Cet article détaille l'histoire du Paris Football Club, club de football français fondé en 1969.
Genèse du club (1969-1972) thumb|left|alt=Photographie en noir et blanc d'un homme brun souriant.|Louis Hon est le premier entraîneur du Paris FC, après sa séparation avec le PSG en 1972. À la fin des années 1960, à la suite de l'abandon du statut professionnel par le Racing Club de France faute de finances, le Red Star Football Club est le dernier club francilien à évoluer en Division 1. Toutefois, le club étant basé depuis 1909 à Saint-Ouen., il ne représente pas directement la ville de Paris, rare capitale européenne à n'avoir aucun club dans l'élite footballistique de son pays.
La Fédération française de football s'engage début 1969 dans un projet de création d'un nouveau grand club à Paris. et met en place une commission d'étude en janvier de cette année. Celle-ci se compose notamment de Fernand Sastre, Henri Patrelle, et Guy Crescent. En , la FFF lance une grande consultation : plus de bulletins titrés sont renvoyés... Parmi les souscripteurs, on compte des personnalités comme Enrico Macias, Sacha Distel ou Annie Cordy. En tout, ce sont près de bulletins qui sont renvoyés. Le nom émerge de la consultation.
Le Paris Football Club, toujours à l'état de , n'a ni joueur ni stade ni championnat durant toute la saison 1969-1970. En , à la suite d'un appel de Pierre Bellemare à la radio Europe 1, 16 à personnes s'engagent comme futurs sociétaires du club. qui ne sait toujours rien du championnat dans lequel il évoluera en 1970-1971.
En 1970, soit plus d'un an après le lancement du projet, le Stade Saint-Germain du président Henri Patrelle s'apprête à obtenir sa promotion en Division 2France Football, 1261, 2 juin 1970, 3. Liste des clubs qualifiés pour la D2 1970-1971 annoncée le 30 mai au Conseil fédéral de la FFF. et est approché en vue d'une fusion.
Après le refus du CS Sedan Ardennes, seul club de Division 1 à proximité, de fusionner, et le refus de la Ligue d'accepter le club directement en D1, les promoteurs du PFC se tournent vers la division.
À quelques semaines de la reprise, le Paris FC n'a ni joueurs, ni entraîneur, ni encadrement, ni stade, ni droit de disputer un championnat après le refus de la Ligue d'accepter le Paris FC directement en D1. Ce PFC avait en partie été financé par une collecte populaire et un échec signifierait le remboursement des donateurs. De plus, la FFF qui a engagé sa crédibilité dans cette relance du football de haut niveau à Paris après les dépôts de bilan du RC Paris, du Stade français et du CA Paris, envisage mal un échecFrance Football, du 21 avril 1970, , article pleine page intitulé Le Paris FC descendra dans la rue ! signé par le rédacteur en chef Max Urbini..
Pressé par le temps, le PFC se tourne alors vers la D2 et l'idée de fusionner avec le Stade-Germain s'impose. Un vote a lieu au PFC le , et opte pour la fusion avec Saint-Germain. Le , la FFF publie la liste des clubs participant au prochain championnat de deuxième division : le Paris Saint-Germain FC figure sous ce nom sur cette liste au titre de la promotion du Stade Saint-Germain. Le « Paris Saint-Germain » est clairement noté comme qualifié du groupe Nord avec Creil et CambraiFrance Football, du 2 juin 1970, . Liste des clubs qualifiés pour la D2 1970-71 annoncée le 30 mai au Conseil fédéral de la FFF.. Le protocole de fusion entre le Stade Saint-Germain et le Paris FC est paraphé le . Le , la fusion entre le Stade Saint-Germain et le PFC est effective. Le Paris Saint-Germain Football Club naît de cette union.
