Robert de Balsac, parfois écrit Balzac (à St-Géron), baron d'EntraiguesSelon l'Histoire du Père Anselme de Ste-Marie (to 2-437), le Dictionnaire d'Aubert de La Chesnaye des Bois (), et une note des éditeurs (en 1788) des Mémoires d'Achille Gamon (avocat et consul d'Annonay au , ), Entraigues est en Limagne, vers Riom et Ennezat, mouvant du comté de Clermont. Cette insistance est troublante, mais le fait semble tout de même fort improbable, ou alors il y avait deux biens homonymes dans la famille ; en tout cas il y a de nombreuses attestations incontestables de la seigneurie des Balsac — ou de leurs descendants et héritiers, les Cremeaux d'Entragues — à Égliseneuve d'Entraigues ou Antoingt ; par ailleurs la possession d'Entraigues (Limagne) relève sans conteste aucun des seigneurs d'Ennezat, qui ne sont pas les Balsac. Balsac, berceau de familial, est à Saint-Géron (en Auvergne, près de Brioude, au nord-ouest de la Haute-Loire ; les Balsac y avaient aussi Rio(u)martin), et la famille jouissait aussi, tout proches, de Léotoing (cf. les fiefs de Bi(o)nsac/Bansac et Vernassal) au moins depuis , et de Paulhac acquis en 1473 par . Entraigues semble entrer dans la famille de Balsac dans la première moitié du , et pourrait venir des droits transmis par Marguerite d'Auzon (deuxième moitié du ), la grand-mère paternelle de , de même qu'Antoingt. La commune d'Égliseneuve d'Entraigues a adopté pour blason les armes des Balsac. Il n'y a pas de lien des Balsac avec Entraygues-sur-Truyère dans l'Aveyron, contrairement à ce qui est parfois avancé, ni avec Antraigues-sur-Volane, ni semble-t-il Entraygues à Boisset. Signifiant entre les eaux, interfluve, et désignant donc une confluence ou un méandre resserré, le toponyme est particulièrement fréquent, avec des nuances orthographiques. De même, aucun lien n'est avéré avec les Balsac du Rouergue. Les Balsac d'Entragues sont bien une famille brivadoise, comme l'attestent leur dévotion à saint Julien et leur assiduité au Chapitre de Brioude., né en 1440Robert de Blazac sur Geneanet et mort le Comte de Dienne, Les sénéchaux d'Agenais Robert de Balzac et Rigault d'Aurelle, , Revue de l'Agenais, année 1909, tome 36 (lire en ligne), est un seigneur français du , proche des rois de France , puis . Il est sénéchal d'Agenais de 1467 à 1491 (où il obtient les seigneuries de Clermont-Dessus, de Dunes et du quart d'Astaffort sur les confiscations opérées par aux dépens de Jean comte d'Armagnac), gouverneur de Pise en 1495, puis de nouveau sénéchal d'Agenais de 1499 à sa mort, capitaine de Tournon et Penne d'Agenais ; il acquiert en Auvergne Saint-Chamant (ou Saint-Amant) vers 1473 (il y fonde une collégiale en 1484).
Famille
Il est le fils cadet de Jean de Balsac (né vers 1400), et d'Agnès-Jeanne de Chabannes (fille de Robert co-seigneur de Charlus-le-Pailhoux à Saint-Exupéry x Alix/Hélis de Bort ; sœur d'Antoine de Chabannes et de , tous deux Grands maîtres de France, née vers 1412)Robert de Balzac d'Entraygues sur Geneanet.
Son frère aîné Rauffet de Balsac (v. 1430/1439-1473) est conseiller et chambellan de , sénéchal de Nîmes et Beaucaire. Un autre frère est l'évêque, prieur et abbé Antoine de Balsac († 1494).
Comme il est de coutume, les bâtards nobles sont destinés au combat. C'est ainsi que Robert de Balsac incorpore dans sa compagnie 8 % de bâtards ; le « Bâtard de Balsac », son parent, en est le lieutenant..
Robert est lui-même le père de trois filles naturelles, dont Jeanne x François Rigaud de la Vayssière, fils de Pierre.
