Pugey est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Elle fait partie de l'arrondissement de Besançon, du canton de Besançon-6 et de Grand Besançon Métropole. Elle appartient à la première des cinq circonscriptions du DoubsPour les élections législatives de 2022, le nombre et donc la composition des circonscriptions devront être abaissés car le nombre de députés à l'Assemblée nationale sera réduit d'un tiers. et à l'académie de Besançon (zone A).

Ses habitants se nomment les Pugelots et Pugelotes..

Présentation vignette|redresse=1.5|gauche|Vue générale du village.

La commune, d'une superficie de 732 ha, est située sur le plateau de Saône-Bouclans à 8 km au sud de Besançon. Elle est couverte dans sa partie sud par le bois des Ordons et le grand Bois en partie qui couvrent 47 % de la superficie communaleEnviron 344 ha.. L'altitude moyenne est de 410 m avec un maximum de 494 m au fort et un minimum de 340 m au lieu-dit la LuneHuit repères de nivellement ont été placés sur la commune ; celui de la mairie indique l'altitude de 385,733 m..

Ancien village d'agriculteurs et vignerons, le bourg occupe le fond et le flanc ouest d'un vallon dominé au nord par le signal d'Arguel (503 m), et l'on dénombre sept écarts : Clairons, Gare, Bonnet-Rond, Bévalots, Lhomme, petite SuisseLa Suisse sur carte IGN. et Chalet d'Arguel.

Pugey était initialement plus restreinte et quasi enclavée dans l'ex commune d'Arguel. Vers 1820, les terrains dépendants des hameaux des Clairons et du Chalet d'Arguel ont été transférés d'Arguel vers Pugey. C'est la raison pour laquelle le second hameau porte encore aujourd'hui le nom de l'ex commune voisine.

Géographie Communes limitrophes

Géologie, relief et hydrologie Résultant de l'effondrement d'un anticlinal, le vallon occupé par le bourg est orienté nord-sud et encadré par deux falaises calcaires. Son sol est marneux et il se termine en cluse dans sa partie méridionale. On peut découvrir, dans les prés et bois, des dolines et lapiaz caractéristiques du relief karstique.

La présence de bancs de schistes marneux, ou fausse ardoise, affleurant de la falaise du vallon a donné l'espoir, au , de découvrir de la houille à proximité, mais les fouilles réalisées se sont révélées infructueuses.

Le ruisseau de PugeySur l'inventaire archéologique du Doubs, tome 2, page 105, ce ruisseau est baptisé la Prie. Voir s'il n'y a pas confusion avec le ruisseau des Fontaines qui prend également sa source à 250 m de là au lieu-dit "à la Prie" sur la commune d'Arguel (lotissement les Bourgeons). prend sa source dans un bosquet situé sur la commune d'Arguel et parcourt le talweg du vallon en recueillant les eaux de ruissellement canalisées, puis un émissaire, alimenté par deux sources, à hauteur du lavoir. Il disparaît dans la perte de la CroixÉgalement appelée perte du Pré goulu ; un traçage a permis de savoir que les eaux de la perte réapparaissent aux sources du Bief et des Forges à Chenecey-Buillon., 220 m après son passage sous la D.104.

Une autre perte, située au point bas de la commune, qui recueillait les eaux de ruissellement des prés environnants, est utilisée depuis 1986 pour l'évacuation des rejets issus de la station d'épuration.

La grotte de la Belle-mère s'ouvre dans une doline située face à l'entrée de la propriété du chalet d'Arguel sur le lieu-dit éponyme. Ses 78 m de développement pour 18 m de dénivellation attirent les spéléologues.

Près des Lhomme, une carrière de calcaire est exploitée épisodiquement.

Voies de communication À l'époque gauloise, le vallon de Pugey était traversé par une voie qui montait depuis Beure , franchissait le ruisseau des Mercureaux juste au-dessus de la cascade du Bout du Monde, gagnait Arguel puis donnait accès au premier plateau et la vallée de la Loue en franchissant la cluse de Pugey.

Pugey fut plus tard traversée par la route impériale 85 puis route royale 67 de Saint-Dizier à Lausanne. Cette voie montait de Beure jusqu'à la Maltournée, hameau de Larnod, et prenait la direction du village avant de se diriger vers Mérey-sous-Montrond via les bas du Bonnet-Rond et la Verte-Montagne (commune d'Arguel). L'itinéraire a été déclassé en 1848 au profit de Besançon-Tarcenay par Morre et le tunnel du Trou-au-Loup percé en 1846.

