La Catastrophe d'Aniche de 1827 a lieu le dans la matinée vers . Aniche déplore une catastrophe à la Fosse Saint-Hyacinthe de la Compagnie des mines d'Aniche.
Un foyer qu'on avait l'habitude d'entretenir a communiqué le feu aux échafaudages d'accès au puits de descente des ouvriers. La fumée se répandit en abondance à l'intérieur de la mine, elle asphyxia 46 ouvriers occupés dans les veines à l'extraction de la houille.
Sept jeunes gens et deux furent retirés mortspage 29- souvenirs à l'usage des habitants de Douai ou notes pour faire suite à l'ouvrage de M. Plouvain sur l'histoire de cette ville, depuis le 1822 jusqu'au 30 novembre 1842 - 1843 - imprimerie de D. Ceret-Carpentier 5 rue des chapelets à Douai - archive du Harvard College Library.
Contexte Difficultés de la Compagnie des mines d'Aniche La houille est découverte à la profondeur de 70 toises dans la nuit du à la fosse Sainte Catherine. Deux autres puits sont creusés non loin sur le territoire d'Aniche, en 1779. Il s'agit de la fosse Saint-Laurent - Sainte-Thérèse. Une machine à feu est installée dans cette dernière. Malgré l'ouverture de ces deux nouvelles fosses, la production reste très faible : sont produites en 1785. Les veines de charbon sont peu épaisses et accidentées, et le gisement est pauvre. En 1786, à la suite d'une inondation des travaux au fond, l'extraction est interrompue.
La Fosse Saint-Laurent - Sainte-Thérèse est définitivement abandonnée. Des nouvelles fosses sont ouvertes après l'inondation : Sainte-Barbe - Saint-Waast à Aniche en 1786, Saint-Hyacinthe à partir de 1793, à Aniche, près de la route de Douai, Aglaé à Auberchicourt (qui est une avaleresse). L'exploitation reprend en 1804, 18 ans après l'inondation, aux puits Sainte-Catherine et Saint-Mathias. L’avaleresse La Paix est ouverte en 1815 et abandonnée en 1817 à l'ouest d'Auberchicourt. Une pièce de cuvelage a rompu à de profondeur et provoque l'inondation du puits. En 1817, quelques décamètres à l'ouest est creusé le puits de l'Espérance.
La Compagnie des mines d'Aniche est au bord de la ruine.
Difficultés humaines ..
Difficultés techniques Le bois est très utilisé pour l'étaiement des puits et galeries. Les chevaux participent à l'effort ; au pompage, à Saint-Hyacinthe, jusqu'à 36 chevaux étaient au fond. La chaleur, l'humidité, la poussière sont le quotidien du mineur travaillant 7 jours sur 7.
puis
L'incendie
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Dévouement Joseph Descamps, porion, par ses efforts et surtout son exemple, sauve 37 ouvriers. Il est médaillé par le ministre de l'intérieur et la Société d'encouragement. Il décède en 1863
Victimes Neuf victimes sont décomptées, dans l'ordre des déclarations :
Pierre Joseph Plichart, 21 ans d'Auberchicourt ; Benoit Dupont, 52 ans d'Auberchicourt ; Zacharie Pierronne, 18 ans d'Auberchicourt ; Charles Louis Dufour, 15 ans d'Aniche ; Auguste Rénier, 24 ans de Fenain ; Constat Faidherbe, 23 ans d'Écaillon ; Louis Denys, 28 ans de Masny ; Hyacinthe Majeur, 14 ans de Somain ; Constant Héroguez 22 ans de Masny, déclaré le .
Notes et références
Aniche 1827 Catégorie:Histoire du mouvement ouvrier Catégorie:Histoire du Nord Catégorie:Grève en France Catégorie:1827 en France Catégorie:Février 1827 Aniche 1827 Catégorie:Catastrophe minière en 1827