Cussey-sur-Lison est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
Elle a depuis le le statut de commune nouvelle à la suite de la fusion à cette date avec la commune de Châtillon-sur-Lison.
Géographie Le village de Cussey-sur-Lison est situé sur la rive gauche du Lison. Il est entouré de trois collines boisées surmontées de falaises qui forment une reculée, paysage typique du massif du Jura.
Le petit village est traversé par le ruisseau de la Goulue, qui prend sa source au fond de la reculée et se jette dans le Lison sur le territoire de la commune.
Des sentiers aménagés en 2013 sur le thème des falaises et du cours d'eau offrent une promenade pédagogique, permettant de découvrir la faune et la flore de la reculée dans le cadre des ENS, ainsi que des points de vue grâce à deux belvédères situés sur les roches.
Au village, cinq ponts et passerelles franchissent le ruisseau. Un peu plus bas sur le ruisseau, se trouve un moulin, le moulin du haut, aujourd'hui restauré en habitation, qui auparavant produisait de l'huile.
Un pont, dont une pierre du parapet est datée de 1793, permet de franchir la rivière du Lison et de rejoindre le village de Lizine. Au bord du Lison se situe le moulin du bas qui était une clouterie et qui devint ensuite une centrale électrique, aujourd'hui une habitation.
Enfin, un petit plateau bordé de falaises surplombe le village, aux alentours des d'altitude. left|320x320px|
Vue du village et de son paysage depuis une colline au sud|vignettecentré|440x440px|vignette|Village de Cussey depuis le belvédère de la Croix au nord
Toponymie Cussey à la fin du ; Cuce, Cuisens en 1275 ; Cucié en 1300 ; Cucey à la fin du : Cussey sur Lyson, Cussey in Montana au . ; Cussey les Mion en 1534 ; Cussey les Quingey en 1809.
L'étymologie de ce nom viendrait de la racine celte *cus qui signifierait rocher. D'autres avancent une racine hydronymique préceltique *cus-/cos- que l'on retrouve aussi dans Cusance (Doubs).
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Éternoz à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Cussey-sur-Lison est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,9 %), prairies (27 %), zones agricoles hétérogènes (10,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Histoire
Antiquité Des traces d'occupation de l'époque romaine sont mises au jour à la fin du . Plus récemment ont été découverts plusieurs objets datant de l'époque celtique.
Moyen-Âge Au Moyen Âge, le village appartenait aux seigneurs de Montfort et entretenait des liens importants avec la seigneurie de Châtillon et celle de Vuillafans-le-Vieux, qui cite Cussey dans un dénombrement de la seigneurie daté de 1584. De plus, le prieuré de Mouthier-Haute-Pierre dispose d'une directe mainmortable sur les habitants de Cussey.
L'église Saint-Christophe aurait été fondée entre le et le et fut donnée au chapitre de Besançon en 1135. Elle est de style roman à nef unique. La souche du clocher peut être datée du et la partie supérieure probablement du .
La paroisse s'étendait alors sur les villages de Cussey, d'Echay, sur le château et les granges de Châtillon et, jusqu'au , sur le village de Bartherans et prélevait des sommes comme revenus sur d'autres villages encore.
Le village était situé dans le bailliage du Milieu, plus précisément dans le bailliage de Quingey, cité comtale, en pays de Varais. Les habitants de Cussey sont retrahants du château-fort de Montfort et doivent y tenir garnison.
Il existait un four banal dont l'usage fut peu à peu abandonné à partir de 1470 lorsque le seigneur de Montfort autorisa peu à peu les habitants à construire des fours particuliers. Il permettait aux sujets du village « d'y faire cuire leurs pains et pattes » contre le paiement du cens. En 1627, un traité entre les dénommés Anatoile Caesart et Denis Grimel, d'une part, et le seigneur de Montfort, d'autre part, à propos de la perception et l'acheminement au château de Montfort des taxes correspondant à l'utilisation des fours précise que le four banal était détruit à cette date et mentionne un traité de 1470 par lequel un certain Nicolas Faignon avait été autorisé à construire un four particulier.
