Vilmorin & , anciennement Vilmorin Clause & et Vilmorin SA, est un producteur français de semencesVILMORIN-MKS CHANGE DE NOM ET DEVIENT VILMORIN-MIKADO..
Historique
thumb|left|250px|Publicité dans Le Miroir (1914). thumb|left|250px|Vilmorin-Andrieux et : couverture d'un « Extrait du catalogue spécial d’ognons à fleurs » (1925).
L'histoire de la famille Lévêque de Vilmorin remonte en 1743 à Paris avec un magasin vendant des semences et des oiseaux au 4, quai de la Mégisserie, sous l'enseigne du Coq de la Bonne Foy. Jeanne Diffetot qui dirige cette maison marie sa fille Claude Geffroy, reçue maîtresse grainière en 1743, à Pierre Andrieux (1713-1779), botaniste du roi .. Le couple rebaptise en 1747 le magasin Au roi des oiseaux et édite en 1766 leur premier catalogue de vente par correspondance de graines. Leur fille Jeanne Marie Adélaïde Andrieux (1756-1836) est reçue maîtresse grainière le et épouse, le , un passionné de botanique, Philippe-Victoire Lévêque de Vilmorin (1746-1804). Ce dernier, dernier-né de dix enfants d'un père agriculteur-laboureur de Landrecourt, en Lorraine, est monté à l'âge de à Paris où il reçoit l'aide de son parrain Philippe Dessofy, un ancien hussard d'origine hongroise, capitaine au régiment de Linden, et de sa marraine, Victoire Claussin, fille d'un magistrat. Il suit des études de médecine puis de botanique. Philippe Victoire de Vilmorin et sa femme reprennent le magasin, et créent en 1775 la maison Vilmorin-Andrieux, qui deviendra Vilmorin-Andrieux et ..
L'arrivée d'arbres et de plantes exotiques en Europe est le fait de Philippe-Victoire de Vilmorin. À partir de 1766, il importe en France le tulipier de Virginie, la betterave champêtre () ou encore le rutabaga. Ces végétaux qui n'étaient connus jusque-là que des botanistes vont être commercialisés à des fins d'alimentation, de fourrage et d'ornement. Il publie en 1778 le premier catalogue des plantes, arbres, arbrisseaux et arbustes..
Philippe André de Vilmorin développe l’établissement parisien du jardin d’essai au 115 rue de Reuilly à Paris puis achète le château de Verrières en 1815.
En 1850, Vilmorin-Andrieux lance la publication d'un catalogue, Les plantes potagères, contenant 46 planches lithographiées en couleurs, convoquant quinze artistes, dont Élisa Champin, qui s'inspirent de modèles trouvés au Jardin des plantes. La publication se poursuit jusqu'en 1895Introduction à la réédition de l'album The Vegetable Garden, publiée chez Taschen, 2016, ..
Le , dans son catalogue de printemps, l'entreprise précise qu'elle ne produira plus d'arbres ni arbustes pour se concentrer sur les bulbes, rhizomes et semencesVilmorin-Andrieux (1886) Catalogue général ; printemps |2 janvier 1886
Ses descendants continuent l'œuvre d'acclimatation d'espèces de végétaux : plusieurs arboretums sont créés tels que l'arboretum Vilmorin à Verrières-le-Buisson, l'arboretum national des Barres à Nogent-sur-Vernisson et l'arboretum de Pézanin à Dompierre-les-Ormes.
Henry de Vilmorin, acquiert en 1885 hectares de terres agricoles à Massy en 2 parcelles. En 1890, il fait construire un établissement relié à la voie ferrée (gare de Massy - Palaiseau) comprenant plusieurs maisons, un magasin, une serre, une écurie. Il établit à Verrières une ferme pour le stockage, le séchage des cultures, le battage des céréales, un laboratoire. Il met au point les blés hybrides à haut rendement, le « blé de Massy » exporté dans le monde entier.