Le Conseil d'Administration extraordinaire du porte Pierre-Étienne Guyot (ex-PFC) à la présidence du club, mais le pouvoir réel est aux mains des deux vice-présidents : Guy Crescent (ex-PFC) et surtout Henri Patrelle (ex-Saint-Germain) qui est également président de la Commission sportive qui gère le football. Patrelle garde ainsi la main sur l'aspect sportif tandis que Crescent s'occupe de questions d'intendance. Jean Djorkaeff, capitaine de l'équipe de France, rejoint le club dès le . Le premier match disputé sous le label « Paris Saint-Germain FC » est une rencontre amicale de pré-saison face à Quevilly. Les normands s'imposent 1-2 le au Stade Jean-BouinFrance Football, du 4 août 1970, .. Le , le club dispute son premier match officiel sous le label PSG : pour le compte de la première journée du championnat de France de Division 2, appelé alors « National », le PSG se déplace à Poitiers (1-1). Le , publication au Journal Officiel de l'acte de constitution du PSG. Pendant longtemps, cette date fut celle de la naissance officielle du club ; c'est en tout cas celle retenue par le service communication du club.
Le PSG termine du groupe Centre du championnat, et est sacré champion de France de D2 le après avoir affronté Monaco et Lille, vainqueurs des deux autres groupes. Le PSG est donc promu en D1 dès 1971.
La publication du bilan financier de la saison 1970-71 laisse apparaître francs de pertes pour Francs de recettesParis Saint-Germain, de septembre 1971, ., PV de l'assemblée générale du club. Mais grâce à sa promotion en D1, l'équipe fanion du PSG devient une section professionnelle. Le PSG évoluait en effet avec un statut amateur jusqu'à cette date, profitant seulement du nouveau règlement « open » autorisant l'emploi de six joueurs pros ; le PSG en comptait cinq : Djorkaeff, Mitoraj, Bras, Destrumelle et Remond. Tous les autres joueurs étaient d'authentiques amateursParis Saint-Germain, de septembre 1971, , présentation de l'effectif 1971-72..
La promotion parmi l'élite est saluée par la Ville de Paris qui s'engage à subventionner le PSG pour quatre saisons en fixant trois conditions : que le PSG se maintienne en D1 ; que le PSG évolue à terme au Parc des Princes ; que deux membres du Conseil de Paris entrent au Conseil d'Administration du PSG. Ces conditions sont acceptées par le PSG.
Le premier match en D1 du PSG a lieu le . C'est une défaite 2-0 à Angers. Henri Patrelle, vice-président « actif » depuis dix-sept mois, récupère le titre de président du club le . right|300px À la surprise générale, le Conseil de Paris vote par pour et 44 contre le une motion : la modification du nom du club en « Paris Football Club ». Si cette nouvelle condition n'est pas acceptée par le club, pas de subvention et pas de Parc des Princes. Votée en pleine période des fêtes de fin d'année, cette motion est médiatisée après sa publication dans le bulletin municipal de la Ville de Paris (). Le président Patrelle négocie et offre même sa démission si le nom reste inchangé, mais la Mairie confirme sa position par courrier au club le : « Si, d'aventure, les membres de votre association refusaient l'appellation « Paris Football Club », ou bien si les organismes de tutelle s'opposaient à cette modification, ou bien encore si votre club ne se maintenait pas en Division à l'issue de la présente saison, des modalités de remboursement échelonné pour tout ou partie de ladite subvention seraient convenues avec votre club. »Paris Football Club, de juin 1972, . C'est un ultimatum au PSG, à la Ligue et à la FFF avec comme date butoir le 1972. Après des débats houleux, l'assemblée générale du propose un vote sur cette question. La tension est telle, qu'on doit recompter plusieurs fois les bulletins : la motion est repoussée par une très mince majorité de trois voix. La majorité requise est de (deux tiers des exprimés) et on ne dénombre que favorables à la modification du nom du club afin d'accepter les subventions de la Ville de Paris. Le PSG ne change donc pas de nom, mais les dirigeants de l'ex-PFC ne renoncent pas.
