Implanté à Arcueil (Val-de-Marne), le commandement de la gendarmerie outre-mer (CGOM) est un état-major du niveau « région zonale »En France métropolitaine, il existe une région zonale de gendarmerie pour chacune des sept zones de défense et de sécurité. Tout comme les commandants des autres régions, le général commandant une région zonale est subordonné au directeur général de la Gendarmerie nationale, mais il exerce des responsabilités supplémentaires, comme le commandement des formations de gendarmerie mobile et des unités aériennes implantées dans sa zone. Il est l'interlocuteur du préfet de zone de défense. de la Gendarmerie nationale françaiseLe mot « gendarmerie », lorsqu'il désigne l'organisme d’État à caractère unique, e.g. dans les expressions « la Gendarmerie » ou « la Gendarmerie nationale », prend une majuscule comme cela est préconisé dans l'article sur les Wikipédia:Conventions typographiques, notamment au § Organismes uniques et au § Unités militaires ; dans les autres cas, il garde la minuscule, comme pour la « gendarmerie mobile » ou les « forces de gendarmerie ». qui administre les personnels implantés en outre-mer, en ambassades et en opérations extérieures. La gendarmerie prévôtale est également sous son autoritéEntre le et le la gendarmerie prévôtale était directement rattachée à la direction générale de la Gendarmerie nationale. Les escadrons de gendarmerie mobile (EGM) déplacés pour renforcer le dispositif territorial ultra-marin ou en opérations extérieures (OPEX) passent également sous son commandement pendant le temps de leur mission.

Gendarmerie outre-mer Présentation et missions La gendarmerie est présente dans tous les départements et collectivités territoriales d'outre-mer. Elle compte : , , , , et civilsSource : Gendarmerie nationale - Service communication du GCOM le 20 février 2015.. Les gendarmes servant en outre-mer sont le plus souvent des gendarmes départementaux, affectés pour une durée de 3 à .

On trouve dix commandements de la Gendarmerie ou COMGEND, qui sont établis dans les départements (DOM) ou communautés (COM) d'outre-mer : Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie française, La Réunion, Mayotte, Guyane, Martinique, Guadeloupe, Îles du Nord (Saint-Barthélemy et Saint-Martin) et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Outre les missions traditionnelles exercées en métropole, la gendarmerie d'outre-mer assure dans certains territoires des fonctions et missions particulières (syndic des affaires coutumières, examinateur du permis de conduire, fonctionnaire huissier…).

Historique Sous l'Ancien Régime, la police des colonies est confiée soit à des régiments soit à des milices constituées de colons et commandées par des officiers du roi. En 1716, le gouverneur général de la Martinique, Duquesne y crée une première compagnie de la Maréchaussée (qui est l'ancêtre de la Gendarmerie). Une deuxième compagnie est implantée à Saint-Domingue en 1721 par le gouverneur général, le marquis de Sorel et une troisième à l'île Bourbon (La Réunion) en 1764 Collectif, Historique de la Gendarmerie (guide de recherche) sur le site du Service Historique de la Défense. Consultable en ligne (voir lien externe ci-dessous). Sections outre-mer rédigées par Y. Galera.. Ces compagnies de maréchaussée ne relèvent toutefois pas de la Connétablie et Maréchaussée de France mais, sur le plan local, de l'autorité exclusive des gouverneurs et, sur le plan central, du secrétariat à la marine Source : Besson (Général) et Collectif, Encyclopédie de la Gendarmerie Nationale, tome II, Éditions SPE Barthelemy Paris 2005. , p. 250..