L’établissement de Massy qui s’étendait sur près de la gare de Massy - Palaiseau comprenait un bâtiment principal de de long sur sur plusieurs niveaux ( de plancher). Les semences horticoles, agricoles et arboricoles y étaient nettoyées, traitées, conditionnées. Dans les années 1950-1960, avant son transfert dans le Val-de-Loire et la démolition des installations de Massy en 1972, de à salariés y étaient employés, habitants de Massy et de Verrières où il était le plus important employeur, venant également de Paris et de la banlieue sud par la ligne de Sceaux
Histoire récente En 1972, l'entreprise basée à Verrières-le-Buisson dans l'Essonne, en région parisienne est rachetée par René Hodée, un agriculteur angevin qui transfère alors Vilmorin à La Ménitré, en Maine-et-Loire. Celui-ci cède en 1975 l'entreprise au Groupe Limagrain qui spécialisera en 1989 les activités de sa branche potagère en France en créant différentes entités dont Oxadis, devenue Vilmorin Jardin. Cette société regroupe l'ensemble des activités : semences de légumes, fleurs et arbres, phytosanitaires et fournitures diverses de jardinerie et animalerie pour le marché amateur. À l'issue de cette restructuration, Vilmorin s'est recentré sur l'activité semences de légumes et d'arbres pour professionnels (maraîchers, producteurs de plants, pépiniéristes). En 1986, Vilmorin-Andrieux & devient Vilmorin SA.
Devenue Vilmorin & , l'entreprise est introduite à la bourse de Paris en 1993. En 1996, Vilmorin acquiert les semenciers potagers français « Clause » et américain « Harris Moran »... Vilmorin & prend alors le nom de Vilmorin Clause & en 1997. En 1998, il acquiert le semencier hollandais Nickerson ZwaanNickerson-Zwaan.
En 2000, le Hollandais « Keygene » et le Japonais « Kyowa » rejoignent le groupe. En 2003, la société israélienne « » est acquise. En 2006, Vilmorin Clause & prend le contrôle du semencier japonais « »Vilmorin & : Prend le contrôle du japonais .Vilmorin Clause : Vilmorin prend le contrôle de .. En 2008, Vilmorin prend une participation dans l'Australien « ». En 2009, les sociétés turque « Su Tarim », américaine « Dahlco » et « Genefresh », et mexicaine « LSL Biotechnologies – LSL Plant Science » rejoignent le groupe.
En 2010, les sociétés américaines « » et « Mesa Maize » sont acquises et en 2011 c'est au tour des sociétés brésiliennes « Brasmilho » et « ». En 2012, l'entreprise prend le contrôle du Français « Eurodur », du Brésilien « », de l'Américain « » et des Indiens « Bisco Bio Sciences » et « ». En 2013, Vilmorin prend des participations dans le Sud-Africain « », les Brésiliens « Genessed » et « KSP », les Américains « Shamrock » et « » et le Zimbabwéen « » avant d'acquérir en 2014 le Thaïlandais « ». En 2015, après avoir acquis l'Américain « » et le Vietnamien « Tropdicorp » l'entreprise crée une coentreprise avec le Canadien « » et le Chinois « Anhui Hengji ». En 2016, le groupe acquiert l'Américain « »..
Le , une des filiales appartenant à Vilmorin & devient Vilmorin-MKS après sa fusion avec « ».. En , la nouvelle entité du groupe est officiellement renommée Vilmorin-MikadoVILMORIN-MKS devient VILMORIN-MIKADO..
En 2018, Vilmorin & acquiert les sociétés argentine « Sursem » et brésilienne « Geneze ».
Vilmorin & est la maison mère de 9 filiales : 3 dans les semences potagères et 6 dans les semences de grandes cultures.
En , Vilmorin & annonce recourir à un emprunt obligataire de 450 millions d'euros avec pour objectif de refinancer sa dette...
Le bénéfice net de Vilmorin & Cie augmente de 39 % à 92,3 millions d'euros sur l'exercice décalé 2020-2021, soit une hausse de 26 millions d'euros par rapport à 2019-2020..
