Le prix Russophonie est un prix littéraire qui récompense la meilleure traduction d’un ouvrage littéraire du russe vers le français quelle que soit la nationalité de son auteur. Le jury est composé d’universitaires, journalistes, écrivains : se sont succédé Andreï Makine, Andreï Kourkov, Agnès Desarthe, , Irène Sokologorsky, Natalia Jouravliova, Elena Balzamo, Gérard Conio, Françoise Genevray et Christine Mestre. Il est placé sous la présidence d’honneur de Tatiana Youmacheva-Eltsine.
Créé en 2006Le Prix Russophonie - Le Monde - Le Monde des Livres du 29 septembre 2006 à l’initiative de la Fondation Eltsine et de l’Association France-OuralCréation d'un prix littéraire de traduction du russe en français - dépêche AFP du 25 septembre 2006, le prix Russophonie a pour ambition de contribuer à promouvoir la littérature en langue russe, à mieux faire connaitre ses acteurs : auteurs, traducteurs, éditeurs et à créer un lien culturel fort entre la Francophonie et le monde russophone.
À la faveur de l'année croisée France-Russie en 2010, le prix Russophonie a donné naissance à un festival : Les Journées européennes du livre russe et des littératures russophones qui réunit chaque année des auteurs russophones et francophones« Les Journées du livre russe avec la remise du prix Russophonie pour les meilleures traductions du russe vers le français, des événements qui sont très attendus et ont maintenant leurs habitués » in .
Le prix Russophonie 2021-2022 a été remis lors des Journées européennes du livre russe et des littératures russophones le dans les salons de la Mairie du 5e arrondissement de Paris.
Liste des lauréats Années 2000 2007 - : Jean-Baptiste Godon pour la traduction de Au Diable Vauvert d’Evgueni Zamiatine (éditions Verdier) Mentions spéciales 2007 : Anne Coldefy-Faucard pour la traduction de Les Âmes mortes de Nicolas Gogol (Le Cherche midi) Henri Abril pour la traduction de Incident de Daniil Harms Éditions Circé Anne Kichilov pour la traduction de La Veilleuse des Solovki de (Éditions des Syrtes) Jacques Imbert pour la traduction de Les Cinq de Vladimir Jabotinsky (Éditions des Syrtes)
2008 - : Joëlle Dublanchet pour la traduction des livres Pathologies de Zakhar Prilepine (éditions des Syrtes) et de L’Année du mensonge d’Andreï Guelassimov (éditions Actes Sud), ex æquo Mentions spéciales 2008 : Lily Denis pour la traduction de Les Hauts de Moscou de Vassili Axionov (Actes Sud) Luba Jurgenson pour la traduction des Têtes interverties de Léonid Guirchovitch (Éditions Verdier) Nicolas Struve pour la traduction des Lettres de Marina Tsvétaéva à Konstantin Rodzévitch de Marina Tsvetaïeva (Éditions Clémence Hiver)
2009 - : Hélène Châtelain pour la traduction d’Éloge des voyages insensés de Vassili Golovanov (Éditions Verdier) Mentions spéciales 2009 : Claude Frioux pour la traduction de Jessie et Morgane de Alexandre Grine (L’Harmattan) Jacques Imbert pour la traduction de La Ravine de Sergueï Essénine (Éditions Harpo &) Marie-Noëlle Pane pour la traduction de Voyage à Briansk de Olga Sedakova (Éditions Clémence Hiver) Anne Coldefy-Faucard et Jacques Catteau pour la traduction de Victor Vavitch de Boris Stepanovitch Jitkov (Calmann-Lévy)
Années 2010 2010 - : ex-aequo Sophie Benech, pour la traduction du Conte de la lune non éteinte de Boris Pilniak (Éditions Interférences) et Christine Zeytounian-Beloüs pour sa traduction du poème Premier rendez-vous d’Andreï Bely (Éditions Anatolia)
