Albert-Édouard Portalis, né le à Vesoul, et mort le à Poissy., est un journaliste et patron de presse français.

Biographie Fils du baron Jean-Baptiste Harold Portalis (1810-1899) et de la baronne née Victorine Adrienne Louise Caroline Mounier (1823-1881), Édouard Portalis est né au 35 rue Saint-Georges, dans le quartier historique de Vesoul.. À la suite d'un voyage aux États-Unis, il publie en 1869 un essai remarqué, Les États-Unis, le self-government et le césarisme, et prend la profession de journaliste. Il fonde cette année-là une revue hebdomadaire, Le Courrier des deux mondes, proche du courant démocrate républicain qui commence à réémerger à la fin du Second Empire.

Durant la guerre franco-allemande de 1870, il devient rédacteur en chef de L'Électeur libre, puis fonde La Vérité, situé 9 rue d'Aboukir, proche de l'esprit communard : le journal est interdit le .

En , il achète Le Corsaire, journal à son tour interdit en pour une série d'articles signés Émile Zola, lequel prit peu à peu ses distances. Dans la foulée, il rachète alors l'Avenir national, mais le titre est interdit en pour un article signé « Alceste » contre le « comte de Chambord ». Il est également administrateur de La Constitution, journal qui est également interdit par le ministère d’Albert de Broglie.

En 1878, il acquiert Le Petit Lyonnais., puis, en 1886, Le , un temps proche du boulangisme, le temps de prendre de l'argent au mouvement jusqu'en où le gouvernement remplace ce financement, p. 308. Devenu financier, lanceur d’affaires, il a participé, en cette qualité à la création de la Société des « Messageries Parisiennes » puis de la « Compagnie des Voitures (Urbaines) », de la Compagnie du Gros Camionnage », de la Société de publicité « Bonnard-Bidault », de la Société des « Vidanges », de la Société du « Café de la Paix », de la Société « des Constructions de La Villette », de la Société « Fribourg ainé », de la « Société des Grands Magasins du Coin de rue », etc., toutes sociétés qui se sont effondrées les unes après tes autres.

En , il est poursuivi par la justice pour une affaire de chantage. : Le faisait paraître depuis deux ans une page de potins mettant en cause Isidore Bloch, du Cercle de l'escrime, et Charles Bertrand, du Cercle WashingtonPar « cercle », il faut entendre cercle de jeux que Portalis qualifiait de « tripots » et dont il réclamait, soi-disant, la fermeture.. Les deux hommes s'étaient vu exiger des sommes de plusieurs dizaines de milliers de francs en échange de l'arrêt des publications « indiscrètes ». Les négociations avaient entre autres été menées par le « baron » Ladislas HeftlerAncien secrétaire du baron Ernest Seillière, il fut impliqué dans l'affaire Max Lebaudy., l'ex-député Camille Dreyfus et le publiciste Raoul Canivet. Portalis, choisissant de s'exiler, fut condamné in abstentia à cinq ans de prison et francs d’amende. C'en était fini de sa carrière.

De son mariage avec Laure Lapie (1846-1938), il n'a pas eu d'enfants.

Publications . . . .

Notes et références

Annexes Bibliographie .

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