Les élections départementales ont lieu les et En application des articles 47 et 51 de la loi du 28 mai 2014 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral..

Contexte départemental

Situation politique

Jusqu'en 1986, le conseil général d'Eure-et-Loir est ancré à gauche, avec une forte présence d'élus du Parti radical, dont le président Maurice Viollette fut l'une des figures emblématiques au .

thumb|right|150px|Évolution de la composition des groupes politiques 2001-2011Depuis l'élection du RPR Martial Taugourdeau en 1986, l'assemblée départementale n'a pas connu d'alternance. Depuis 2001, sous la présidence de l'UMP Albéric de Montgolfier, à contre-courant des vagues nationales favorables à la gauche, la majorité s'est renforcée, en remportant des sièges sur la minorité, mais surtout en s'élargissant à des élus siégeant précédemment en tant que non-inscrits, voire dans l'opposition. Depuis 2008, la majorité départementale est réunie au sein d'un groupe politique transpartisan «Gagner avec l'Eure-et-Loir (GAEL) - Majorité départementale».

upright=1.2|thumb|150px|right|Résultats des élections législatives en Eure-et-Loir en Cette «droitisation» du département trouve une confirmation par l'élection de quatre députés (3 UMP et 1 UDI-NC) de l'opposition nationale en , alors que traditionnellement, les électeurs des 1 et 3 circonscriptions, voire de la 4, avaient une inclination à suivre les vagues nationales favorables à la gauche. Au premier tour, la droite parlementaire rassemble 41,02 % des suffrages exprimés (34,66 % au niveau national), la majorité présidentielle 32,43 % (39,86 % au niveau national).

Lors des scrutins plus récents, la droite et le centre-droit ont aussi renforcé leurs positions. Ce fut le cas aux élections municipales de mars 2014, ce que traduit l'élection en septembre de la même année, de trois sénateurs UMP, alors que le scrutin proportionnel, mis en œuvre pour la première fois en Eure-et-Loir, aurait pu mécaniquement avantager les listes de gauche.

Aux européennes de juin 2014, la liste UMP, bien qu'en deuxième position, a réalisé un score plus élevé en Eure-et-Loir (23,22 %) qu'au niveau national (20,81 %). Il en est de même pour la liste UDI-MoDem, qui y réalise 10,26 % contre 9,94 % au niveau national.

En regard, le Parti socialiste et la gauche bénéficient d'une tendance peu favorable. Lors des municipales de 2014, l'un des conseillers généraux PS, Nicolas André, a par exemple perdu la ville de Lèves, à gauche depuis 2001. Aux élections européennes de , la liste PS a par ailleurs réalisé un score nettement moins élevé en Eure-et-Loir (11,64 %) qu'au niveau national (13,98 %). Il en va de même pour Europe Écologie Les Verts (6,36 % contre 8,95 %) ou le Front de gauche (5,29 % contre 6,33 %).

Le département est aussi marqué par un ancrage historique fort du Front national, qui a eu une conseillère générale de 1994 à 2001 en la personne de Marie-France Stirbois. Depuis son départ pour Nice en 2001, l'implantation locale du FN a décliné. Elle ne s'est pas sensiblement renforcée lors des municipales de . Cependant, le parti compte depuis un député européen en la personne de Philippe Loiseau, dont la liste a réalisé un score de 27,12 %, plus élevé qu'au niveau national (24,86 %).

