe, à l'embouchure du Tage dans la baie de Lisbonne, des huîtres en grande quantité et à bas prix. En 1857, ils reçoivent l'autorisation d'importer l'huître creuse portugaise. Destinées initialement uniquement à la culture, ces huîtres à l'élevage plus abondant vont bientôt former de grands gisements sur tout le littoral français, supplantant les huîtres plates qui, décimées par des parasitoses, régressent tout le long du ..
De 1920 à 1970, grâce à la Portugaise, l'ostréiculture connaît son âge d'or dont l'histoire repose sur un mythe, celui de la colonisation des côtes françaises par les huîtres portugaises provenant de la cargaison du navire Le Morlaisien. En , ce bateau à vapeur doit se réfugier dans l'estuaire de la Gironde en raison d'une tempête. Au bout de quelques jours, les autorités du service sanitaire de Bordeaux donnent l'ordre de couler la cargaison pourrissante en haute mer mais le capitaine la jette dans l'estuaire. Depuis cette mésaventure, la Portugaise se serait répandue naturellement sur le littoral. En réalité, sa colonisation résulte d'introductions accidentelles ou volontaires dans les parcs à huîtres mais aussi de la dérive des larves planctoniques hors des parcs..
L'huître japonaise Crassostrea gigas est introduite en France à partir de la fin des années 1960 pour remplacer l'huître portugaise qui a été décimée par deux maladies d'origine virale au cours de cette décennie. Plus prolifique que la portugaise, elle verdit plus facilement, et son élevage peut se faire aussi bien « à plat » (sur le sol) qu'en surélévation (dans des poches posées sur des tables)Cet élevage en surélevé n'a pas supplanté l'élevage à plat parce que le terrain de certaines baies, trop meuble, ne supporte pas le poids des tables, ou parce que l'emploi du surélevé modifie l'hydrodynamisme et accélère l'envasement., ce dernier diminuant les opérations de production..
Phylogénie Plusieurs analyses phylogéniques font apparaître l'« huître portugaise » comme un morphotype local de Magallana gigas (« huître creuse japonaise ») D.Ó. Foighil, P.M. Gaffney, A.E. Wilbur et T.J. Hilbish, 1998, « Mitochondrial cytochrome oxidase I gene sequences support an Asian origin for the Portuguese oyster Crassostrea angulata », Marine Biology, , , (lire en ligne). K.S. Reece, J.F. Cordes, J.B. Stubbs, K.L. Hudson et E.A. Francis, 2008, « Molecular phylogenies help resolve taxonomic confusion with Asian Crassostrea oyster species », Marine Biology, , , , (lire en ligne)..
Systématique Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Magallana angulata (Lamarck, 1819).
L'espèce a été initialement classée dans le genre Gryphaea sous le protonyme Gryphaea angulata Lamarck, 1819.
Magallana angulata a pour synonymes :
Articles connexes Ostréiculture
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Ostreidae Catégorie:Taxon décrit par Jean-Baptiste de Lamarck Catégorie:Mollusque décrit en 1819 Catégorie:Espèce de bivalves (nom scientifique) Catégorie:Mollusque marin