Mamirolle est une commune française située dans le département du Doubs, en Franche-Comté, dans la région administrative Bourgogne-Franche-Comté. Le , elle fusionne avec la commune du Gratteris sous le statut de la commune nouvelle.

Située à une douzaine de kilomètres de Besançon, traversée par la RN 57, elle est membre de Grand Besançon Métropole. Sa population s'élevait en à habitants appelés les Mamirollais et Mamirollaises..

En 1888 est créée dans la commune l'École nationale d'industrie laitière qui produit depuis 1935 un fromage portant le nom de Mamirolle. Géographie Localisation vignette|redresse=1.2|alt=La carte des limites territoriales de Mamirolle|Limites administratives de Mamirolle.

La commune de Mamirolle est située en Franche-Comté, dans la partie nord-ouest du département du Doubs, à à vol d'oiseau au sud-est de Besançon., à à vol d'oiseau à l'ouest de Morteau., et à à vol d'oiseau au nord-ouest de Pontarlier..

Géologie et relief Mamirolle se trouve sur la première marche du plateau d'Ornans constituée de formations calcaires et marno-calcaires du jurassique. Le village est adossé au pli-faille qui porte son nom et qui marque le début de la deuxième marche. L'altitude de la commune s'étage entre 426 et 667 m (altitude du mont Bon).

Hydrographie

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Besançon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Mamirolle est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (45,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (45,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,8 %), terres arables (27,7 %), prairies (13,9 %), zones urbanisées (11,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Infrastructure routière Mamirolle est desservie par la route nationale RN 57 reliant Metz à Ballaigues en Suisse. Celle-ci traverse la commune en qualité de voie express à 2x2 voies d'ouest en est sur , un échangeur desservant directement le village. Elle permet de joindre Besançon en quinze minutes et Pontarlier en 40 minutes. Trois routes départementales, la RD 112, la RD 221 et la RD 410 relient Mamirolle aux villages limitrophes. Les échangeur autoroutiers les plus proches sont situés à environ à l'ouest par la route, il s'agit de la sortie Besançon-Planoise et de la Besançon-Saint-Claude de l'A36.

Transports en commun La commune est desservie par la ligne du réseau de transports en commun de Grand Besançon Métropole Ginko.

Liaisons ferroviaires et aériennes vignette|La gare de Mamirolle. Pour la desserte ferroviaire, la gare de Mamirolle est desservie par des trains régionaux du réseau TER Bourgogne-Franche-Comté assurant la liaison entre Besançon-Viotte et la ville suisse du Locle. Le trajet vers la gare de Besançon-Viotte a une durée de 20 minutes environ. Certains trains permettent de joindre directement la gare de Mamirolle à la gare de Besançon Franche-Comté TGV en une quarantaine de minutes, pour emprunter les rames de la LGV Rhin-Rhône vers Paris, Strasbourg, Lyon et le sud de la France.

À 51 minutes de Mamirolle par la route, l'aéroport de Dole-Jura propose en 2014 des liaisons aériennes régulières vers Marseille, Nice, Marrakech, Fès, Casablanca, Lisbonne et Porto. Les aéroports internationaux les plus proches de Mamirolle sont l'aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg (173 km) et l'aéroport international de Genève (160 km).

Toponymie En 1120 : Mamirollis ; en 1150 : Mimiroles ; en 1267 : Memiroules ; en 1350 : Memiruelles ; en 1547 : Mamirolle ; en 1731 : Mamyrolle et enfin Mamirolle depuis 1750 (en 1750 : Mamirole relevé sur une carte de CassiniMamirolle (25620) : Carte de Cassini le Doubs (25) sur NotreFamille.com) et Mamirolles en 1819 Collection complète des lois, décrets d'intérêt général, traités ..., Volume 22 Par France, Jean Baptiste Duvergier page 198.

Histoire Antiquité Le peuplement de Mamirolle semble très ancien : des vestiges de civilisation ancienne ont été décelés en plusieurs endroits du territoire dont des tumulus datant de 700 ans et de nombreux silex découverts durant l'hiver 1983-1984 à la faveur de labours profonds ; un vaste butte, le tumulus du Champ du Chêne a fait l'objet de fouilles en 1979 et reprises en 1987 : elle a révélé la présence de ruines d'un établissement gallo-romain de environ. De même, un site gallo-romain de nature incertaine a été mis en évidence au lieu-dit À Traîne-Cul. L'absence de documents nous laisse dans l'ignorance pour le premier millénaire.

