vignette|Jules Richomme, Chat Aux Aguets. Jules Richomme, né le à Paris et mort dans la même ville le , est un peintre, dessinateur et graveur français.

Biographie Né dans une famille de graveurs, d'imprimeur et d'éditeur de partitions de musiqueDont Charles-Nicolas Richomme qui a gravé les œuvres de Rousseau, Bach ou Saint-Just., Jules Richomme est le fils unique de Théodore Richomme, graveur en taille-douce et membre de l'Institut. Il est d'abord l'élève de son père avant d'être celui de Michel Martin Drolling à l'École des beaux-arts de Paris. Jules Richomme échoue au concours du prix de Rome en 1838 puis en 1840.

Il épouse la chanteuse lyrique soprano Camille Jenny Paupaille (née en 1835) que Jean-Auguste-Dominique Ingres apprécie dans ses concerts de salon. Le couple a une fille, Jeanne Richomme Raunay (1863-1942)histoire-vesinet.org., qui fut une artiste lyrique mezzo-soprano, mariée à l'écrivain et critique d'art André BeaunierQui êtes-vous ? : Annuaire des contemporains ; notices biographiques, Volume 3, Paris, 1924, .« Madame André Beaunier, Jeanne Raunay née Richomme, artiste lyrique (1868-1942) », Histoire du Vésinet..

Richomme est également le père de l'acteur de théâtre Camille Richomme dit Dumény (1857-1920), enfant qu'il a adopté. Il entretient une correspondance remarquable pendant toute sa vie avec son ami le musicien Charles Gounod dont des éléments furent publiés par son gendre André Beaunier.

Carrière Jules Richomme débute au Salon de 1833 où il présente des dessins. Par la suite, il expose des scènes de genre, des tableaux religieux et surtout des portraits. Il obtient une médaille de au Salon de 1840 et une médaille de au Salon de 1842, avec rappel en 1861 et 1863. Parmi les sujets historiques et religieux, on trouve des épisodes de la vie de Jeanne d'Arc, de François et de Jacques Cœur.

En 1847, il voyage en Italie, à Rome en particulier, où il est reçu par Ingres et retrouve le peintre Alfred de CurzonAlfred de Curzon, peintre (1820-1895) : sa vie et son œuvre d'après ses souvenirs, ses lettres, ses contemporains (en ligne)..

Jusqu'à ce voyage en Italie, Jules Richomme avait donné des preuves . Il change sa manière, alors, . Il obtient une mention honorable à l'Exposition universelle de 1855.

En 1855-1856, il partage avec Camille Corot la décoration des chapelles de la Vierge et de Saint-Nicolas pour l'église de Ville-d'Avray.

Également graveur, il illustre des sujets tirés de la Bible, en particulier Ève se regardant dans une mare et Adam et Ève chassé du paradis. Il côtoie Théophile GautierArlette Michel, Loïc Chotard, L'esthétique dans les correspondances d'écrivains et de musiciens, -, Paris, ..

Il réalise la décoration de la chapelle Saint-Vincent-de-Paul de l'église Saint-Séverin à Paris en 1861. En 1863, il peint les chapelles des fonts baptismaux et de la Vierge de l'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Bercy. Il réalise des peintures pour la Cour d'assises de la Seine en 1868, et en 1865 un Christ législateur bénissant Saint Pierre et Saint Paul pour l'église Saint Pierre et Saint Paul de Rosheim dans le Bas-RhinCatalogue illustré du Salon de 1865, Société des artistes français, Paris, 1865, .

Il aurait été nommé chevalier de la Légion d'honneurCette nomination est signalée dans les livres de la bibliographie mais ne figure pas dans la base Léonore. lors de l'Exposition universelle de 1867 pour sa toile Saint Pierre de AlcantaraAdolphe Bitard, Dictionnaire général de biographie contemporaine française et étrangère, Éd. Levy et Cie, 1887, ..

En 1871, Jules Richomme réalise différentes vues de Paris en ruine, rues et bâtiments du Palais des Tuileries, du Palais de Justice et de l'Hôtel de Ville détruits.

L'État lui commande des décorations pour le théâtre de Cherbourg en 1879.

Enseignement et dernières années Jules Richomme est également professeur. Parmi ses élèves se trouvent le peintre Alphonse Louis Galbrund (1810-1885) searchengine.org.uk..

À la fin de sa vie, son atelier était situé au 15, cité Pigalle à Paris.

Jules Richomme meurt à Paris le Acte de décès à Paris , n° 4801, vue 16/31..

Réception critique En 1844, la revue Les Beaux-Arts, Illustration des Arts et de la Littérature considère que Jules Richomme et son Saint Sébastien délivré par les saintes femmes, rivalise avec Antoine Étex au SalonLes Beaux-Arts, Illustration des Arts et de la Littérature, volume 3, (en ligne)..

En 1848, la Revue des deux mondes considère que Jules Richomme appartient à l'école tempérée Revue des deux Mondes, 1848, (en ligne)..

En 1857, Jules Verne, alors critique du Salon, note que le Saint Nicolas de Jules Richomme est d'un Jules Verne, Salon de 1857 : Nouvelle édition augmentée (en ligne)..

En 1888, dans L'art ochlocratique, Joséphin Peladan persifle le dessin de Jules Richomme : Joséphin Peladan, L'art ochlocratique les salons de 1882 et 1883, Paris, Camille Dalou éditeur, 1888, .

