Le de ligne (en néerlandais : ) était une unité d'infanterie de la force terrestre des forces armées belges.

Origines À la suite des leçons tirées de la mobilisation de l'armée belge lors du conflit franco-prussien de 1870, une réorganisation de l'armée belge est entamée le qui prévoit notamment la création de deux régiments d'infanterie de ligne supplémentaires. Le régiment est ainsi créé par arrêté royal le à Mons. Il est formé à partir de 3 compagnies des 1, 4 et de ligne, de 2 compagnies des 3, 6 et de ligne et d'une compagnie du de ligne.

Première guerre mondiale Le régiment est mobilisé le . Il est alors dédoublé pour former les de ligne et de forteresse. Ils forment ensemble la mixte de la d'armée. Le , il est positionné dans des tranchées dans les intervalles des forts de Maizeret, Andoy et Dave. Les premières escarmouches ont lieu le . Le 23, après des combats acharnés, le régiment décroche pour éviter l'encerclement. Il bat ainsi en retraite via l'entre-Sambre-et-Meuse. Le vers 9h00, le est accroché dans les environs de Fosses-la-ville par l'avant-garde allemande mais parvient à se dégager grâce à une contre-offensive d'un bataillon de la française. Le , il exécute à marche forcée la distance Mariembourg - Auvillers (France). Le 26, il embarque dans un train à Liart à destination de Rouen. Le , le de forteresse et le de ligne sont réintégrés au de ligne. Il est ensuite transféré au Havre d'où il embarque le pour arriver à Ostende 2 jours plus tard et finit par rejoindre les environs de la position fortifiée d'Anvers. Il combat en première ligne à Termonde les 4 et . À partir du , l'armée belge se replie vers l'Yser. Le , le régiment est à Schoonaerde-Berlare. Il atteint l'Yser le . Les 18 et , il participe à la bataille de Keyem où le perd 500 de ses 700 soldats. Par la suite, il tint position successivement dans les secteurs de Nieuwport, Drie Grachten, Ramscapelle (), Dixmude (), Ramscapelle, Boesinghe et Merckem (hiver 1917). Le , les et sont à la base de la création d'un nouveau régiment, le de ligne. Le , il est dans le secteur de Weidendreft lorsque les Allemands lancent leur grande offensive. De juin à , il est positionné de nouveau dans le secteur de Dixmude où il prendra part à l'offensive libératoire lancée le . Il combat à Handzame le et puis poursuit les troupes impériales jusqu'à l'armistice.

Entre-deux-guerres

De à , il participe à l'occupation de la Rhénanie. De mars à , 2 bataillons sont stationnés dans les cantons d'Eupen et Malmedy nouvellement attachés à la Belgique. De juin à , il participe à l'occupation de la Ruhr.

Le régiment sert de base, en octobre 1937, à la reconstitution du 19 régiment de ligne dans le cadre du renforcement des cadres de réserve de l'armée belge. Lors de la mise sur pied de de septembre 1938, ce dernier reçoit pour chef de corps le colonel breveté d'état-major Arthur Lambrechts, jusqu'alors adjoint au commandant du 13Colonel BEM Alexandre Massart, Historique du 13 de Ligne 1918-1980 et des unités issues en 1939-1940, Centre de Documentation Historique des Forces Armées Belges, 1982, p. 193..