2011 - : Luba Jurgenson pour sa traduction de Apologie de Pluchkine (De la dimension humaine des choses) de Vladimir Toporov (Éditions Verdier) et Julie Bouvard pour sa traduction de Le Syndrome de Fritz, de Dimitri Bortnikov (Noir sur blanc) Mentions spéciales 2011 : Anne Victoire-Charrin et Anne Coldefy-Faucard pour leur traduction de La Mère de dieu dans les neiges de sang de Erémeï Aïpine, éditions Paulsen Maud Mabillard pour la traduction de Opération betterave de Nicolas Bokov (Noir sur blanc) Yves Gauthier pour la traduction de Le Voyage de Mouri de (Gallimard)
2012 - : Anne-Marie Tatsis-Botton pour sa traduction de Souvenirs du futur de Sigismund Krzyzanowski (Éditions Verdier) Mentions spéciales 2012 : Anne Coldefy-Faucard pour sa traduction de La Tourmente de Vladimir Sorokine (Éditions Verdier) Bernard Kreise pour sa traduction de La Tête de mon père de Elena Botchorichvili (Éditions du Boréal) André Markowicz pour son ouvrage Le Soleil d’Alexandre, Le Cercle de Pouchkine (1802–1841), Anthologie poétique (Actes sud) Henri Deluy pour sa traduction de L’Amour, la poésie, la révolution de Vladimir Maïakovski (Le Temps des cerises)
2013 - : Hélène Henry-Safier pour sa traduction de Boris Pasternak biographie de Dmitri Bykov (Éditions Fayard) Mentions spéciales 2013 : Henri Abril pour sa traduction de La Baignoire d’Archimède, anthologie de l’Obériou (Éditions Circé) Jean-Claude Schneider pour sa traduction de Le Bruit du temps d'Ossip Mandelstam (Éditions Le Bruit du temps) Véronique Lossky, Nadine Dubourvieux, Luba Jurgenson pour leur traduction de Récits et essais, œuvres, tome 2 de Marina Tsvetaeva (Éditions du Seuil) Luba Jurgenson pour sa traduction de Schubert à Kiev de Léonid Guirchovitch (Éditions Verdier)
2014 - : Françoise Lhoest pour sa traduction des Lettres de Solovki de Pavel Florensky (Éditions L'Âge d'Homme) Mentions spéciales 2014 : Marina Berger pour sa traduction de Le Style et l’époque de Moïsseï Ginzbourg (Infolio éditions) Luba Jurgenson pour sa traduction de Le Livre du retour de Julius Margolin (Éditions Le Bruit du temps) Nina Kéhayan pour sa traduction de Portrait critique de la Russie de (Éditions de l'Aube) Yves Gauthier pour sa traduction de Ciel orange d’Andreï Roubanov (Éditions Ombres noires)
2015 - : Hélène Sinany pour sa traduction de Le Persan d’Alexander Ilichevsky (Gallimard) Mentions spéciales 2015 : Marianne Gourg-Antuszewicz pour sa traduction de Le Temps des femmes d’Elena Tchijova (Noir sur Blanc) Luba Jurgenson pour sa traduction de Camarade Kisliakov de Panteleïmon Romanov (Éditions Héros-Limite) Paul Lequesne pour sa traduction de Histoires de Cimetière de Boris Akounine (Grigori Tchkhartichvili) (Noir sur Blanc) Raphaëlle Pache pour sa traduction de Vongozero de Jana Vagner (Mirobole Éditions)
2016 - : Odile Belkeddar pour sa traduction de L'Insigne d'argent de Korneï Tchoukovski (École des Loisirs) Mentions spéciales 2016 : Anne Coldefy-Faucard pour sa traduction de La Joie du soldat de Viktor Astafiev (Éditions du Rocher) Jacques Duvernet pour sa traduction de Minsk cité de rêve de (Éditions Signes et Balises) Jacques Michaut Paterno pour sa traduction de Dernières Feuilles de Vassili Rozanov (Éditions des Syrtes) Anne-Marie Tatsis-Botton pour sa traduction de Les Quatre Vies d'Arséni : roman non historique d'Evgueni Vodolazkine (Éditions Fayard)