Moyen Âge En 1120, l’église de Mamirolle est mentionnée, liée à l'abbaye Saint-Paul de Besançon. Cette même année, la cure est placée sous l’autorité de l’abbaye par un décret du pape Calixte II. Le seigneur de Chalezeule détient alors un droit de patronage sur les cures de Gennes et de Mamirolle.

En 1264, le seigneur de Montfaucon échange une maison située à Étalans contre une propriété à Mamirolle.

En 1289, perçoit des dîmes sur Avoudrey, Mamirolle et Naisey en échange de rentes équivalentes sur la saunerie de Salins-les-Bains.

Temps modernes 1636 : construction d'une chapelle.

Mamirolle n'a pas pu échapper aux méfaits de la guerre de Dix Ans : en 1637, les habitants ont eu à héberger une compagnie de chevaliers de Moyrand.

1650 : Étiennette de Menoux, dite « dame de Mamirolle », autorise les manants à cuire le pain mais également la construction d'un moulin et d'une huilerie à proximité de l'église.

1669 : le seigneur de Montfaucon est toujours le seul haut justicier sur le territoire de Mamirolle.

1717 : construction de l'église en lieu et place de la chapelle ; la toiture recouverte d'ancelles est rénovée en 1737 avec pose de tuiles.

1727 : le marquis de Monnier possède trois granges.

1744 : 27 habitants du bourg se portent volontaires pour défendre l'Alsace menacée et s'engagent dans la milice.

1766 : décision de reconstruire l'église qui menace ruine : les travaux sont achevés en 1775 et la première messe sera dite le 24 décembre 1775.

L'ancien château de Mamirolle, construit au lieu-dit La Corvée n'a pas laissé de vestiges ; par contre, au centre du village, il existe un bâtiment ayant l'aspect d'un manoir et qui a appartenu aux familles Menoux puis Monnier ; vendu en 1789, il fut racheté par la famille du général François-Xavier Donzelot en 1804.

Révolution et Empire À la Révolution, Mamirolle était inclus dans le district de Besançon ; au début du , la commune faisait partie de l'arrondissement de Baume-les-Dames et c'est en 1819 qu'elle intégra le canton de Besançon-Sud.

1803 : le presbytère classé bien national est vendu en l'an XI de la République.

1804 : les communes de Le Gratteris et de la Chevillotte sont annexées à la paroisse de Mamirolle.

Époque contemporaine Par décret royal du , les communes de la Chevillotte, de Gennes, de Mamirolle, de Le Gratteris, de Montfaucon, de Morre et de Saône faisant alors partie du canton de Roulans, arrondissement de Baume, département du Doubs seront distraites de ce canton et réunies au canton sud de la ville de Besançon, arrondissement de Besançon.

1822 : la route de Besançon à Pontarlier, passant par la Bâtière et Saône est jalonnée d'auberges ; en effet, cet itinéraire est pratiqué chaque jour par la dépêche : un relais de poste est installé au lieu-dit À Vessoncle. Le développement de la circulation nécessite la construction d'une nouvelle route en 1865, la RD 2 Besançon-Morteau (aujourd'hui RN 57) financée par la perception d'un péage au profit du Département: ce poste routier contrôlait un trafic de l'ordre de 102 colliers par jour.

1823 : l'architecte Vieille dresse les plans de sa reconstruction.

1841 : l'architecte Paincheaux procède à la pose d'une couverture en zinc sur le clocher, où une seconde cloche est installée en 1852.

1884 : c'est le 16 août 1884 que le train inaugural de la ligne PLM Besançon-Le Locle (en Suisse) fait son entrée en gare de Mamirolle.

Mamirolle a eu à subir plusieurs sinistres dus au feu : tout d'abord en 1706, où une grande partie du village fut détruite puis à nouveau en 1825 où l'incendie ravagea 17 maisons ; en 1893, un incendie criminel détruisit toute la partie est du village.

Dès 1873, l'hospice rural créé par le sénateur Monnot-Arbilleur et géré par une communauté religieuse, reçoit les commis de fermes, abandonnés du fait de leur grand âge.

En 1882 est construit le bureau de poste avec le local de pesée.

En 1888, Mamirolle est retenu pour recevoir une École nationale d'industrie laitière, grâce à l'appui de Jules Viette, député du Doubs et alors ministre de l'Agriculture: elle s'installe dans un ancien relais de poste inoccupé depuis la mise en service du chemin de fer. Pierre Dornic, désigné comme chef des laboratoires de l’École laitière, y met au point le degré Dornic, l'acidimètre du lait.