La citadelle gallo-romaine de Vésone était une citadelle dont l'enceinte fut construite vers par les habitants de Vesunna, site antique de la ville actuelle de Périgueux.

Plusieurs de ses vestiges sont classés au titre des monuments historiques.

Histoire Antiquité

left|thumb|Les vestiges de la porte Normande, une des trois portes de l'enceinte de Vésone.

Les troubles dans l'Empire romain entre les prétendants au titre d'« Auguste » et les attaques sur les frontières ont affaibli la défense de la frontière du Rhin. Aurélien a conduit l'armée romaine combattre contre les Perses après avoir battu Tetricus en 273, mais il est assassiné en septembre 275. Marcus Claudius Tacite est alors désigné empereur par le Sénat mais il meurt en 276. Son frère ou demi-frère Florien qui combat les Goths en Pannonie est alors proclamé empereur, mais il se heurte à l'opposition de Probus et est tué en septembre 276. Probus devient empereur par acclamation de ses troupes en juin 276. À partir de 274-275, des bandes de Francs et d'Alamans ont profité de cet affaiblissement des défenses le long du Rhin pour faire des incursions en Gaule. Aucune région n'est épargnée, pillant et les campagnes. Seules des villes fortifiées comme Toulouse, Cologne et Trèves ont été épargnées. Après sa victoire contre les Perses, Probus est revenu en Occident et a entrepris plusieurs campagnes le long du Rhin contre les Marcomans, les Burgondes les Vandales Sillings, les Alamans et les Francs proches de Cologne et de Trèves avant d'être lui-même assassiné en octobre 282.

Le rattachement de la construction de l'enceinte gallo-romaine à ces incursions a été confirmé par l'absence dans le sol et dans l'enceinte de toute monnaie et inscription postérieure à 273Marquis de Fayolle, Congrès archéologique de France. Périgueux. 1927, ..

À la fin du , à la suite de l'invasion attribuée aux Alamans, la cité romaine se rétrécit sur cinq hectares et demi., en se retirant sur un petit plateau derrière des remparts. (consultée le 27 décembre 2014).. Intégrant la moitié nord-ouest de l'amphithéâtre de Vesunna, ces murailles sont construites vers par remploi d'éléments des monuments de la ville (des vestiges subsistent de ces remparts) et cette troisième cité prend le nom de Civitas Petrucoriorum (« cité des Pétrocores »)., lieu qui va devenir « la Cité » à la fin de l'Antiquité.. Cette restructuration de la cité antique s'explique principalement par le manque d'entretien du patrimoine, l'effervescence de l'évergétisme et l'intendance plus indulgente de la fiscalité locale.. Cette enceinte compte à l'époque vingt-quatre tours de de diamètre, vingt-trois courtines et trois portesDeux des trois portes sont aujourd'hui encore debout : la porte Normande et la porte de Mars.., le long d'un rempart mesurant , sur 5 à de largeur et de hauteur. Toutefois, malgré ce réflexe de peur appuyé par l'instabilité politique de l'Empire et la crise économique, la capitale des Pétrocores gère toujours son territoire.

Parmi les trois portes, la porte dite de Mars, édifiée entre la fin du et le début du , reste l'entrée principale et monumentale de la cité la mieux conservée.. Aujourd'hui située dans un jardin privé du quartier de la Cité, elle est découverte en 1858 par le célèbre archéologue Arcisse de Caumont. D'après Hervé Gaillard, le responsable scientifique des fouilles effectuées entre 2005 et 2009 ainsi qu'en 2011 autour de la porte, celle-ci est composée de . Seule une partie de la porte de Mars est encore debout, soit environ , dont enfouis sous-terre. La propriété où elle se trouve est mise en vente et la mairie l'acquiert en Grégoire Morizet, « La porte de Mars enfin achetée par la Ville », Sud Ouest édition Dordogne, , ..

Moyen Âge D'après les fouilles archéologiques effectuées au château Barrière en 2008 et 2013, les vestiges des remparts sont retaillés au Moyen Âge.. La tour semi-circulaire romane du château est construite entre la seconde moitié du et le tout début du .. Peu confortable, elle présente davantage un aspect symbolique que défensif.

La façade méridionale du Centre national de la Préhistoire (CNP) repose sur les vestiges de l'enceinte.. Atteignant en épaisseur 5 à en moyenne, les fondements des remparts peuvent atteindre jusqu'à de hauteur, sous les élévations successives réalisées à partir du .

Protection Les vestiges de la citadelle gallo-romaine de Vésone ont été classés au titre des monuments historiques à cinq reprises depuis 1886.

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie Par ordre chronologique de publication :

Édouard Galy, « Enceinte murale gallo-romaine de la Cité, à Périgueux », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1874, tome 1, livraison, (lire en ligne) Adrien Blanchet, « Périgueux (Dordogne). Vesunna (Civitas Petrocoriorum) », dans Les enceintes romaines de la Gaule, Ernest Leroux éditeur, Paris, 1907, (lire en ligne) . . Charles Lafon, « La porte Bouchère de la Cité », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1963, tome 90, fascicule, (lire en ligne) . . Sous la direction de J.-P. Bost, F. Didierjean, L. Maurin, J.-M. Roddaz, « Périgueux », dans Guide archéologique de l'Aquitaine. De l'Aquitaine celtique à l'Aquitaine romane ( av. J.-C.- ap. J.-C.), Éditions Ausonius, Pessac, 2004, , Participants du PCR Porte de Mars, « La porte de Mars à Périgueux : une relecture historiographique à partir d'un document inédit », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 2008, tome 135, livraison, (lire en ligne) .

Hervé Gaillard, « Enceinte de la Cité », dans Hervé Gaillard, Hélène Mousset (dir.), Périgueux, Ausonius (collection Atlas historique des villes de France ), Pessac, 2018, tome 2, Sites et Monuments, , Hervé Gaillard, « Porte de la Boucherie », dans Hervé Gaillard, Hélène Mousset (dir.), Périgueux, Ausonius (collection Atlas historique des villes de France ), Pessac, 2018, tome 2, Sites et Monuments, , Hervé Gaillard, « Porte de Mars », dans Hervé Gaillard, Hélène Mousset (dir.), Périgueux, Ausonius (collection Atlas historique des villes de France ), Pessac, 2018, tome 2, Sites et Monuments, , Hervé Gaillard, « Porte Normande, Bourelle, Sarrazine », dans Hervé Gaillard, Hélène Mousset (dir.), Périgueux, Ausonius (collection Atlas historique des villes de France ), Pessac, 2018, tome 2, Sites et Monuments, , Hervé Gaillard, « Porte Romaine », dans Hervé Gaillard, Hélène Mousset (dir.), Périgueux, Ausonius (collection Atlas historique des villes de France ), Pessac, 2018, tome 2, Sites et Monuments, ,

Articles connexes Vesunna Liste des monuments historiques de Périgueux

Liens externes

.

Catégorie:Vesunna Vésone Catégorie:Monument historique à Périgueux Catégorie:Architecture militaire romaine en France Catégorie:Monument historique classé en 1886 Catégorie:Monument historique classé en 1889 Catégorie:Monument historique classé en 1942 Catégorie:Architecture militaire en Dordogne