Majorité départementale (GAEL), UMP, UDI, divers droite

vignette|150px|droite|Logotype de la majorité départementale La majorité départementale sortante, réunie sous l'étiquette « Gagner avec l'Eure-et-Loir » (GAEL) a communiqué le la liste des candidats qu'elle soutient officiellementL'Écho républicain, Départementales 2015 : la droite engagée «sur les vrais enjeux du territoire» http://www.lechorepublicain.fr/eure-et-loir/actualite/pays/pays-dunois/chateaudun/2015/03/14/departementales-2015-la-droite-engagee-sur-les-vrais-enjeux-du-territoire_11365909-6974.html: Anet : Évelyne Lefebvre et Francis Pequenard ; Auneau : Dominique Leblond et Sylvie Marin ; Brou : Françoise Hamelin et Claude Térouinard ; Chartres 1 : Karine Dorange et Daniel Guéret ; Chartres 2 : Élisabeth Fromont et Franck Masselus ; Chartres 3 : Élisabeth Barrault et Rémi Martial ; Châteaudun : Alice Baudet et Joël Billard ; Dreux 1 : Christophe Le Dorven et Florence Henri ; Dreux 2 : Sylvie Honneur et Jacques Lemare ; Épernon : Claudette Ferey et Jean-Paul Mallet ; Illiers-Combray : Laure de La Raudière et Bernard Puyenchet ; Nogent-le-Rotrou : Pascale de Souancé et Luc Lamirault ; Saint-Lubin-des-Joncherets : Christelle Minard et Gérard Sourisseau ; Voves : Delphine Breton et Albéric de Montgolfier.

Bien que les élus UMP et UDI siègent actuellement dans le même groupe « Gagner avec l'Eure-et-Loir », ces deux partis ont parfois investi des candidats concurrents ou concurrents des candidats soutenus par la majorité départementale. C'est le cas à Auneau et Épernon où l'UMP a investi un binôme face à celui soutenu par l'UDI et la majorité départementale. C'est également le cas à Lucé où l'UDI et l'UMP ont respectivement investi un binôme (aucun n'étant publiquement soutenu par la majorité départementale).

Au total l'UMP a investi ou soutient des candidats dans 14 cantons sur 15, l'UDI dans 9 cantons sur 15..

En dehors des investitures et soutiens de la majorité départementale, de l'UMP ou de l'UDI, il n'existe qu'une candidature divers droite indépendante, sur le canton d'Anet.

Selon le journal Le Monde, la victoire de la droite serait assurée. Le scrutin permettra d'établir le rapport de force entre les proches du député, maire de Chartres, Jean-Pierre Gorges et ceux du président sortant du conseil général Albéric de Montgolfier, au sein de l'UMP locale.. Sur les 24 candidats soutenus par l'UMP et la majorité départementale, 6 candidats sont proches du maire de Chartres : cinq adjoints au maire de Chartres sont candidats (dont Daniel Guéret, par ailleurs président du comité départemental de l'UMP) auquel il est possible d'ajouter Rémi Martial, ancien conseiller municipal de Chartres, actuel maire de Lèves et candidat sur le canton de Chartres 3. Sur les cantons de Lucé, Auneau et d'Épernon, les candidats UMP non soutenus par Albéric de Montgolfier, sont également considérés comme proches de Jean-Pierre Gorges qui a soutenu leur investiture. Au total, ses candidats sont donc positionnés dans 6 cantons sur 15.

ELAN, PS, PRG, divers gauche

vignette|150px|droite|Logotype des listes « Eure-et-Loir ambition nouvelle » La minorité sortante (groupe des élus de gauche PS, divers-gauche, PRG) se présente aux élections sous la bannière « Eure-et-Loir ambition nouvelle » (ELAN), et a publiquement communiqué une liste officielle de candidats qu'elle soutient le L'Écho républicain Départementales 2015 : la gauche traditionnelle absente dans deux cantons d'Eure-et-Loir http://www.lechorepublicain.fr/eure-et-loir/actualite/2015/03/07/departementales-2015-la-gauche-traditionnelle-absente-dans-deux-cantons-d-eure-et-loir_11354217-6974.html : Anet : Nicolas Groch, Sylvie Legros Auneau : Sylviane Boens, Yves Marie ; Chartres 1 : Christian Gigon, Sandra Renda ; Chartres 2 : André Chaubeau, Annie Despocq ; Chartres 3 : Nicolas André, Maryse Legrand ; Châteaudun : Michèle Simonin, Fabien Verdier ; Dreux 1 : Gisèle Boullais, Daniel Frard ; Dreux 2 : Alain Fillon, Nora Husson ; Épernon : Michel Deprez, Michèle Martin ; Illiers-Combray : Jacky Jaulneau, Nathalie Martins ; Lucé : Marie-Pierre Lemaître-Lezin, Xavier Roux ; Nogent-le-Rotrou : Corinne Lamirault, Philippe Ruhlmann ; Voves : Annie Fleury, Henri Kaminska.

