A Ablation : processus par lequel un météoroïde perd une partie de sa masse par fusion puis vaporisation, en raison de son échauffement pendant sa chute sur Terre. Acapulcoïte : achondrite primitive de composition intermédiaire entre les chondrites de types E et H. Les acapulcoïtes gardent des traces de textures chondritiques, notamment des fantômes de chondres. Accrétion : processus par lequel la matière du disque protoplanétaire se rassemble pour former des planétésimaux, puis ceux-ci pour former des planètes. Achondrite : météorite différenciée, principalement formée de silicates et dépourvue de chondres. Les achondrites représentent 8,8 % de toutes les chutes. Attention ! cette définition est la plus commune, mais il faut noter que la classification de Weisberg et coll. exclut les achondrites primitives des achondrites et range au contraire parmi elles une partie des météorites de fer et des météorites mixtes. En fonction de leur texture et de leur composition minéralogique et chimique (teneur en Ca notamment), on distingue les achondrites primitives (acapulcoïtes, lodranites et winonaïtes) et l’on classe les autres en angrites, aubrites, chassignites, diogénites, eucrites, howardites, nakhlites, shergottites et uréilites. Certains critères (dont les isotopes de l'oxygène) permettent de rassembler les achondrites provenant d’un même corps parent : SNC (shergottites, nakhlites et chassignites) de Mars et HED (howardites, eucrites et diogénites) de Vesta ; on fait aussi une place à part aux météorites lunaires. Achondrite astéroïdale : achondrite provenant certainement d'un astéroïde pleinement différencié. Les achondrites astéroïdales se répartissent en trois groupes : les achondrites HED, les angrites et les aubrites. Achondrite à enstatite : voir aubrite. Achondrite basaltique : achondrite composée des mêmes minéraux que les basaltes terrestres, et de composition voisine. Le groupe des achondrites basaltiques rassemble essentiellement les achondrites HED, mais on leur adjoint parfois les angrites. Achondrite HED : howardite, eucrite ou diogénite (le sigle HED rassemble les initiales de ces trois sous-groupes). Divers arguments permettent de penser que les achondrites HED proviennent de lastéroïde Vesta. Achondrite primitive : achondrite n'ayant que partiellement subi une fusion-différenciation (au sens de la pétrologie), et donc incomplètement différenciée. Les achondrites primitives ont essentiellement des textures d'achondrites mais gardent des vestiges de la composition et des textures des chondrites. On les subdivise en acapulcoïtes, lodranites et winonaïtes. Si cette définition est la plus commune, il faut noter que la classification de Weisberg range les achondrites primitives dans une classe séparée des achondrites, et y inclut aussi une partie des météorites de fer et des météorites mixtes. Achondrite SNC : shergottite, nakhlite ou chassignite (le sigle SNC rassemble les initiales de ces trois sous-groupes). On pense que les achondrites SNC proviennent de la planète Mars. Aérolithe (ou aérolite) : synonyme désuet de Météorite, voire plus précisément de Météorite pierreuse. Âge : durée écoulée depuis un certain événement (qu’il est conseillé de préciser). Âge d'exposition (d’une météorite) : durée de son séjour dans l’espace. Entre le choc qui l’extrait d’un corps parent et sa chute sur Terre, un météoroïde est exposé aux rayons cosmiques, qui interagissent avec ses matériaux en produisant toute une série de nucléides dits cosmogéniques (réactions nucléaires de spallation). L’analyse de certains de ces nucléides permet de calculer la durée de l’exposition. Âge de formation (d’une météorite, d’une inclusion, voire d’un minéral) : durée écoulée depuis la formation (agrégation de constituants, cristallisation, etc.) de l’objet considéré. On obtient cet âge par diverses méthodes de datation radiométrique. Âge terrestre (d’une météorite) : durée écoulée depuis sa chute sur Terre. S’il n’est pas trop petit cet âge peut être mesuré