En 1791, comme en métropole, la Gendarmerie remplace la MaréchausséeOu les milices là où la maréchaussée n'était pas implantée.. Toutefois, dans certaines colonies, les missions de police restent confiées aux troupes de marine ou à des formations indigènes. Mais pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire la France, qui a perdu la maîtrise des mers, perd toutes ses colonies entre 1803 et 1810 pour ne les récupérer qu'à la Seconde Restauration. Revenue avec la souveraineté française, la gendarmerie devient gendarmerie coloniale, puis,en 1825, Gendarmerie au service militaire des colonies avant de prendre, par ordonnance du , l'appellation de Gendarmerie des colonies. À l'avènement du Second Empire, elle compte moins de 500 hommes répartis entre quatre compagnies (Martinique, Guadeloupe, Réunion et Guyane) et quatre détachements (Saint-Pierre-et-Miquelon, Sénégal, Nouvelle-Calédonie et Tahiti), auquel s'ajoutera un cinquième détachement en Cochinchine en 1861, transformé en compagnie en 1868. En 1870, ses effectifs atteignent , en 1900, 865 et en 1940 un millier d'hommes répartis en une quinzaine de détachements.

L'implantation de la gendarmerie suit la colonisation et des détachements de gendarmerie sont organisés en Afrique-Équatoriale française (AEF), en Afrique-Occidentale française (AOF) et à Madagascar. Certains territoires (Tchad, Gabon, Madagascar) voient également la création de formations d'auxiliaires indigènes. Cette présence prendra fin lors de la décolonisation, à partir de 1954 pour l'Indochine et à partir de 1960 pour le continent africain.

En 1946, les colonies deviennent soit des départements soit des territoires d'outre-mer et en 1956-1957, les territoires d'outre-merÀ l'époque Nouvelle-Calédonie, Côte française des Somalis, Comores, Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna. acquièrent une autonomie partielle.

En 1948, les détachements coloniaux sont rattachés au nouveau ministère de la France d'outre-mer (loi du ). En 1957 sont créés un cadre d'outre-mer destiné à seconder les personnels de la gendarmerie servant outre-mer ainsi qu'un corps de gardes auxiliaires de gendarmerie d'outre-mer. Ces derniers seront intégrés au sein des gendarmes auxiliaires par décret en .

En 1960, les effectifs de la gendarmerie d'outre-mer atteignent , et et gardes auxiliaires. mais la décolonisation se traduira par une diminution significative des effectifs qui seront progressivement ramenés à environ aujourd'huiOu environ si l'on inclut les escadrons de gendarmerie mobile déplacés..

Administrée directement par le ministère de la France d'outre-mer de 1948 à 1958, la gendarmerie d'outre-mer relève ensuite du centre d'administration de la gendarmerie d'outre-mer de Marseille (CAGOM) de à 1987 puis du Centre d'administration de la gendarmerie nationale (CAGN) tandis qu'un Commandement des forces de gendarmerie outre-mer (CFGOM) dépendant directement du directeur de la gendarmerie et de la justice militaire est créé le . Supprimé en 1987, il sera remplacé le par un nouveau Commandement de la Gendarmerie outre-mer (CGOM) Source : Collectif, Encyclopédie de la Gendarmerie Nationale, tome III, Éditions SPE Barthelemy Paris 2006. .

Les différentes formations relevant du CGOM (Légion Antilles-Guyane, commandements territoriaux divers) ont été progressivement remplacées entre 1999 et 2004 par la structure actuelle articulée en COMGENDCommandements de la gendarmerie pour la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, la Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre et Miquelon, la Réunion, Mayotte et la Polynésie..

Organisation vignette|Gendarmerie à Leava, Wallis-et-Futuna vignette|Poste de commandement du PGHM de La Réunion - 2017

L’État-major du CGOM

Implanté à Arcueil (Val-de-Marne), il est organisé comme un état-major de région zonale Circulaire n° 7000/GEND/DOE/SDOE/BE du 11 juillet 2012 relative à l'organisation des états-majors du commandement de la gendarmerie outre-mer et des commandements territoriaux de la gendarmerie outre-mer https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=35545 : Commandant CGOM Cabinet-communication Chargé de mission Section pilotage, évaluation, contrôle de gestion Commandant en second Chef d'état-major Section commandement Bureau des personnels Bureau organisation emploi Bureau des soutiens et des finances