La minorité n'a donc pas été en mesure de présenter des candidats dans les cantons de Brou et Saint-Lubin-des-Joncherets.

La très grande majorité des candidats de l'ELAN sont membres du PS ou étiquetés divers gauche. Le Parti radical de gauche (qui est à la tête de plusieurs villes dans le département : Lucé, Nogent-le-Rotrou, Champhol) est représenté sur le canton de Chartres 1 par Christian Gigon (conseiller général sortant) et Dreux 2 (Nora Husson). Europe Écologie Les Verts compte également une candidate sur ce même canton en la personne de Sandra Renda (conseillère régionale).

Front de gauche

vignette|150px|droite|Logotype du Front de gauche Le Front de gauche est quant à lui présent dans 14 cantons sur 15 (pas de candidat sur Saint-Lubin-des-Joncherets). Principalement représenté par des membres du PCF, il est également allié à Europe Écologie Les Verts sur le canton de Dreux-2. Le Parti de gauche est représenté sur le canton de Brou (Willy Proust) où il se présente en binôme avec Ensemble (Micheline Cognard)Site de campagne des candidats du Front de gauche sur le canton de Brou http://brou2015.fdg28.net/index.html ainsi que par Marie-France Mouly sur le canton d'ÉpernonSite de la fédération départementale du Parti de gauche http://28.lepartidegauche.fr/?p=1059. Ensemble présente également un candidat sur le canton de Chartres-2L'Echo républicain http://www.lechorepublicain.fr/eure-et-loir/actualite/pays/pays-chartrain/2015/03/20/le-front-de-gauche-naccepte-pas-labnegation-ambiante-sur-le-canton-de-chartres-2_11371925.html.

Front national

vignette|150px|droite|Logotype du Front national pour les élections départementales 2015 Le Front national est présent dans tous les cantons. Selon le journal Le Monde, il « vise le second tour dans les trois quarts des cantons, et espère en décrocher deux. ».

Sortants, personnalités

Sur 29 conseillers généraux sortants, 19 se représentent (11 de la majorité sortante, 8 de la minorité), soit 65,5 % (12 % au niveau nationalhttp://www.harrisinteractive.fr/news/2015/Results_HIFR_harris_18022015.pdf). Dix-huit le sont sur un canton correspondant au moins partiellement au canton sur lequel ils sont actuellement élus, un (Jacques Lemare sur Dreux-2) se présente sur un autre canton. Les élus sortants représentent donc 15,3 % des candidatures (22 % au niveau national).

Albéric de Montgolfier, président sortant du conseil général et sénateur, est candidat sur le canton de Voves. Deux députés sont également candidats. Laure de La Raudière en tant que candidate titulaire sur le canton d'Illiers-Combray et Olivier Marleix, en tant que candidat remplaçant sur celui d'Anet (dont il a été conseiller général jusqu'en ). Un ancien sénateur, Joël Billard (sur Châteaudun) et un ancien député, Jacky Jaulneau (sur Illiers-Combray) sont également candidats.

Jean-Pierre Deutsch, père de l'acteur et écrivain Lorànt Deutsch, est candidat sans étiquette (répertorié divers droite par la préfecture) sur le canton d'Anet.

Redécoupage des cantons

Le redécoupage des cantons corrige les disparités démographiques très importantes qui existaient jusqu'alors ( pour le canton le moins peuplé à pour le plus peuplé). Il pourrait conduire à un rééquilibrage politique, qui au vu de l'étiquette politique des conseillers généraux sortants, pourrait favoriser la gauche.

En effet, plusieurs cantons, trop peu peuplés, disparaissent au profit de cantons plus grands : La Ferté-Vidame, Authon-du-Perche, Orgères-en-Beauce, Voves, Janville, Senonches, Thiron-Gardais, La Loupe, Brezolles, Cloyes-sur-le-Loir, Bonneval, etc. Cette suppression de «petits cantons» limitera arithmétiquement la représentation des zones rurales, souvent favorables à la majorité sortante.