2017 - : Fanchon Deligne pour sa traduction de Le Couloir blanc : souvenirs autobiographiques : de la naissance à l'exil de Vladislav Khodassevitch (Éditions Interférences) Mentions spéciales 2017 : Marianne Gourg-Antuszewicz pour sa traduction de L'Hôtel du futur de Gaïto Gazdanov (Éditions Circé) Hélène Henry pour sa traduction de Le Voyage de Hanumân de (Éditions Le Tripode) Anne de Pouvourville pour sa traduction de Un poète fusillé, Vers choisis de (Éditions Gallimard) Macha Zonina pour sa traduction de Le Pont sur la Nerotch de Leonid Tsypkine (Christian Bourgois Éditeur)
2018 - : Yvan Mignot pour sa traduction de Œuvres : 1919-1922 de Velimir Khlebnikov, (Éditions Verdier) Mentions spéciales 2018 : Yves Gauthier pour sa traduction de L’ours est mon maître de Valentin Pajetnov (Éditions Transboréal) Cécile Giroldi pour sa traduction de Je suis Tchétchène de (Éditions Louison) Jean-Christophe Peuch pour sa traduction de Suicide de Mark Aldanov (Éditions des Syrtes) Christine Zeytounian-Beloüs pour sa traduction de Le Livre invisible suivi du journal invisible de Sergueï Dovlatov (Éditions La Baconnière)
2019 - : Christine Zeytounian-Beloüs pour sa traduction de L’Imparfait du temps passé de Grisha Bruskine (Nouvelles Editions Place) Mentions spéciales 2019 : Sophie Benech pour sa traduction de Voleur, espion et assassin de Iouri Bouïda (Gallimard) Maria-Luisa Bonaque pour sa traduction de Prague Nuit rouge de Pavel Pepperstein (Nouvelles Editions Place) Hélène Henry pour sa traduction de La Cartothèque de Lev Rubinstein (Éditions Le Tripode) Frère Bertrand Jeuffrain pour sa traduction de L’Enfant de sucre d’Olga Gromova (Les éditions des Quatre Vivants)
Années 2020 2020 - : Anne Coldefy-Faucard pour la traduction de Manaraga de Vladimir Sorokine (Editions l’Inventaire) Mentions spéciales 2020 : Hélène Henry-Safier pour la traduction de Le corps revient : Contre le lyrisme, (Nouvelles éditions Place) Emma Lavigne pour Zahhâk, le roi serpent de Vladimir Medvedev (Éditions Noir sur Blanc) Myriam Odaysky pour la traduction de Pérégrinations 1723-1747 de Vassili Grigorovitch-Barski (Éditions des Syrtes) Anne-Marie Tatsis-Botton pour la traduction de Mon siècle ma jeunesse d’Anatoli Mariengof (Éditions Noir sur Blanc)
2021 - : ex-aequo Yves Gauthier pour la traduction de Dersou Ouzala de Vladimir Arseniev (Editions Transboréal) et Andreï Vieru pour la traduction de Le Visiteur de marbre et autres œuvres théâtrales d'Alexandre Pouchkine, Editions Vendémiaire Mentions spéciales 2021 : Véronique Patte pour la traduction de Les aventures d’un sous-locataire de Iouri Bouïda (Gallimard) Marianne Gourg-Antuszewicz pour la traduction de La route d’hiver, Iakoutie 1922-1923 de (Editions Noir sur Blanc) Maud Mabillard pour la traduction de Le Manteau à martingale de Mikhaïl Chichkine (Éditions Noir sur Blanc)
Notes et références
Articles connexes Russophonie et Répartition géographique du russe : prix littéraire qui récompense la meilleure traduction d’un ouvrage littéraire du russe vers l'anglais créé en 2003 par l'. : prix littéraire qui récompense les auteurs qui écrivent en russe mais qui ne résident pas en Russie ; prix institué en 2005.
Liens externes Site du prix Russophonie Les Journées européennes du Livre russe et des littératures russophones Association France Oural
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