par des méthodes isotopiques (temps écoulé depuis la cessation de l’exposition au rayonnement cosmique). ALH : sigle servant à dénommer les météorites collectées dans les Allan Hills. Exemple : ALH 84001, une météorite martienne. Allan Hills : groupe de collines antarctiques où de nombreuses météorites se sont trouvées rassemblées par les écoulements de glace. Altération : ensemble des transformations minéralogiques d'une roche lorsqu'elle est exposée aux effets de l'eau. On sait en général distinguer l'altération terrestre d’une météorite (subie après sa chute sur Terre), acquise à basse température en milieu oxydant, de l’altération subie dans le corps parent, acquise en milieu réducteur à température basse ou modérée. Amphotérite : synonyme désuet de Chondrite de type LL. Angrite : achondrite composée principalement de fassaïte, un pyroxène calcique. Anormale : se dit d’une météorite dont certaines caractéristiques diffèrent sensiblement de celles des autres météorites de son groupe. ANSMET : , un programme de collecte de météorites à proximité immédiate des monts Transantarctiques. Appairage : quand deux pierres (ou plus) météoritiques sont trouvées dans des géographies proches mais pas strictement côte à côte, parfois même lors de campagnes de collecte différentes, et que leurs caractéristiques texturales, minéralogiques et géochimiques tendent à favoriser l'hypothèse qu'elles pourraient être des fragments d'un même objet astéroïdal entré dans l'atmosphère terrestre et qui lors de ce choc se serait fragmenté, l'incertitude se traduit par des dénominations officielles différentes, mais le faisceau des arguments de mesure permet de les appairer. Astéroïde : synonyme de petit corps du Système solaire non cométaire ; c'est donc un objet céleste orbitant autour du Soleil et de taille inférieure à celle d’une planète naine, donc aussi à celle d'une planète, et qui n’est pas une comète. Si la taille de l’objet est inférieure à , on peut le qualifier de météoroïde. La majeure partie des météorites ont pour corps parent un astéroïde. L'apparente restriction au Système solaire vient de nos capacités d'observation ; l'origine extra-solaire de tels objets est d'ailleurs possible (orbites hyperboliques). L'observation d'astéroïdes interprétés comme noyaux résiduels d'anciennes comètes, ainsi que de météorites singulières, plaident pour un continuum de type entre astéroïdes et comètes, ces cas-limite restant toutefois rares. Nombre de lunes de planètes sont supposées avoir été des astéroïdes gravitationnellement capturés. Astéroïde différencié : voir Différenciation. Ataxite : météorite de fer caractérisée par l’absence de structures visibles après traitement à l’acide. Les ataxites sont principalement composées de taénite et leur teneur en Ni dépasse . Aubrite ou achondrite à enstatite : achondrite constituée principalement d’enstatite, un orthopyroxène magnésien. Fortement réduites comme les chondrites à enstatite, les aubrites contiennent en revanche très peu de fer métallique.
B Bandes de Neumann : voir lignes de Neumann. Bolide : très petit corps du Système solaire dans la gamme de taille entre les poussières interplanétaires, typiquement Ø < 30 µm, et les petits astéroïdes au sens strict, d'un diamètre typiquement supérieur à 3 m. Quoi que synonyme de météoroïde, le terme de bolide est le plus souvent utilisé dans le contexte de la rentrée atmosphérique, pour désigner l'objet (le phénomène lumineux s'appelant un météore), alors que celui de météoroïde permet de désigner l'objet entre son éjection depuis son corps parent, et sa rentrée atmosphérique. Brachinite : achondrite primitive composée presque entièrement d'olivine équigranulaire. Brèche : roche constituée en majeure partie de l’agglomération de fragments anguleux. Brèche d'impact : roche composée de fragments d’origine terrestre, extraterrestre ou mixte agglomérés à la suite de l’impact d’une météorite. Brèche météoritique, ou météorite bréchifiée : météorite qui est aussi une brèche.