Les départementales 9, 104 et 141 traversent aujourd'hui la commune : le tronçon de la entre l'échangeur des Clairons et le haut de Bonnet-Rond n'existe que depuis 1990 ; la relie Pugey à Beure depuis 1849, date d'ouverture du tronçon contournant l'extrémité de la crête d'Arguel. En l'absence de chemin carrossable direct, les véhicules devaient précédemment emprunter la route royale 67 pour gagner Beure et Besançon.

Transport

La commune est desservie par la ligne du réseau de transport en commun Ginko.

Réseaux Le téléphone arrive au village peu avant la Première Guerre mondiale, une cabine publique étant ouverte en 1912.

Un bâtiment, près de la halle du marché, héberge, depuis 1975, les équipements de télécommunications fixes pour la commune et celles avoisinantes. Actuellement (), l'internet fixe est disponible, suivant les opérateurs, avec les technologies FTTH, ADSL et VDSL2, 159 des 276 bâtiments de la commune (les plus proches du bâtiment Télécom), peuvent disposer d'un débit supérieur à 30 Mbits/s, pouvant aller jusqu'à 8 Gbits/s..

Depuis , une centrale photovoltaïque de 23 kwcKilowatt-crête a été mise en service. Ses panneaux sont placés sur la toiture de la halle du marché. La production de la centrale correspond àux besoins en électricité de 31 personnes, hors chauffage et eau chaude.

Un pylône implanté au lieu-dit les Renchots, accueille les antennes G.S.M. des opérateurs de téléphonie mobile. 98,27 % des bâtiments de la commune sont couverts en standard 4G voire 4G+ par au moins un opérateur.

La commune est traversée par l'oléoduc sud-européen qui est parallèle à la . Il y eut deux phases de pose à travers champs en 1961 et 1971.

Pugey, avec les 15 autres communes de Grand Besançon MétropoleLa communauté d'agglomération a acquis la "compétence eau" le janvier 2018. membres su Syndicat des Eaux de la Haute-Loue, a quitté celui-ci en . À l'issue du contrat d'affermage qui court jusqu'en 2028, ce seront les tarifs de la ville qui s'appliqueront..

Les eaux usées sont épurées à la station mise en service en 1986 au lieu-dit la Lune. Les eaux épurées sont déversées dans une perte, 140 m plus loin. Un projet de construction d'une nouvelle station est à l'étude en 2019..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Besançon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Pugey est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (47,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (50,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,7 %), zones agricoles hétérogènes (34,7 %), prairies (13,1 %), zones urbanisées (4,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Pugiaco en 1133..

Il s'agit d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -(i)acum, suffixe d'origine gauloise marquant la localisation, puis la propriété. Il est précédé d'un anthroponyme. Il s'agit peut-être du nom de personne gaulois Pugius, qu'on retrouve dans cette partie de la Gaule dans Pugieu (Ain, Pugiacum en 1256)..

Concernant Bonnet-Rond, il est écrit Bois Noiron sur la carte de Cassini du . Il s'agit peut-être d'un ancien *Bosc-Neiron « bois de Neiron », prononcé « Bô-Neiron », puis « Bo-Neiron », réinterprété ultérieurement en Bonnet-Rond par découpe et attraction paronymique du mot français bonnet. Neiron représente sans doute un anthroponyme dérivé de neir « noir » en ancien français, cf. Néron, Nérot (Normandie, Est) dérivés de neir ancienne forme de noir, surnoms signifiant « noiraud »Albert Dauzat (préface de Marie-Thérèse Morlet), Noms et prénoms de France, éditions Larousse 1980, p. 449b., à moins d'y voir un « bois noir » comme dans Le Casque de Néron, montagne des environs de Grenoble qui était un Neiron, c'est-à-dire « Montagne noire »Ibidem.

Histoire Antiquité Divers artéfacts dont deux bracelets celtes datant du Hallstatt moyen-final (c’est-à-dire 500-400 av. J.C) ont été mis au jour lors de fouilles au « cimetière de Pugey »Lydie Joan, Carte archéologique de la Gaule 25-90, p.392.

Moyen Âge . Sachant que les Burgondes et Alamans, ont envahi le pays à partir du , cette pierre serait un témoignage de leur présence, et daterait de cette époque.

Au , les communautés de Pugey et Arguel dépendent des seigneuries d'Arguel puis de Chalon-Arlay. Les sires de Noironte et Bouclans prendront le relais aux . Joseph Le Bas de ClévansIl fit construire à Besançon en 1739 un hôtel qui porte son nom : l'hôtel de Clévans, né en 1697, épouse Marie Thérèse Hermand de Varignolle veuve de Jean Fernand Lampinet, seigneur de Bouclans et Pugey. Il devient baron de Pugey, seigneur d'Osse, de Glamondans, d'Aigremont, Varignolle... mais principalement marquis de Bouclans en 1749. Il est admis au parlement de Besançon en 1729.

Guerre de Dix Ans (1636-1646)