Au premier trimestre de l'exercice décalé 2021-2022, le chiffre d'affaires de Vilmorin & Cie augmente de 10,3 % à 258,4 millions d'euros, confirmant par la même occasion les objectifs annuels fixés..
En , l'éclatement du conflit russo-ukrainien fait craindre de lourdes pertes à l'entreprise qui possède des filiales dans les deux pays (107 employés en Ukraine et 97 en Russie). De fait, la direction annonce que ses activités sont à l'arrêt en Ukraine et qu'elle prévoit une baisse des prévisions pour son exercice décalé 2021-2022..
Malgré l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Vilmorin dépasse son objectif annuel de chiffre d'affaires (1,58 milliard d'euros) lors de son exercice décalé 2021-2022 tout en précisant que son bénéfice net demeure en retrait par rapport à l'année précédente..
En , Limagrain annonce l'acquisition de la participation de 28,75 % qu'il ne détenait pas dans Vilmorin.
En , le fonds souverain de l'émirat d'Abou Dabi L'Imad (fonds doté d'environ 300 milliards de dollars) entre au capital de Limagrain Vegetable Seeds (LVS) à hauteur de 35 %. Le reste de LVS reste contrôlé par Vilmorin. LVS et Silal, une entreprise détenue par L'Imad concluent un partenariat « dédié à la génétique des légumes et visant à développer des semences potagères adaptées aux zones désertiques »..
Activité L'herbier Vilmorin rassemble six générations de récoltes botaniques et effectuées par la famille de Vilmorin : Philippe-Victoire (1746-1804) ; Philippe-André (1776-1862) ; Louis (1816-1860) ; Henry (1843-1899) ; Maurice (1849-1918) ; Philippe (1872-1917) ; Roger (1905-1980). Patrimoine classé aux Monuments historiques (classement le , dans l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques), il compte plus de (dont celles de l'herbier de Parmentier), d’aquarelles japonaises, des cartes postales, un alguier, des semences. Il est transféré en 1964 au Laboratoire de Biologie Végétale de l'université Paris-Sud (Orsay). En 1999, ce laboratoire ferme et l'herbier est sauvé de la destruction par acte de cession à titre gracieux à la commune de Verrières-le-Buisson..
En 2018-2019, le chiffre d’affaires mondial de Vilmorin & était de d’euros, en augmentation de 3,3 %. Vilmorin & réalise 40 % de son chiffre d’affaires hors d’Europe..
Actionnaires Liste des principaux actionnaires au : Nom%Groupe Limagrain Holding70,2 %État français5,71 %Norges Bank Investment Management2,32 %Dimensional Fund Advisors0,96 %The Vanguard Group0,62 %Grantham, Mayo, Van Otterloo & Co.0,34 % Belgium0,31 %Fourton Fund Management0,26 %Schroder Investment Management (Switzerland)0,24 %AXA Investment Managers (Paris)0,24 %
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Famille de Vilmorin
Bibliographie Gustave Heuzé, Les Vilmorin (1746-1899) : Philippe Victoire Levêque de Vilmorin (1746-1804); Pierre Philippe André Levêque de Vilmorin (1776-1862) ; Pierre Louis François Levêque de Vilmorin (1816-1860) ; Charles Philippe Henry Levêque de Vilmorin (1843-1899), Librairie agricole de la Maison rustique, Paris, 1899,
Georges Trébuchet et Christian Gautier, Une famille, une maison : Vilmorin-Andrieux. Publication L'Historique de Verrières, 1982, , nombreuses illustrations noir & blanc. Le guide Clause-Vilmorin du jardin, Oxadis, Saint-Quentin-Fallavier, 2008 (), .
. Christian Ferault, Les Vilmorin à l'Académie d'agriculture de France : présence, fonctions et activités, colloque SNHF Les Vilmorin, des graines et des hommes, , 8p.
Liens externes
Catégorie:Entreprise agroalimentaire ayant son siège en France Catégorie:Entreprise fondée en 1742 Catégorie:Famille Lévêque de Vilmorin Catégorie:Fournisseur de la Cour de France