Les Usines de La Renaissance sont des usines de fabrication pour l'agglomération de fines de houille pour les besoins du chemin de fer et la marine à vapeur situées aux limites de Abscon, Aniche et Somain.. Créées en 1839 autour de trois nouvelles fosses, puis de logements, l'ensemble crée le hameau de La Renaissance.
Au les usines sont déconstruites pour laisser place à la Zone d'Activité de La Renaissance et au au projet Cœur d'Europe. Implantation géographique En France ; dans le Nord; aux limites de Abscon; Aniche et Somain La renaissance est au centre d'un triangle formé par les autoroutes A1 de Paris à Bruxelles: A2 de Combles à Mons et A26 de Calais à Troyes.
La Renaissance est aussi le point de jonction du Hainaut et de l'Ostrevent, elle également aux frontières de la Compagnie des mines d'Aniche et de la Compagnie des mines d'Anzin mais aussi de la Communauté de communes Cœur d'Ostrevent et de la Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut.
Origine du Hameau
La fosse La Renaissance est commencée en , et extrait à partir de 1841. Un premier coron de 12 maisons est construit en 1843.
Très rapidement, la Compagnie des mines d'Aniche ouvre deux autres fosses plus au sud, d'abord la Saint-Louis qui ouvre en 1845 avec 30 logements construits. Deux religieuses arrivent en 1847 Sœur Vincent (Marie Laharrague) et sœur Marthe (Lehégue) de la compagnie des filles de Saint-Vincent de Paul. Elles prennent possession d'une maison et crée un oratoire à l'étage et au rez-de-chaussée une école avec une classe de primaire et une classe d'asile (maternelle). Leur véritable vocation étant la visite aux pauvres; le soin aux malades et blessés. Puis pour la Fénelon en ouverte en 1849 avec 15 logements toujours proches de La renaissance.
L'incendie de l'usine à briquettes en 1865 colporte une légende qui est révélatrice de la vie religieuse du hameau.Le feu prend dans la nuit et se répand rapidement du fait de la présence de matières inflammables comme le goudron, l'huile et le pétrole. L'incendie, très violent, ne parvient pas à être maîtrisé malgré les efforts des pompiers et menace les corons forts proches.Sœur Vincent enlève alors son scapulaire, l'attache autour d'une pierre et le fait jeter au beau milieu des flammes par un ouvrier. Aussitôt l'intensité du feu diminue et l'incendie est rapidement maîtrisé.Au moment du déblaiement, on retrouva le scapulaire qui serait demeuré intact au milieu des décombres.Vénéré comme une relique, la population fait usage de ce fameux scapulaire qui sert à guérir ou aide à bien mourir..
Une chapelle est construite en 1866 avec des vitraux de Henri Elvadre, peintre-verrier. Une confirmation y est célébrée le par René-François Régnier; archevêque de Cambrai. La veille il pleut, .
Pour la construction des corons, la justification du nombre de logements par rapport au nombre d'ouvriers est faite de la manière suivante. Selon les dires de M. Émile Vuillemin : Ces ouvriers célibataires sonat appelées Les logeurs.
Pour développer la production, il faut relier le site à la gare de Somain.Un décret du autorise l’expropriation des propriétaires pour la construction de voies ferrées par Compagnie des chemins de fer du Nord. Les ventes de ces terrains sont enregistrées en avril et .
Les commerces sont à Aniche ou Somain mais en 1883 le premier commerce est ouvert par François Bourdeaud'hui; jeune marié à Marie Ledent; et blessé par un tir de dynamite qui lui causa la perte d'un œil. Les accidents du travail étaient toujours considérés comme une maladresse, ne pouvant plus aller au fond, il demanda à l’ingénieur M. Paul Lemay, l'autorisation d'ouvrir boutique.
Première usine en 1851
La gare de Somain est mise en service le « Chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique : par Amiens, Arras et Douai », dans Situation des travaux, imprimerie Royale, Administration Générale des Ponts et Chaussées et des Mines, 1847, 373 intégral (consulté le 26 janvier 2012). par la Compagnie du chemin de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre la section d'Arras à la frontière de sa ligne de Paris à Lille et à la frontière belge. Elle permet le développement industriel de la zone.
La famille Dehaynin étaient les principaux producteurs d'agglomérés de houille. Elle possédait en 1860 deux usines en Belgique à Gosselies et Marcinelle ou elle produisait sur les produites en Belgique et en France.Une première usine est ouverte à La Renaissance par les frères Dehaynin..
Célanie Bouilly est remarquée par la presse pour la naissance de triplets en parfaite santé, un garçon et deux filles, le .
Usine de la société des frères Dehaynin (1872-1902) La compagnie des mines d'Aniche disposait en 1872 d'un stock de poussier (charbon en poussières) et devait faire face à une demande grandissante de charbon agglomérés sous forme de boulets ou de briquettes pour le besoin naissant des machines à vapeur, des locomotives à vapeur et de la marine.