On peut mentionner qu'en 1490, les sauneries de Salins achètent du bois à la communauté de Cussey et aux villages alentour.
Temps modernes Dans un document de 1544, l'empereur Charles Quint donne sa permission à Claude de Montfort, seigneur et chevalier d'honneur au Parlement de Dole, de percevoir un péage sur « un pont bâti par lui sur le Lison, à la place d'un bac ou navois ». On peut envisager qu'il s'agisse d'un pont construit à l'endroit du pont sur le Lison actuel menant à Lizine, dont une pierre indique la date 1793.
Les communaux de Cussey sont vendus au seigneur de Châtillon en 1676, mais seront restitués aux habitants du village en 1690 à la suite d'un procès.
Parmi les évènements les plus marquants de cette période : les pillages des Suédois durant la guerre de Dix ans, la conquête française ainsi que la peste et la famine au , qui provoquèrent une importante baisse de la population, passant de 44 foyers (ou feux) en 1614 à seulement 12 foyers en 1688.
En 1724, le village accueille son premier maître d'école.
Enfin, concernant l'église, elle fut retournée en 1734 afin d'installer un important retable baroque polychrome dont le corps central est un tableau représentant saint Christophe, patron de la paroisse, portant l'enfant Jésus sur les eaux. Avant cette date l'entrée devait se faire par l'actuel chœur ou, plus probablement, par la façade sud, c'est-à-dire de façon latérale. vignette|L'église et sa flèche en zinc, avant sa destruction en 1966 La paroisse s'agrandit à la fin du en intégrant la paroisse voisine de Mont-sur-Lison, mais début XIXème, le curé du village, soutenu par le maire, se plaint à l'archevêque que sa santé ne lui permette de s'occuper d'une si grande paroisse et demande la nomination d'un nouveau prêtre. La paroisse est alors érigée en succursale.
Époque contemporaine Il y a peu d'informations sur la période révolutionnaire pour le village, on sait seulement que la Révolution est globalement mal accueillie dans la région et que l'église est rachetée par un dénommé Cuenet, religieux bernardin, pour éviter la dilapidation du mobilier.
Au , le village se développe avec la construction d'une maison commune et d'une fontaine-lavoir malgré l'exode rural qui affaiblit peu à peu la communauté villageoise dans la seconde moitié du siècle.
En 1839, le clocher de l'église est surélevé et une flèche en zinc, haute de 18 mètres, est installée à son sommet. On peut aussi la présence d'une « usine sur le ruisseau du Grand Bief » (moulin du Dessus) et du moulin sur le Lison (moulin du Bas). On y cultive encore la vigne, avec 43 arpents (env. 15 hectares) en 1773 et 8 hectares en 1848. L'élevage bovin qui compte 57 bêtes en 1688 et 50 en 1773 permet la création d'une fromagerie en 1823. La production est de 250 000 litres de lait en 1929 et 1 million de litres en 1982. Les relations commerciales se font avec Salins et le Jura plus qu'avec Quingey.
Au , une commune nouvelle est créée par un arrêté préfectoral du ., par la fusion des communes de Cussey-sur-Lison et Châtillon-sur-Lison, sous le régime juridique des communes nouvelles. Cussey-sur-Lison est le chef-lieu de la commune nouvelle.
Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Cussey-sur-Lison, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant inférieur à 100, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 devrait être de sept.. Toutefois la commune a été créée en 2022 et dans le cas d'espèce l'article L. 2113-8 du CGCT prévoit, lors du premier renouvellement suivant la création d'une commune nouvelle, que le conseil municipal comprend le nombre de membres correspondant à « la strate démographique immédiatement supérieure » à celle dont relève normalement la commune, cet effectif restant identique jusqu'au troisième renouvellement général des conseils municipaux suivant la création de la commune nouvelle.. Ce sont donc onze sièges qui sont à pourvoir.