Grades et rangs vignette|Le fusilier-grenadier à pied de la Garde impériale, soldat emblématique de l'Empire, a un uniforme caractéristiqueHabit-veste bleu impérial à collet bleu ou écarlate, à revers blancs, à épaulettes à franges écarlates, à retroussis brodés de grenades en laine jaune et à basques ornées de fausses poches passepoilées d'écarlate. Le gilet à fausses poches et boutons de cuivre ornés de l'aigle est en drap blanc, comme la culotte recouverte des hautes guêtres de basin à boutons blanc. Son fameux bonnet à poils en peau d'ours (appelé « ourson »), orné d'une plaque de cuivre frappée de l'aigle et d'un plumet (dont la couleur change selon de type de soldat) n'est pas porté lors des combats, contrairement aux représentations populaires. Le havresac en peau de chèvre contient ses effets (linge de rechange, souliers), les cartouches de réserve et le pain. Il est équipe de larges bandoulières en buffleterie blanche qui se croisent sur sa poitrine : le baudrier qui sert à transporter le sabre et la baïonnette et la banderole qui sert à transporter la giberne de cuir noir contenant trente-cinq cartouches réglementaires. Ses principales armes sont le fusil Charleville à capucine de fer et le sabre briquet muni d'une dragonne a remplacé l'épée chez les grenadiers vers 1760. Bijou indispensable, la boucle d'oreille est sa première dépense en arrivant au corps. Source : .. Officiers généraux Maréchal d'Empire (il s'agit d'une dignité) ; Colonel-Général (il s'agit d'une dignité) ; Général en Chef (grade supprimé en 1812) ; Général de Division, ou Lieutenant-Général Général de Brigade, ou Maréchal de Camp; Général Chef d'état Major;(Major-Général dans la Garde,il s'agit d'une fonction); Général Aide de Camps;(il s'agit d'une fonction); Adjudant-Commandant (grade existant seulement dans les états-majors).

Officiers supérieurs Colonel ; Colonel en Second ; Major ; Major en Second ; Chef de Bataillon (infanterie), ou Chef d'Escadron (cavalerie et artillerie).

Officiers subalternes vignette|Épaulette de sous-lieutenant Capitaine-Adjudant-Major (c'est une fonction plus qu'un grade, il est adjoint du Major) ; Capitaine ; Lieutenant ; Sous-Lieutenant; Aspirant;

Sous-officiers adjudant ; adjudant sous-officier ; sergent-major, ou maréchal des logis-chef ; sergent, ou maréchal des logis.

Soldats vignette|Chez les grenadiers de la Vieille Garde, le port de la moustache, des favoris en crosse de pistolet et des cheveux longs portés en cadenettes avec la queue, un anneau d'or à l'oreille, contribue à leur donner cette silhouette de grognard.

caporal-fourrier, ou brigadier-fourrier ; ce n'est pas un grade, mais une fonction, qui implique notamment la gestion des registres de soldes d'habillement. caporal, ou brigadier ; soldats des compagnies d'élite : grenadier, chasseur, voltigeur, tirailleur, etc. (infanterie) ; dragon, chasseur, chevau-léger (cavalerie) ; canonnier, artilleur, pontonnier (artillerie) ; ou sapeur, mineur (génie); conducteur (train). Les carabiniers et les cuirassiers sont d'office des soldats d'élite. soldats des autres compagnies : fusilier, chasseur (infanterie) ; dragon, chasseur, chevau-léger (cavalerie) ; artilleur, canonnier, pontonnier (artillerie) ; sapeur, mineur (génie) ; conducteur (train) ; tambour, sonneur (infanterie légère), clairon, musicien.

De plus, tous les soldats de la Garde impériale ont préséance sur les soldats de rang équivalent des autres corps. Ainsi un chasseur d'un régiment de chasseurs à pied de la Garde équivaut à un caporal de l'infanterie légère.

Vie du soldat napoléonien thumb|right|Soldats s'approvisionnant auprès d'une marchande ambulante.

Les militaires, aussi bien en campagne qu'en temps de paix ou lors des manœuvres, bénéficiaient d'un billet de logement utilisé pour réquisitionner les logements notamment pour les nombreux mercenaires étrangers qui avaient , d'où l'expression . Lors de la retraite de Russie, les soldats napoléoniens défaits ne pouvaient se prévaloir de ce billet : ils frappaient aux portes de l'habitant en donnant du « cher ami », en vain car ils étaient perçus comme des mendiants. Depuis, le terme est resté dans le vocabulaire russe, « cheramijnik » ou « cheramiga » désignant une personne considérée comme fourbe ou pique-assietteLe grand quiz des histoires de France émission RTL, 10 avril 2011.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Pertes humaines lors des guerres napoléoniennes Jean-Roch Coignet

Bibliographie Marcel Baldet, La Vie quotidienne dans les Armées de Napoléon, Hachette, 1964 Alan Forrest, Napoleon's Men: The Soldiers of the Revolution, Hambledon and London, 2002 Collectif (sous la direction de Jacques-Olivier Boudon): Armée, Guerre et Société à l'époque napoléonienne, Collections de l'Institut Napoléon , 2004

Liens externes Les Grognards de Napoléon Derniers jours de l'armée napoléonienne : la biologie réécrit l'histoire. Article du CNRS consacré aux victimes militaires des maladies infectieuses pendant la retraite de Russie Les soldats allemands dans l’armée napoléonienne d’après leurs autobiographies : micro-républicanisme et décivilisation. Article traitant notamment de la discipline dans les armées napoléoniennes War History online:New breed soldier French Revolution made Napoleons career possible

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