vignette|Deux pages manuscrites d'un livre astronomique écrit en ajami, provenant de Tombouctou. L’ajami (en arabe ʿaǰamī) est un ensemble d’alphabets dérivés de l’alphabet arabe, utilisés en Afrique. Ces alphabets ont été ou sont encore utilisés en Afrique de l’Ouest, pour l’écriture du haoussa, du peul, du yoruba,du wolof, du diola-fogny et de plusieurs langues mandingues comme le mandinka, le bambara et le dioula, en Afrique de l’Est pour l’écriture du swahili ou du somali ou encore en Afrique centrale. En Afrique de l’Ouest, une harmonisation a été organisée par l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) et l’Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (Isesco) au niveau international. Au niveau national, les ajamis sont normalisés au Sénégal avec les caractères coraniques harmonisés et au Tchad avec l’alphabet national tchadien.
Au dix-neuvième siècle, dans le Sahel, les ajamis pouvaient être utilisés par les pèlerins se rendant à la Mecque, pour des correspondances privées avec leurs familles et leurs communautés. Ces messages étaient lus en public, la langue étant comprise des familles contrairement à la langue arabe, savante. Ainsi, al-Hajj Musa ibn Hissein venant de Bornou utilise ce système d'écriture dans ce contexte.
Variantes Afrique de l’Ouest Ashanti Balanta-ganja Dagbani Diola-fogny Hausa Langues mandés (soninké,bambara, dioula, mandinka, etc.) Nupe Peul Wolofal Yoruba Afrique de l’Est Somali Swahili (shimaore, chimwiini)
Bibliographie
Références
Voir aussi Articles connexes Alphabet national tchadien Aljamiado Caractères coraniques harmonisés Jawi Old-kanembu
Liens externes
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