Le , Robert de Balsac, veuf de sa et cousine germaine Anne de Chabannes (fille d'Antoine, comtes de Dammartin), épouse Antoinette de Castelnau-Bretenoux-Caylus, fille d'Antoine († 1465) baron de St-Côme et Calmont et de Catherine de Chauvigny fille de baron de Châteauroux vicomte de Brosse, avec qui il a six enfantsRené Visy, Le maître de Saint Chamant: peintures du , lire sur Google Books, dont : Jeanne de Balsac (1476-1559), qui accompagne son père en Italie, épouse Amaury de Montal en 1496 et fait transformer le château acquis par son père en une demeure inspirée de la Renaissance italienne Louise, femme de Charles de Brillac d'Argy (aux marges de la Touraine et du Berry, à côté de Buzançais) Antoinette, femme de Gabriel de Nozières-Montal, bailli des Montagnes d'Auvergne Pierre de Balsac, né en 1479 et mort en 1531, héritier principal des Balsac d'Entraigues, enlève en 1506 sa petite-cousine Anne Malet de Graville, fille de l'amiral, dame de Bois-Malesherbes, Menetou-Salon, Montaigu-La-Brisette, Paulhac (petite-fille de ci-dessus) pour l'épouser. ; seigneur de Clermont et Dunes en héritage de son père Robert, capitaine dès 1494 de Tournon et Penne-d'Agenais comme son père, et plus tard de Corbeil et Fontainebleau.
La femme de Robert meurt en 1494, trois jours après son départ pour l'Italie, et il épouse Lancia Fabri, issue d'une importante famille pisane (suivant les sources, est la fille de « Laurent Fabri », la sœur de « Ludovic Fabri », voire la fille d'un gonfalonnier de justice florentin), de qui il a trois enfants, dont plusieurs chevaliers du Saint-EspritLouis Moréri, Le Grand dictionnaire historique, tome V, p.9 Lire sur Google Books. D'autres sources parlent d'une liaison à Pise avec Gabriella Del Lante, fille de Luca Del Lante, gentilhomme pisanNancy Delay, « Aux sources de Monna Vanna », Textyles 1er janvier 1994 Maxime de Montmorand, Anne de Graville : sa famille, sa vie, son œuvre, sa postérité, pp. 22-37 Lire sur OpenLibrary.
Son écu est à trois sautoirs brisés d'une croisette sous un chef chargé de trois autres sautoirsArchives d'un serviteur de : documents et lettres : 1451-1481 ([Reproduction en fac-similé]) / publiés d'après les originaux par Louis de La Trémoille, p. 154 lire sur Gallica.
1) Les Balsac (on écrit aussi Balzac) avant Roffec et Robert. Au départ, la généalogie des Balsac est fort incertaine : mythique pour des débuts datés des depuis 814 sous Louis le Pieux et certifiés en 1609 par les chanoines-comtes de Saint-Julien de Brioude, mais les Balsac, souvent donateurs ou membres de ce chapitre, ont sans doute bénéficié de vrais-faux documents complaisants. On trouverait ensuite aux : Étienne, Hector, Ferdinand et Raimond en 1150 ; aux : des Raimond, Béraud, Drogon ; au : Raoul, Raimond, enfin Roffec/Rauffet . Roffec (ou Rauffet, Ruffec ; actif vers 1336-63) enfanta Guillaume de Balsac (dont la femme Marguerite d'Alzon/d'Auzon de Vergongheon a pu apporter les droits sur Antoingt et Entraigues, voire sur Rio(u)martin à St-Géron) Le fils de Guillaume, Jean de Balsac (né vers 1400), épouse Agnès-Jeanne de Chabannes (née vers 1412 ; fille de Robert, co-sire de Charlus-le-Pailhoux à Saint-Exupéry, et d'Alix/Hélis de Bort ; Agnès était la sœur des Grands-maîtres Antoine de Dammartin et Jacques de Chabannes de La Palice), et il est le père de : Rauffet et Robert de Balsac, ci-dessous Raoul/Rodolphe, sénéchal d'Agenais Antoine, évêque de Valence et de Die, prieur d'Ambert et de Saint-Cassien, chanoine régulier de Saint-Ruf, † 1491 Pierre, abbé de Vézelay en 1485-93 Louis Raimond, commandeur hospitalier de Chazelles : on lui attribue un fils naturel, Mondon de Balsac, qui donnerait les seigneurs de St-Pau(l) en Armagnac (sous toute réserve : un Dorde de Balsac de Saint-Pol agit pour Thomas de Balsac dans un acte de 1542 ; on trouve un François de Balsac, sire de St-Paul (en Condomois : St-Paul-de-Baïse ?) et de La Roque d'Arifat, marié à Marguerite de Saint-Félix (-Lauragais), dans la première moitié du ; il existe aussi un lieu-dit Saint-Pau à Bassoues…) Guillaume, prieur de Clérieu Marguerite, x Jean de Lavieu de Feugerolles, d'Écotay (famille forézienne), frère d'Anne de Lavieu qui fut la deuxième épouse de Jacques de Chabannes ci-dessus, et la grand-mère paternelle du maréchal de La Palice Jean eut un fils naturel : Mondon, dit le bâtard de Balsac : Postérité