Trois jours après le vote confirmant le maintien du nom du club, le PFC annonce sa sécession. La FFF et la Ligue cèdent à la volonté de la Mairie de Paris en accordant toutes les dérogations nécessaires à une telle démarche. Le PFC récupère ainsi l'équipe professionnelle, tandis que le PSG conserve tous ses joueurs amateurs. Le PSG repart en 1972 en D3, là où évoluait jusque-là son équipe réserve. Le , France Football publie un dossier de deux pages sur la question « Paris, où vas-tu ? » Patrelle se déclare « écœuré » : « Je pars écœuré. Dans cette affaire nous sommes très loin du football. Trop de problèmes politiques sont venus salir notre sport. » De l'autre côté, Guyot et Crescent promettent que le PFC sera « une grande équipe pour la capitale »France Football, du 23 mai 1972, ..
Le , le divorce entre le Paris FC et le Paris SG est entériné par le Conseil d'administration du PFC et paraphé par Guyot, Crescent et Patrelle. Patrelle signe cet accord en qualité de « président du Paris Saint-Germain FC », les deux autres signataires en qualité de président et vice-président du « Paris FC ». L'article 1 précise : « L'activité de la section professionnelle se poursuivra sous une forme juridique différente et sous l'appellation de Paris Football-Club ». L'article 3 : « Paris Saint-Germain FC conservera ses droits pour la saison 1972-1973 sur tous les joueurs amateurs licenciés au cours de la saison 1971-72. » L'article 10 : « Ces modalités n'entreront en application que si la FFF et le GPF en prennent acte et accordent les dérogations sollicitées. »Paris Football Club, de juin 1972, , convention annexe au PV du 24 mai 1972. Ces dérogations fédérales seront évidemment accordées. Ce texte est entériné le à la suite du feu vert fédéral accordé le . Tous ces textes, procès-verbal de l'assemblée générale extraordinaire du inclus, sont publiés dans le numéro 8 () de la revue mensuelle Paris Saint-Germain Football Club rebaptisée Paris Football Club depuis . Robert Vicot hérite du poste d'entraîneur. La quasi-totalité des supporters suivent le Paris FC en D1, seulement deux sections restant fidèles au PSG en D3 : les et secteurs de Saint-Germain-en-Laye.
Le professionnalisme et l'expérience « Racing Paris 1 » (1972-1984) Malgré le recrutement de bons joueurs de D1, les résultats sportifs ne suivent pas. En 1974, le Paris FC est relégué en D2 alors que le Paris SG accède à la D1, récupérant ainsi le Parc des Princes. Pendant trois saisons, le PFC piétine en milieu de classement de D2, peinant à attirer un public partagé entre nostalgiques des anciens grands clubs et supporteurs naissants d'un PSG qui s'ancre de plus en plus en D1. On croit à la relance en 1978 lorsque le Paris FC, deuxième du groupe A de D2, l'emporte face au RC Besançon en barrages, parvenant ainsi à revenir en D1. Mais ce renouveau ne dure pas : sans style de jeu, avec un effectif limité, le club redescend dès la saison suivante, ayant notamment subi une sévère défaite 1-7 au Parc face à Monaco. Il bat toutefois au cours de cette saison son record d'affluence le pour la venue de l'AS St-Étienne au Parc des Princes ( spectateurs). Faute de moyens financiers, le Paris FC végète en D2 jusqu'en 1983. En 1980, cependant, il parvient à créer la surprise en Coupe de France en atteignant les demi-finales où il échoue face à un autre club de D2, l'US Orléans.
En 1983, sous l'impulsion de l'industriel Jean-Luc Lagardère qui veut une grande équipe à Paris, le Paris FC fusionne avec le Racing Club de France. Cette alliance ne dure qu'une année et les deux équipes se séparent : l'équipe professionnelle devient le Racing Paris 1 puis le Racing Club de Paris et les amateurs repartent en Division 4 sous le nom de Paris Football Club 83.
La reconstruction dans les divisions amateurs (1983-1992) thumb|left|alt=Photographie d'un homme aux cheveux gris, levant le bras et écartant ses doigts.|Pierre Lechantre redresse le Paris FC 83 et le fait monter de deux divisions en gagnant la Division d'Honneur Paris en 1988 et le groupe F du CFA en 1989.
La saison suivante, le PFC est relégué en Division d'Honneur où il reste quatre saisons, puis retrouve la D3 en 1989 après deux accessions successives.
Premières participations au National puis CFA (1992-2006)