Antonio Giovanni Lanzirotti né à Palerme le , et mort le , est un sculpteur italien qui a travaillé en France et en Italie. Il a combattu pour l'indépendance de la Sicile, puis de l'Italie. Et a été auprès d'Auguste Clésinger le directeur des ateliers de la photosculpture de la Société générale de photosculpture de FranceVoir la lettre de Lanzirotti publiée par Le Figaro, où il précise sa qualité de directeur des ateliers de la photosculpture : Antonio Giovanni Lanzirotti Correspondance, Le Figaro, août 1867, page 2, . Voir cette lettre reproduite sur la base Commons.Clésinger annonce qu'il est devenu le directeur artistique de la photosculpture dans une lettre à Paul de Saint-Victor publiée dans La Presse, le 22 février 1867, page 3, . E. Bauer, dans un commentaire de cette lettre, parle de la présence de Lanzirotti auprès de Clésinger. Voir cette lettre avec son commentaire par E. Bauer reproduits sur la base Commons..
Biographie
Antonio Giovanni Lanzirotti est né à Palerme, où il termine ses études. Il va ensuite à Paris, où il est l'élève de Joseph Michel Ange Pollet. Partisan farouche de l'indépendance de la Sicile, il va se mettre sous les ordres du général Ignace Ribotti dans les premiers grenadiers du Piémont.
Sa première œuvre sculptée est l'Éducation de Bacchus, exposée à l'exposition universelle de 1855 à Paris. La même année, il crée un buste d'Adélaïde Ristori dans le rôle de Myrrha, qui lui vaut un certain succès.
En 1858-1859, il présente au préfet de la Seine l'esquisse d'un projet de « Groupe allégorique en l'honneur de S. M. l'Empereur Napoléon III, et qui pourrait être placé entre les jardins de la cour du nouveau Louvre (place Napoléon L'Art du : revue mensuelle. Beaux-arts appliqués à l'industrie, romans, chroniques, 1858-1859, p. 138-139.) ».
En 1863, il est appelé à Turin, où le roi Victor-Emmanuel II lui commande les statues du comte Verde et du duc Victor-Amédée . Il envoie à Paris les statues de La Pensierosa (La Penseuse Voir une photo de La Pensierosa.) et La Schiava greca (L'Esclave grecque). La première décore aujourd'hui une niche du rez-de-chaussée de l'aile nord de la Cour carrée du musée du Louvre. Et la seconde fait partie des collections du musée des beaux-arts Jules-Chéret, à Nice.
En 1860, Lanzirotti rejoint le mouvement de Giuseppe Garibaldi, et est fait prisonnier au Cap Corse. Il est emprisonné pendant deux mois à Gaete, puis revient à Paris. Là, il sculpte : Amore punito (Amour puni) ; La Danza (La Danse) ; le mausolée du comte Tyzhieviez, et un baigneur qu'il expose au Salon. Il sculpte aussi Il Piacere (Le Plaisir) et La Follia (La Folie).
Il crée également de nombreux bustes et portraits, dont ceux de Cassagnac, d'Émile de Girardin, du docteur Armand Trousseau, de Beaumarchais, du roi Umberto I d'Italie.
Il est en 1867 le directeur des ateliers de photosculpture de la Société générale de photosculpture de France, auprès d'Auguste Clésinger.
En , une polémique l'oppose à Alexandre Dumas fils qui avait dénigré la photosculpture.
En 1880, le jeune sculpteur Domenico Trentacoste le rejoint à Paris Angelo de Gubernatis, Dizionario degli Artisti Italiani Viventi: pittori, scultori, e Architetti, Le Monnier, 1889, ..
Lanzirotti meurt le .
Récompenses Lanzirotti a été honoré par de nombreuses académies, et a reçu les insignes de la croix de chevalier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare et les insignes de l'ordre d'Isabelle la Catholique. Il a été également intronisé dans l'ordre de la Couronne d'Italie.
Notes et références
Annexes Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Photosculpture Catégorie:Sculpteur italien du XIXe siècle Catégorie:Sculpteur italien du XXe siècle Catégorie:Naissance à Palerme Catégorie:Naissance en mai 1839 Catégorie:Décès en février 1911 Catégorie:Chevalier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare Catégorie:Ordre d'Isabelle la Catholique Catégorie:Chevalier de l'ordre de la Couronne d'Italie Catégorie:Décès à 71 ans