2) Le frère aîné de Robert, Rauffet de Balsac (ou Roffec, Ruffec ; né vers 1430/1439-† en ), conseiller-chambellan de Louis , sénéchal de Nîmes et Beaucaire, acquéreur vers 1450 de Montmorillon (à Arfeuilles) et Saint-Clément, et en de Paulhac sur Isabelle de Langeac (veuve de Louis de Courcelles, Grand-bailli des Montagnes d'Auvergne, vicomte d'Aurillac et seigneur de Paulhac), reçoit en 1471 Marcillac et Cassaignes (Cassagnes ?) des saisies faites par Louis sur Jean d'Armagnac. La famille s'insinue alors en Rouergue/Aveyron, mais doit être absolument distinguée des seigneurs de Balsac et des Balsac de Firmi. Rauffet épouse Jeanne d'Albon, dame de Châtillon d'Azergues, Bagnols (Baigneul, Baigneaux, Bailleul) et Liergues dans le Lyonnais. Parents entre autres de : Marie, femme de l'amiral de Graville et belle-mère de Pierre de Balsac, fils de Robert, ci-dessous Anne, épouse de Guillaume de Joyeuse, d'où la suite de la Maison de Joyeuse : l'amiral-duc Anne, archimignon d'Henri , et le maréchal-duc Henri sont leurs arrière-petits-fils Rauffet/Roffec , seigneur de Châtillon d'Azergues et des autres seigneuries du Lyonnais, sénéchal de Beaucaire, sans postérité Godefroy/Geoffroy, sire de Montmorillon et St-Clément en Bourbonnais († 1509), 1° sans postérité de Marie de Montbron, puis marié 2° à Claude Le Viste, dame d'Arcy, La Bussière et Saint-Sorlin (Saint-Sernin) en Brionnais († vers 1544), fille du président de la Cour des Aides Jean Le Viste et cousine issue de germains d'Antoine Le Viste. Claude Le Viste se remarie veuve avec Jean de Chabannes-Vendenesse, frère aîné du maréchal Jacques (Jean et Jacques étaient deux petits-fils de Jacques de Chabannes, aussi petits-neveux d'Agnès et d'Antoine de Chabannes ; par le remariage de Claude Le Viste, les Chabannes héritent des biens du Bourbonnais, du Brionnais et du Lyonnais. En fait les descendants de Claude Le Viste et Jean de Vendenesse — leur fille Françoise de Chabannes-Vendenesse épouse Louis de Miolans, maréchal de Savoie, d'où Jacques de Miolans — meurent avant Claude de Viste ; alors succèdent les Chabannes de La Palice issus du frère de Jean de Chabannes-Vendenesse, c'est-à-dire le maréchal Jacques de Chabannes-La Palice, sans parenté avec Claude Le Viste et les Balsac). Marguerite, x Philippe de L'Espinasse (cf. St-Germain, Saint-Forgeux, forêt de Lespinasse) de Maulevrier Antoinette, religieuse Philippe/Philippine, fille de Rauffet (ou de son frère Robert de Balsac ?), femme de Louis de Maubec, baron de Montlaur (Pays de Montlaur, Ardèche, autour de Coucouron), de Maubec et d'Aubenas : leur fille Florie de Maubec marie Jacques Raimond de Modène, d'où la suite de ces seigneuries.
Les sources hésitent parfois : mais Roffec et Godefroy de Balsac, les fils de Roffec , n'ayant pas eu de progéniture, c'est bien Robert de Balsac qui hérite des titres principaux de la famille.
3) Robert de Balsac : Le , Robert de Balsac, veuf de sa femme et cousine germaine Anne de Chabannes (fille d'Antoine, comte de Dammartin), épouse Antoinette de Castelnau-Bretenoux-Caylus, fille d'Antoine († 1465), baron de Saint-Côme et Calmont, et de Catherine de Chauvigny, fille de Guy baron de Châteauroux, vicomte de Brosse, avec qui il a six enfants, dont : Jeanne de Balsac (1476-1559), qui accompagne son père en Italie, épouse Amaury de Montal en 1496 et fait transformer le château acquis par son père en une demeure inspirée de la Renaissance italienne Louise, femme de Charles de Brillac d'Argy (aux marges de la Touraine et du Berry, à côté de Buzançais) Antoinette, femme de Gabriel de Nozières-Montal, bailli des Montagnes d'Auvergne.