Gérardmer . , en vosgien de la montagne (Girômwè) ou , est une commune française de moyenne montagne située dans le département des Vosges, dans la région historique et culturelle de Lorraine et la région administrative Grand Est.

Elle est connue pour ses activités de montagne, son lac et notamment sa station de sports d'hiver (La Mauselaine) ainsi que pour son festival international du film fantastique.

Elle doit son surnom de « Perle des Vosges » à Abel Hugo, frère de VictorAbel Hugo, La France pittoresque, 1833..

Ses habitants sont appelés les Gérômois .

Géographie Localisation vignette|center|350px|Carte de Gérardmer. Gérardmer est une ville située au cœur du massif des Vosges, au bord du lac du même nom.

Le centre-ville se situe à de La Bresse. et à de Remiremont, à une altitude de et ses sommets environnants entre 900 et à la Tête de Grouvelin..

Elle fait partie du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

La situation de Gérardmer a favorisé très tôt la pratique du ski. Aujourd'hui, la station de ski alpin se situe à La Mauselaine et le ski de fond se pratique depuis le domaine nordique des Bas-Rupts.

La commune comprend de grands espaces boisés, dont certains sont des domaines skiables, au total de forêts de résineux (plus de cinq millions de sapins et d'épineux).

Gérardmer est située à de Colmar, d'Épinal, de Remiremont, de Saint-Dié-des-Vosges, de Thann et à de Strasbourg, la capitale régionale de l'Alsace voisine et du Grand Est.

Communes limitrophes

Géologie et relief L'altitude la plus basse de la commune, , voit la Vologne s'écouler en direction de Granges. Le centre-ville se trouve quant à lui à d'altitude. Le territoire de Gérardmer est parsemé de nombreux sommets dont la Tête de Mérelle (), le Haut des Chevrottes (), le Haut du Barat () et, parmi les plus élevés, le sommet de St-Jacques du Barat (), Le Faing des Meules (), le Grand Haut () et le point le plus élevé : la Tête de Grouvelin qui culmine à et surplombe le lac de Lispach de La Bresse ainsi que la station de La Mauselaine d'où partent plusieurs pistes de ski alpin..

Hydrographie La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse.. Elle est drainée par la Vologne, le Bouchot, le ruisseau de la Cleurie, la Jamagne, le ruisseau le Cellet, le ruisseau le Menaurupt, la goutte du Noir Rupt, la goutte du Roulier, le ruisseau de Basse des Rus, le ruisseau de Creusegoutte, le ruisseau de Liezey, le ruisseau de Martimpre, le ruisseau des Bas-Rupts, le ruisseau du Chaufour, le ruisseau du Phény et le ruisseau le Costet...

La Vologne prend sa source à plus de d'altitude, sur le domaine du jardin d'altitude du Haut Chitelet, entre le Hohneck et le col de la Schlucht, et se jette dans la Moselle à Jarménil, à d'altitude..

Le Bouchot, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Moselotte au Syndicat, après avoir traversé ..

Le Cleurie et ses petits affluents drainent l'ouest de la commune, en aval de la moraine. D'une longueur totale de , elle prend sa source dans la commune et se jette dans la Moselotte au Syndicat, après avoir traversé ..

Le sud de la commune, section des Bas-Rupts, est drainé par le Bouchot et ses affluents, qui s'écoulent vers l'ouest. Le Bouchot, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Moselotte au Syndicat, après avoir traversé .

Issu de la glaciation de Würm ( à environ), le lac de Gérardmer est retenu par une moraine terminale bloquant définitivement la vallée vers l'aval. Il se déverse dans la Vologne par la Jamagne.

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée ( à ) en toutes saisons et un hiver rude (moins de )..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en novembre 2022..

Urbanisme Typologie Au , Gérardmer est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de GérardmerUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Gérardmer comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gérardmer, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols simplifiée L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (72,4 %), prairies (10,8 %), zones urbanisées (10,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Occupation des sols détaillée Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu10,6 %592Zones industrielles ou commerciales et installations publiques1,9 %103Extraction de matériaux0,04 %2Prairies et autres surfaces toujours en herbe10,8 %598Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants0,6 %36Forêts de conifères67,0 %3728Forêts mélangées5,4 %298Pelouses et pâturages naturels0,6 %31Forêt et végétation arbustive en mutation1,0 %56Plans d'eau2,1 %117Source : Corine Land Cover.

Morphologie urbaine 85 % des habitations de la ville ont été détruites lors des combats de la Libération , et seul un îlot du centre ville de a été épargné sur les urbanisés à cette époque.

Le plan de reconstruction et d’aménagement (PRA) de Gérardmer[fichier https://journals.openedition.org/insitu/pdf/19834 L’architecture de la Seconde Reconstruction. Une épreuve de patrimonialité et de souveraineté, par Noël Barbe et Aurélie Dumain]. est confié en 1945 à l'architecte André Gutton. et a été approuvé par le conseil municipal en 1946 et par un arrêté préfectoral en 1947, puis modifié partiellement en . La circulation est au centre des préoccupations, tout en s'attachant à appuyer la vision urbaine et touristique de la ville. La reconstruction s’achève dans les années 1960 laissant apparaître une ville renouvelée, homogène et spacieuse.

Hameaux

Habitat et logement En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2014 et de en 2009.

Parmi ces logements, 54,6 % étaient des résidences principales, 37,8 % des résidences secondaires et 7,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 42,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 56,7 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Gérardmer en 2019 en comparaison avec celle des Vosges et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (37,8 %) supérieure à celle du département (9,7 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 55,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (55 % en 2014), contre 64,1 % pour les Vosges et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Gérardmer en 2019. Typologie Gérardmer. Vosges. France entière. Résidences principales (en %)54,678,982,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)37,89,79,7 Logements vacants (en %)7,511,38,2

Projets d'aménagements Le plan d'occupation des sols (POS) de la commune de Gérardmer a été élaboré en 1979 et a depuis été légèrement modifié à trois reprises. Il nécessitait une adaptation au contexte et à la croissance urbaine que connaît la commune.

La municipalité a donc décidé d'élaborer un plan local d'urbanisme (PLU) correspondant aux enjeux que sont l’attractivité économique, le développement durable, l’environnement ainsi que la mixité sociale et urbaine. Les principaux objectifs de ce plan local d’urbanisme se trouvent dans le projet d'aménagement et de développement durable (PADD)..

Toponymie Le toponyme est attesté sous les formesAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1979, .Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, . Librairie Droz, 1991, . : Geramer, 1285 Giramoix, 1343 Giralmeiz, Giralmeix, Giralmer, 1418 Geroltsze, 1426 Geroltsehe, 1484 Geroltzsee, 1484 Giramer, 1493 Giralmei, 1549 Gyraulmey, 1556 Girardmer, 1565 Gerardmer, Girameix, Gerameix, 1567 Giraulmeix, 1569 Giraulmer, 1571 Giraumeix, 1580 Gerentsee, 1580 Gerolt See, 1588 Giradmer, 1594 Girardmer, 1596 Giraumey ou Girarmer, 1656 Jerosmé, 1663 Gérarmer, Gerardi Mare, 1768 Gérardmer, appelé vulgairement Giraumeix, 1779 Anciennes dénominations allemandes : Gerhardsee, Gerhardmeer, Gerdsee/Gertsee, Geroldsee, See (der) signifiant « lac » en allemand moderne.