Les États-majors des commandements de gendarmerie territoriaux (COMGEND)

Dans chaque département ou territoire, on trouve un COMGEND dont l'état-major est organisé comme suit : Commandant COMGEND Officier-adjoint Renseignement Officier-adjoint Police Judiciaire Commandant en second Chef d'état-major Section commandement Bureau des personnels Bureau organisation emploi Bureau des soutiens et des finances

En 2024, il existe dix COMGEND dont sept sont commandés par un général de brigade : Commandement de la gendarmerie de la Guadeloupe (COMGENDGP) Commandement de la gendarmerie de Saint-Barthélemy et Saint-Martin (COMGEND SBSM) Commandement de la gendarmerie de la Guyane française (COMGENDGF) Commandant de la gendarmerie pour la Nouvelle-Calédonie (COMGENDNC) Commandement de la gendarmerie de La Réunion (COMGENDRE) Commandement de la gendarmerie de la Martinique (COMGENDMQ) Commandement de la gendarmerie de Mayotte (COMGENDYT) Commandement de la gendarmerie pour la Polynésie française (COMGENDPF) Commandement de la gendarmerie pour Saint-Pierre-et-Miquelon (COMGENDPM) Commandement de la gendarmerie de Wallis-et-Futuna (COMGENDWF).

Les unités territoriales 18 communautés de brigades (COB) et territoriales autonomes (BTA) 20 compagnies 2 postes permanents (Îles du Salut et Les Trois Mares).

Les unités spécialisées 16 brigades motorisées (Bmo) 3 escadrons départementaux de la sécurité routière (EDSR), 18 pelotons de surveillance et d'intervention de la Gendarmerie (PSIG), 9 brigades nautiques (BN), 18 brigades de recherches (BR) et de recherches (SR), 6 brigades de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ), 1 peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM), 7 Brigades départementales de renseignements et d'investigations judiciaires (BDRIJ), 5 sections aériennes de gendarmerie (SAG) et de gendarmerie des transports aériens (BGTA), 1 Centre de conduite des opérations de la mission Harpie en Guyane (CCO)

Il existe également un Peloton de Surveillance et d'Intervention à Cheval (PSIC) à Népoui (Nouvelle-Calédonie).

Les unités de maintien de l'ordre et de renfort de sécurité publique générale Plus d'une vingtaine d'escadrons de gendarmerie mobile, relevés tous les 3 ou . 2 états-majors de groupement de gendarmerie mobile.

depuis la réforme du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) du (parfois appelée GIGN 3.0) les sept antennes du GIGN implantées outre-mer sont, comme les sept antennes de métropoles, pleinement intégrées au GIGN, tant administrativement qu'opérationnellement Arrêté du 26 juillet 2021 relatif aux attributions et à l’organisation du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale, lire en ligne .

Ambassades Les gardes de sécurité ont pour mission générale d'assurer la sécurité des locaux diplomatiques ou consulaires et de contribuer à la protection des informations qui y sont traitées. Cette mission est partagée avec la police nationale.

La gendarmerie compte dans diplomatiques.

Au sein de certaines ambassades, le poste de chef de sécurité opérationnel (CSO) est tenu par un militaire seul (un gradé) chargé d'organiser le service, de contrôler et de concevoir la sécurité du site. Ce personnel, qui supervise une équipe de taille variable en fonction du site, doit au préalablement avoir été affecté en ambassade en qualité de chef de détachement ou de garde.

En 2015, la gendarmerie occupe les postes de CSO suivants : Canada, Thaïlande, Taïwan et Arabie Saoudite.

Groupement des opérations extérieures Rattaché au CGOM, le groupement des opérations extérieures (GOPEX) est constitué de personnels affectés pour 4 ou en son sein. Il procure à la Gendarmerie nationale une capacité de projection en tous temps et en tous lieux au profit des instances internationales (ONU, EU….).

Les opérations relevant de sa compétence incluent :

missions de maintien de la paix et autres opérations extérieures