vignette|Un pèlerin présentant une zabiba à la sortie de la mosquée al-Harâm, à La Mecque. La zabiba ou zebiba (, litt. « raisin »), ou tabaâ (du bambara. ou de l'arabe, « tampon ».), aussi appelée seere en bambara ou seede en peul (dérivés de chahada), est une marque qui apparaît sur le front de certains musulmans au contact quotidien du tapis de prière. Spontanée ou artificielle, elle peut être perçue comme un témoignage de piété ou au contraire une manifestation religieuse ostentatoire, et est notamment portée par certains politiciens du monde musulman à tendance traditionaliste.

Origine Cette marque résulte d'une forme d'hyperkératose, due à la friction générée par la friction régulière du front avec le tapis de prière ou le sol lors du (prosternation) qui a lieu au moins par jour en effectuant les cinq prières quotidiennes obligatoires (deux fois par , ou unité de prière), et davantage en effectuant des prières surérogatoires. Son existence traduit donc une certaine assiduité religieuse..

Interprétation Certains voient cette marque évoquée dans le Coran au de la sourate : .

À l'inverse, la sourate prévient , l'ostentation () étant considérée comme un péché d'hypocrisie. .

Jurisprudence En France, un candidat à la fonction de policier est exclu du concours à cause de la présence d'une tabaâ sur son front en 2021, car l'enquête administrative préalable a conduit l’administration de la Préfecture de police de Paris à qualifier ce signe de contraire à la laïcité. D'abord rejetée par le tribunal administratif, la contestation du candidat est validée par le Cour administrative d'appel puis le Conseil d’État, qui reconnaît que la pratique religieuse en dehors du temps de travail ne saurait être une entrave à la qualité de fonctionnaire, sauf à entraver la liberté de conscience.

Exemples notables Plusieurs responsables politiques présentent cette marque :

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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