La gare d'Achicourt est une gare ferroviaire française fermée de la ligne d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise, située sur le territoire de la commune d'Achicourt, dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.

Simple poste de bifurcation mis en service en 1876 par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lors de l'ouverture de la ligne de Doullens à Arras, il est complété par une halte voyageurs en 1910 ; cette dernière est détruite durant les deux guerres mondiales. Jusqu'à sa fermeture en 2011, elle fut une halte de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par des trains .

Situation ferroviaire vignette|gauche|alt=Photo montrant les deux voies près de la gare d'Achicourt.|Voies uniques de chacune des deux lignes (avec les pancartes indiquant les directions de Saint-Pol et Doullens), peu avant la gare. Établie à d'altitude, la gare d'Achicourt est située au point kilométrique (PK) de la ligne d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise, entre les gares ouvertes d'Arras et de Marœuil..

Elle est également située au de la ligne de Doullens à Arras, jumelée à la première ligne entre la gare d'Arras et un point situé à à l'ouest-sud-ouest de celle d'Achicourt.

Histoire La bifurcation d'Achicourt, sur la ligne d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise, est mise en service le par la Compagnie des chemins de fer du Nord (Nord), lorsqu'elle ouvre à l'exploitation sa ligne de Doullens à Arras...

vignette|gauche|alt=Ancienne carte postale montrant la bifurcation et de la halte au début du .|Bifurcation et halte, au début du . Lors de sa séance du , le conseil général du Pas-de-Calais adopte un vœu, transmis à l'administration, pour l'établissement d'une halte à Achicourt, à la bifurcation des lignes d'Arras à Saint-Pol et de Doullens à Arras. Les conseillers argumentent sur le fait que les trains s'arrêtent déjà pour les besoins du service de la bifurcation.. De plus, la révolution industrielle transforme la commune d'Achicourt. : la proportion de paysans est en diminution, et des cheminots s'installent dans la commune à la suite de l'ouverture de la ligne Paris – Lille et de la gare d'Arras en 1846 ; cette page est une archive.. Par dépêche du , le ministre des Travaux publics informe le préfet qu'il attend le résultat des négociations entre la commune et la compagnie du Nord pour soumettre à l'instruction la création d'un point d'arrêt à Achicourt..

La municipalité d'Achicourt et la compagnie du Nord arrivent à conclure un accord qui inclut la prise en charge du financement de l'aménagement par la commune, qui vote une subvention de le . La compagnie établit la halte près du poste de la bifurcation ; ce point d'arrêt dispose alors de deux quais, mesurant chacun de long.

L'assemblée départementale s'intéresse de nouveau à cette halte lors de sa séance du , à la suite d'une proposition du conseiller général Jean Paris. Celui-ci constatant que l'ensemble des trains des relations Arras – Doullens et Arras – Saint-Pol marquent l'arrêt à la bifurcation, pour les besoins du service, mais qu'un grand nombre ne desservent pas la halte, demande qu'un nouvel horaire soit étudié pour que l'ensemble de ces trains de voyageurs soient mis à la disposition des voyageurs susceptibles d'utiliser cet arrêt. Le conseil général adopte le vœu de transmettre cette proposition à l'administration pour étude..

vignette|gauche|alt=Ancienne carte postale montrant le poste de bifurcation détruit par l'explosion du 17 septembre 1914.|Le poste de la bifurcation détruit par l'explosion du . Au début de la Première Guerre mondiale, le poste de la bifurcation et la halte sont détruits par l'explosion du pont voisin sur le Crinchon, provoquée par les Allemands dans la nuit du 16 au . Après le conflit, la commune demande à deux reprises, en 1919 puis en 1925, la réouverture de la halte, en raison de l'importance de sa population () et de son activité liée à la proximité d'Arras. En effet, la reconstruction des installations ferroviaires entraîne l'édification de plusieurs cités cheminotes entre 1921 et 1925 (à l'initiative de Raoul Dautry) pour loger la main-d'œuvre employée, dont la cité Pierre-Semard située près du point d'arrêt ; cette page est une archive..

En 1927, la compagnie du Nord répond négativement à cette demande en argumentant sur le fait qu'avant la guerre, ce point d'arrêt coïncidait avec le poste de bifurcation. Or, celui-ci, détruit en 1914, a été reconstruit à un nouvel emplacement qui ne correspond plus avec celui de la halte. La compagnie considère donc qu'il est impossible en imposant deux arrêts de gérer le service des circulations, qui nécessite une grande rigueur des horaires pour le croisement des trains. Elle confirme donc qu'elle renouvelle son refus, déjà exprimé, pour cette demande..

Néanmoins la municipalité réussit à convaincre, puisqu'un avant-projet pour la reconstruction de la halte est présenté, et le , un décret autorise la perception de surtaxes pour le financement des travaux qui sont terminés cette même année.. Lors de cette reconstruction, l'arrêt est équipé de quais plus longs de cinquante mètres par rapport à ceux d'avant 1914 , et la commune y installe un éclairage à incandescence. La desserte peut reprendre, et en , le « point d'arrêt » d'Achicourt est desservi par cinq aller-retour de la relation Arras – Doullens ; il se situe entre Arras et le point d'arrêt de Wailly..

Elle intègre le réseau de Société nationale des chemins de fer français (SNCF) en 1938, lors de la création de cette dernière. La ligne vers Doullens est fermée aux voyageurs la même année, avec une courte réouverture durant la Seconde Guerre mondiale (du au ) ; cette page est une archive.. La halte est de nouveau détruite pendant ce conflit, puis est remise en service. N'étant alors desservie que par une seule des deux lignes à voie unique qui la traversent, l'un des quais latéraux est supprimé.

D'octobre à , une fresque murale est réalisée par des artistes d'une association locale ; cette page est une archive.. Inaugurée le de la même année, en présence notamment de délégués de la municipalité et de la SNCF, elle représente l'ancienne halte, ainsi que la liaison ferroviaire Arras – Saint-Pol – Boulogne en 1876 ; cette page est une archive..

Desservie par des trains , elle est fermée en 2011, lors de la mise en place des nouveaux horaires permettant le cadencement.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

.

Articles connexes Liste de gares en France Liste des gares du Nord-Pas-de-Calais Ligne d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise Ligne de Doullens à Arras Schéma de la ligne de Paris-Nord à Lille

Liens externes .

Catégorie:Gare fermée dans le Pas-de-Calais Catégorie:Ligne d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise Catégorie:Ligne de Doullens à Arras