Seconde guerre mondiale Lors de l'invasion, le , il fait partie de la d'infanterie et est affecté à la défense de la position fortifiée de Namur. Le est déployé dans le secteur entre les forts de Malonne et de Dave. Il fournit également des détachements pour garder des ponts à Anseremme, Heer-Agimont et Hastière. Le quant à lui est positionné entre les forts de Dave et d'Andoy. Le est placé en réserve à Namur. Le 11, le est envoyé au bois du Tronquoy (Fernelmont) pour prévenir une éventuelle attaque par des parachutistes. Le 13, les Allemands ont franchi la Meuse au sud de Houx. Le régiment se prépare au repli. Il se retire sans combattre le . Le 16, il passe à Auvelais, Moignelée, Gosselies, Luttre. Le 17, il passe par Familleureux, Soignies puis Basse-Gage où il prend le train en direction de Audenarde via Lessines, Renaix et Tournai en compagnie du de ligne. Il arrive à Audernarde le 18. Vers 15h00, le même jour, il décroche sur la Lys à Sint-Eloois-Vijve qu'il atteint à 20h00. Le 19, le est dissout à la suite des pertes. Le 20, les Allemands tentent de traverser le fleuve dans les secteurs belge et britannique. Ils sont repoussés par les Belges mais par contre les Britanniques doivent reculer et découvre le flanc sud des Belges, ce qui les contraint à se replier en fin de journée entre Kruishoutem et Nokere pour éviter un encerclement. Le 23, la quasi-totalité des troupes belges est positionnée derrière la Lys. Le de ligne occupe le sous-secteur allant de Wielsbeke au confluent de la Lys avec le Gaverbeek. Ses positions sont rapidement étendues vers le sud jusqu'au confluent de la Lys avec le canal de Roulers où il remplace le de ligne. Fin d'après midi, les Allemands attaquent le pont sur la Lys de Sint-Eloois-Vijve mais sont repoussés par le . Vers 20h00, le subit également une attaque qu'il repousse. Le vers 15h00, les Allemands bombardent lourdement la position sud du régiment puis lancent l'assaut une heure plus tard et traversent la Lys au niveau des positions du de ligne. Les Belges du de ligne ne peuvent contre-attaquer car ils subissent toujours le bombardement. Vers 17h30, le grand quartier général envoie le de ligne en renfort sur le canal de Roulers sécurisé le flanc sud de la d'infanterie. Vers 19h00, le de ligne doit abandonner ses positions. Le 25, le subit encore des attaques. Le 26, la situation se détériore rapidement pour les Belges, la Lys devient clairement intenable après la percée allemande autour de Courtrai. Vers 7h00, le subit l'assaut allemand, les victimes se comptent par dizaines et de nombreux soldats sont faits prisonniers. Le se replie en direction de Ginste au nord pour rejoindre le de ligne. Juste après 19h30, le régiment reçoit l'ordre de la retraite générale sur de la voie ferrée Tielt-Ingelmunster. Le 27, le régiment a perdu son commandement et ce qui reste de la troupe est envoyé durant la matinée sur Ardooie. L'après-midi, le régiment se retire sur Torhout et est intégré au du de ligne. Le vers 4h du matin, la capitulation est annoncée. Le régiment est de facto dissous. Il lui restait alors 19 officiers, 12 sous-officiers et 275 caporaux et soldats.

Après-Guerre Le , le de la d’infanterie "Yser" est renommé de ligne et en reprend les traditions et le drapeau. Le , le bataillon est envoyé en Allemagne en garnison à Siegburg. Il est supprimé des unités d'active le . Le , un bataillon antichar (intégrant la antichar) est constitué au sein de la d'infanterie et reprend ses traditions. Il est caserné à Spich en Allemagne puis en 1979 est envoyé à Marche-en-Famenne. Par la suite, le bataillon est réduit en une seule compagnie antichar dépendante de la même brigade. Compagnie qui fusionne en 1993 avec le de ligne pour former le Bataillon léger 12e de ligne Prince Léopold - 13e de ligne qui deviendra bataillon en 2011.

Jumelage - d'infanterie

Drapeau Le drapeau fut remis au camp de Bourg-Léopold le par le roi Léopold II. Il est brûlé pour éviter la capture à la fin de la campagne des 18 jours. Il porte les inscriptions suivantes :

Namur Termonde Yser Merckem Zarren Handzaeme Campagne 1914-1918 La Lys 1940

Il porte également la fourragère aux couleurs de l'ordre de Léopold. Garnisons De 1874 à 1881 : Mons De 1881 à 1883 : Charleroi (sauf un bataillon à Anvers) De 1883 à 1886 : Hasselt (sauf un bataillon à Diest et un autre à Bourg-Léopold) De 1886 à 1892 : Anvers De 1892 à 1914 : Namur (Sauf l'école régimentaire à Dinant) À compléter. De 1946 à 1947 : Siegburg (Allemagne) De 1976 à 1979 : Spich (Allemagne) De 1979 à 2003 : Marche-en-Famenne

Organisation Le 10 mai 1940 1 compagnie de commandement; 1 compagnie médicale 1 peloton d'éclaireurs 3 bataillons divisés en : 3 compagnies de fusiliers 1 compagnie de mitrailleurs 1 bataillon divisé en : 1 compagnie de mitrailleurs () 1 compagnie anti-chars () 1 compagnie de mortier ()

Hommage Une place de Namur est nommée Place du de ligne. Une rue de Wielsbeke est nommée liniestraat en souvenir des combats auxquels le régiment a participé sur la commune. Une rue de Dixmude est nommée 13de liniestraat.

Sources

Commandant Luc Lecleir; Belgische Krijgsmacht - Emblemen en eervolle vermeldingen van de Eenheden, Bruxelles, 1972

Bibliographie

Colonel BEM Alex MASSART, HISTORIQUE DU 13e REGIMENT D'INFANTERIE DE LIGNE DEPUIS SA CREATION JUSQU'A LA PREMIERE GUERRE MONDIALE 1874-1914, Edition Centre de Documentation Historique des Forces Armées, Sans date circa 1978 .

Colonel BEM Alexandre Massart, Historique du 13e de Ligne 1918-1980 et des unités issues en 1939-1940, Centre de Documentation Historique des Forces Armées Belges, 1982

Références

Catégorie:Unité militaire belge Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1874