Distinctions

Œuvres exposées au Salon 1833 : Portrait , avocat dessin. 1836 : Jeune femme et son enfant. 1837 : La Sainte Famille, dessin d'après Raphaël. 1839 : Portrait de . 1840 : Portrait d'homme. 1842 : Abraham par le conseil de Sara prend Agar pour femme ; Portrait de femme. 1843 : Saint Pierre repentant. 1844 : Saint Sébastien délivré par les saintes femmes ; Portrait du colonel de Saint A… ; Portrait d'homme. 1845 : Incrédulité de saint Thomas ; Portraits des enfants de . 1848 : Le Christ apparaît à saint Martin, Le Repentir de saint Pierre ; Léda. 1849 : Érigone ; La Fiancée du roi de Garbe. 1850 : Conversion de la Madeleine ; Portrait de ; Portrait de ; Vue de Saint-Pierre de Rome vue de la villa Pamfili-Doria ; Vue des Casius Corsini et Valentini, rue de la ville Pamfili-Doria à la porte San Pancrace ; Vue du pont Lamentano ; Vue de la tour de Cervaro (route de Rome à Tivoli). 1852 : Mendiante italienne, États Romains. 1853 : Jésus guérissant un paralytique ; L'Amour fuyant l'ivresse ; Portrait de femme. 1855 : Notre Seigneur Jésus-Christ guérit une femme malade ; Portrait de ; Portrait de ; Portrait de , curé de Saint-Séverin ; Portrait de . 1857 : Saint Nicolas sauvant des matelos ; Portrait de , conseiller d'État, maire du . 1859 : Portrait de ; Portrait de , architecte paysagiste. 1861 : Laissez venir à moi les petits enfants ; Décoration d'une partie de la chapelle de Saint-Vincent-de-Paul dans l'église Saint-Séverin de Paris, esquisse ; L'Étude interrompue ; Jeune mère, souvenir d'Italie ; Portrait de femme. 1863 : Consolatrix afflictorum (pour l'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Bercy) ; Portrait de ; Portrait de . 1864 : Saint Pierre d'Alcantara guérissant un enfant malade, réexposé en 1867 ; La Leçon de lecture. 1865 : Le Baptême de Jésus-Christ ; Portrait d'enfant. 1866 : La Décollation de saint Jean-Baptiste. 1867 : Portrait de ; La famille P… portraits en costume Louis XIII. 1868 : Christ en croix ; Portrait du docteur Charles V…. 1869 : Portrait de . 1870 : Châteaux en Espagne ; L'Adoration des bergers (carton pour la chapelle de l'Annonciation de la cathédrale Saint-André de Bordeaux). 1872 : Vergiss mein nicht ; Portrait d'enfant. 1873 : Consolation ; L'Éducation d'Achille. 1874 : Les Tuileries après la Commune, aquarelle ; Le Point du Jour après l'entrée de l'armée de versailles, , aquarelle ; L'Hôtel de ville après l'incendie, , aquarelle, Toilette ; Ne réveillez pas un chat qui dort. 1875 : L'Averse ; La petite Paresseuse ; Première leçon de violon. 1876 : La Colombe ; Portrait de la marquise Ginovi. 1877 : Femme arabe ; La Poupée chinoise. 1878 : Portrait de . 1879 : Portrait de ; Veilleuse. 1880 : Portrait de ; Portrait. 1881 : Le Repas chez le pharisien. 1882 : Amours en chasse ; Au Prado, Marseille.

Œuvres dans les collections publiques

Paris : église Saint-Paul Saint-Louis : Saint Joseph et l'Enfant, 1870. église Saint-Séverin, chapelle Saint-Vincent-de-Paul : Saint-Vincent-de-Paul plaidant la cause des enfants trouvés, peinture murale.. musée Carnavalet : Tannerie sur la Bièvre, vers 1892, huile sur toile. La Vierge présentant l'Enfant Jésus à saint Vincent de Paul (esquisse). 1857 Esquisse pour l'église Saint-Paul-Saint-Louis : Saint Joseph et l'Enfant; Esquisses pour l'église Saint-Paul-Saint-Louis. 1870. Une sœur de charité, 1857. La Cour du Heaume, rue Pirouette, 1895 Le marchand d'écrevisses, 1895 Portail des Tuileries après l'incendie de 1871, Aquarelle, 1871. Le Point du Jour après l'entrée de l'armée de versailles, mai 1871, aquarelle. L'Hôtel de ville après l'incendie, mai 1871, aquarelle. musée du Louvre : fonds de dessins ; Femme nue, debout, huile sur toile sur contreplaqué. musée d'Orsay : Joseph et ses frères, huile sur toile sur contreplaqué. Musée des Arts décoratifs: portrait d'Alexandrine Grandjean, huile sur toile, 1887. Rouen : Musée des Beaux-Arts : Persée et Andromède, huile sur toile, 1836. Besançon : Musée des Beaux-arts et d'archéologie : Décollation de saint Jean-Baptiste, 1866.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Émile Bellier de La Chavignerie, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, tome 2, Paris, Librairie Renouard, 1885, (en ligne). Geneviève Lacambre, Jacqueline de Rohan-Chabot, Le Musée du Luxembourg en 1874, Paris, Éditions des Musées nationaux, 1974, .

Liens externes

« Jules Richomme » sur la base Arcade. « Jules Richomme » sur la base Joconde. « Jules Richomme » sur le site du Centre national des arts plastiques.

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