Édouard Aubert (né à Paris le et mort à Paris le ) est un archéologue français, membre de la Société nationale des antiquaires de France à partir de 1867. Son ouvrage la Vallée d'Aoste publié en 1860 à Paris lui vaut de devenir membre de l'Académie Saint-Anselme et d'avoir une rue à son nom dans la ville d'Aoste.
Biographie Antoine Édouard, fils de Théodore et de Marguerite Alisse, nait à Paris le .. Après ses études, il s'oriente vers une carrière d'« antiquaire » selon le terme de l'époque et devient un archéologue expert en orfèvrerie religieuse. Il a également des dons de paysagiste et de dessinateur. Il effectue son premier voyage dans la Vallée d'Aoste à l'invitation de son beau-frère le médecin neurologue valdôtain Laurent Cerise qui s'était fait un nom dans la communauté scientifique parisienne et avait épousé en 1846 sa sœur Pauline Aubert (1818-1901).
Édouard Aubert visite Aoste pour la première fois en 1851 et il se lie d'amitié avec deux chanoines de la Collégiale de Saint-Ours, le futur prieur Jean-Antoine Gal et Georges Carrel. Après cette première expérience, il publie un opuscule de 47 pages « Quinze jours à Aoste » en 1852, devenu tout de suite introuvable et qui est réimprimé l’année suivante à Aoste chez Damien Lyboz par le chanoine Georges Carrel. Édouard Aubert se consacre ensuite à des études sur les mosaïques de la cathédrale d'Aoste, la route romaine des Gaules et le diptyque en ivoire d’Honorius conservé dans l'actuel musée du trésor de la cathédrale d'Aoste. Son œuvre majeure liée à la Vallée d’Aoste, parait à Paris en 1860 chez l’éditeur Amyot sous le titre la Vallée d'Aoste. Histoire et description archéologique et pittoresque. C'est un événement culturel pour la région qui allait se faire connaître à l’étranger non plus seulement pour ses montagnes et ses stations thermales, mais aussi pour les nombreux vestiges de son histoire En juin 1863 il reçoit pour son œuvre la au concours de la commission des antiquités..
Le travail scientifique d'Aubert est remarquable si l'on considère le faible niveau de la bibliographie valdôtaine disponible à cette époque. Les textes de Jean-Baptiste de Tillier étaient encore sous forme de manuscrits et ceux de l’archéologue Charles Promis et des historiens Joseph-Auguste Duc et Tancrède Tibaldi n’avaient pas encore été écrits. Cependant, grâce à la précieuse collaboration de Gal et de Carrel, Aubert réussit à brosser un précis d’histoire et de géographie de la Vallée et de ses communes, avec des notices sur les bâtiments d’intérêt artistique ou historique. L'ensemble est illustré par trente quatre gravures sur acier et quatre-vingt-dix-sept xylographies, qui font de cet ouvrage un document unique.
En 1867, Édouard Aubert devient membre résidant de la Société nationale des antiquaires de France puis de 1878 à sa mort membre de Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France. Il reçoit également l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand et il est membre de la Société académique de l'ancien duché d'Aoste dite Académie Saint-Anselme. Le succès obtenu par sa publication sur la Vallée d'Aoste lui vaut d’être fait citoyen d’honneur d’Aoste et de donner son nom une dizaine d'années avant sa mort à une partie de la principale rue piétonne de la ville, le long de l'ancien Decumanus maximus de la cité romaine. Édouard Aubert meurt célibataire le , à l'âge de 74 ans chez lui, rue d'Anjou, dans le Archives de Paris. État-civil Année 1888. Acte de décès 25.
Publications La chapelle Saint-Jérôme, aux Invalides, 1841 Considérations sur la « Divine Épopée » d'Alexandre Soumet, 1841 Les mosaïques de la cathédrale d'Aoste [Texte imprimé]. Didron, Paris 1857. La Vallée d'Aoste par Édouard Aubert. Amyot, Paris 1860 Reliquaires donnés par saint Louis à l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune. Didier, Paris, 1868 Trésor de l'abbaye de Saint Maurice d'Agaune [Texte imprimé] : mémoire lu en séance les et Morel, Paris, 1870 Trésor de l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaume, décrit et dessiné par Édourd Aubert Vve A. Morel, Paris 1870-72. Texte et atlas décrit et dessiné par Édouard Aubert réédité par : Vve. A. Morel Imp Paris, 1872 Reliure d'un manuscrit dit Évangéliaire de Charlemagne. Extrait du tome XXXV des Mémoires de la Société des antiquaires de France, 1874. Les Reliquaires d'Élincourt Imp. V. Edler, Compiegne, 1875 Manuscrit de l'abbaye d'Hautvillers, dit Évangéliaire d'Ebon. Lu dans les séances de la Société nationale des Antiquaires de France des et . Impr. de Daupeley-Gouverneur, Nogent-le-Rotrou ,(1880) Bas-relief de l'église Saint-Hilaire-de-la-Celle à Poitiers,connu sous le nom de tombeau de Saint-Hilaire ... Paris, 1880 Architecture carolingienne : Étude sur l'ancien clocher de l'église Saint-Hilaire-le-Grand à Poitiers Paris, [] , 1882
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Abbé Joseph-Marie Henry, Histoire populaire religieuse et civile de la Vallée d'Aoste''. Imprimerie Marguerettaz, Aoste (1929) ; réédition en 1967. Article sur « Laurent Cerise » 455.
Articles connexes Histoire de la Vallée d'Aoste Géographie de la Vallée d'Aoste Liste des rues d'Aoste
Liens externes
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