C CAI : abréviation de . Les CAI sont des inclusions réfractaires composées de petits cristaux riches en Ca, Al et Ti, que l’on trouve surtout dans les chondrites carbonées (notamment les CV3 et les CM2). On pense que les CAI sont les premiers solides à s’être condensés dans la nébuleuse solaire. Cérès : le plus gros objet de la ceinture d'astéroïdes, . Champ de dispersion, ellipse de chute : zone dans laquelle se sont trouvés dispersés les différents fragments d’une même météorite. Chasseur de météorites : toute personne, amateur ou professionnel, qui recherche activement des météorites. Peuvent être appelés professionnels des personnes qui passent un temps important dans ces recherches, et en tirent profit ; ils sont regroupés (sur une base volontaire) au sein d'une association, l'I.M.C.A.. Chassignite : achondrite constituée principalement d’olivine, et semblable aux dunites terrestres. On pense que les chassignites proviennent de la planète Mars. Chondre : grain arrondi, d’origine ignée et de taille millimétrique, que l’on trouve dans la plupart des chondrites (à l’exception notable des chondrites carbonées de type CI). Chondrite : météorite pierreuse n’ayant pas subi de fusion. Mis à part les éléments H, He et Li, les chondrites ont une composition voisine de celle du Soleil (plus ou moins proche selon le type de chondrite). Ce sont les météorites les plus fréquentes (86,2 % des chutes). En fonction de leur composition minéralogique, chimique et isotopique on divise les chondrites en chondrites ordinaires, chondrites carbonées, chondrites à enstatite, kakangarites et rumurutites. Chondrite à enstatiteVoir aussi éventuellement, l'article en anglais, plus détaillé : Enstatite chondrite., ou chondrite de type E : chondrite dont la partie silicatée est très pauvre en fer. Fortement réduites, les chondrites à enstatite sont essentiellement composées d’enstatite (un orthopyroxène magnésien) et de métal Fe-Ni. Elles représentent 1,6 % de toutes les chutes (1,9 % des chondrites). Chondrite carbonée, chondrite de type C, ou simplement chondrite C : chondrite de composition très proche de celle du Soleil (sauf pour H, He et Li). Les chondrites carbonées sont les météorites les plus primitives. Riches en eau et fortement oxydées, elles comprennent plusieurs % pds de carbone (y compris sous forme de molécules organiques). Elles représentent 4,4 % de toutes les chutes (5,1 % des chondrites). On les subdivise en : chondrites CH, CB, CI, CK, CL, CM, CO, CR, CV et CY, dont la deuxième lettre signifie, respectivement, High metal (« riche en métal », jusqu'à 40 %), et pour les suivantes, les météorites de type Bencubbin, Ivuna, Karoonda, Loongana, Mighei, Ornans, Renazzo, Vigarano et Yamato. Un dernier ensemble, noté « C-ung » (pour l'anglais ungrouped, « non groupées »), rassemble des chondrites carbonées ne répondant pas aux critères ayant défini ces différents types (ex: Tagish Lake). Chondrite de type H, ou simplement chondrite H : chondrite ordinaire riche en fer total : (la lettre H est le mnémonique de ). Les chondrites H sont presque aussi nombreuses que les chondrites L : 33,8 % de toutes les chutes (39,2 % des chondrites, 42,3 % des chondrites ordinaires). Chondrite de type K, ou simplement chondrite K : voir Kakangarite. Chondrite de type L, ou simplement chondrite L : chondrite ordinaire pauvre en fer total : (la lettre L est le mnémonique de ). Les chondrites de type L sont aussi modérément pauvres en fer réduit : (contre 17-23 pour les chondrites de type H). Elles constituent le groupe de météorites le plus fourni : 37,5 % de toutes les chutes (43,4 % des chondrites, 46,8 % des chondrites ordinaires).