La compagnie des mines d'Aniche conclut donc pour 10 ans un marché avec Camille et Albert Dehaynin, industriels pour leur vendre ses fines de charbon permettant l'installation d'usine à boulets agglomérés. En 3 parcelles sont achetées pour 23a 70ca à MM. Louis Colle, Antoine-Joseph Fourment et Charles-François Boumanne.
Les frères Dehaynin, à la suite des hausses des prix du coke, ferment leur site de Marchiennes en et celui Erquelinnes en .
La construction à La Renaissance s’achève et en la fabrique est visitée par le congrès de la Société de l'industrie minérale qui s'est tenu à Douai, le congrès se déplacera également aux verreries d'Aniche..
La fabrique est très fonctionnelle avec 16 ouvriers, par jour d'agglomérés de charbon sont produits en lavant une bonne partie de la houille employée.
Le charbon est amené par wagons soit par la Ligne Somain - Douai (Sud) ou Ligne Somain - Douai (Nord).. Il est versé en trémie, une noria l’élève vers un criblage composé d'un jeu de trommels. Le fin n'est pas lavé; le moyen passe au lavoir Bérard en deux minutes. Les rejets de lavage retournent aux bassins d'alimentation ou partent au Cavin.
L'essorage du charbon ne se fait pas par une mise en tas mais par un essorage mécanique par un sécheur Hanrez qui tourne à 300 tours par minute. Le charbon mouillé entre par le dessus, plaqué sur la paroi une vis contraint le charbon à descendre pour une sortie vers le bas en une minute. À sa sortie il est ajouté les fines et malaxé dans une machine Carr qui tourne à 250 tr/min. Du bray (houille grasse) qui sert de matière agglomérante est également ajouté. Le mélange ainsi obtenu est chauffé pour aller à la compression dans la machine de M. Max Evrard..
La fabrique comporte deux lavoirs Bérard, deux sécheurs Hanrez, un broyeur Carr, un compresseur Bourriez, quatre silo stockent pour le pulvérulent 0-1, seize tours pour de fines 1-6 et 6-10, les grains sont emmagasinés dans 10 tours de . Le lavoir et les appareils de mélange sont actionnés par une machine de 450cv à vapeur à condensation de George Henry Corliss. La vapeur est produite par 14 générateurs à houilles de de surface de chauffe.
Devant l'extension de la grève des mineurs d'Anzin en , une batterie du régiment d'artillerie est envoyé à Somain.
La Catastrophe d'Aniche de 1900 par suite d'une explosion de Dynamitière au fond de la fosse Fénelon fait sept morts dans le hameau.
Usine à Briquettes
La Compagnie des mines d'Aniche rachète le site.. le . La Compagnie des mines d'Aniche fabrique des briquettes de charbon. La fabrication se fait avec le même procédé que décrit précédemment. Elles font en pavé. Ces briquettes étaient fabriquées pour alimenter les foyers de la marine et des locomotives à vapeur. La face des briquettes avait un marquage Aniche BS pour Aniche Briqueteries de Somain.
Les conditions de travail très dures déclenchent en ce début de nombreuses grèves .
Le Somain et Aniche sont en grève est une légère reprise du travail est constatée.
Une grève est déclenchée en .
Pendant la Première Guerre mondiale Somain est particulièrement bombardée par les Anglais pour ses voies ferrées ; le . puis les 4 et douze bombes atteignent le nœud ferroviaire et six la gare de triage. et un nouveau bombardement a lieu le 23 aout 1918 ou dix neuf tonnes de bombes sont larguées sur différents nœuds ferroviaire dont Somain. Les allemands passent 15 jours à détruire le lavoir, après la guerre il doit être complètement rasé pour la reconstruction.
Les usines de la Renaissance possédaient une harmonie assez brillante qui remporte le prix d'excellence au concours de musique d'Aulnay-sous-Bois le ..
Avec le déclin des machines à vapeur et l’électrification des chemins de fer la consommation des briquettes va baisser et entrainer la fermeture du site.
38 victimes (minima) de catastrophes Les 20 et à la Fosse Saint-Louis des mines d'Aniche deux mineurs sont tués par suite d'éboulement, François Hypolite Vilette (10 ans et 10 mois) ; François Gouy (18 ans), six sont saufs.
Les 3 fosses communicantes Fosse Fénelon, Fosse La Renaissance et Fosse Saint-Louis des mines d'Aniche sont peu grisouteuses mais nombreux sont les mineurs tués d'accident du travail ainsi Gilles Pierrot meurt le à Saint-Louis suivi de 1863 à 1870 de 12 mineurs dans les accidents mortels de la fosse Saint-Louis en avril et aout 1863 puis de mars et . En c'est à la Fosse Fénelon.A la fosse Saint-Louis c'est Jean-Baptiste Alruth, 45 ans, qui est pris entre 2 tampons de wagons le . Quatre accidents mortels se succèdent à fosse Saint-Louis un mort en , le Ségard est tué et Delannoy blessé. Un bloc se détache en ; un tué, un mort en aout 1870. Fosse Fénelon un mort en . Les rapports d'accidents constatent tous la négligence ou l’imprudence de l'ouvrier jusqu'en 1898 où la loi rend obligatoire la reconnaissance de responsabilité par la Compagnie dans tous les cas..
Les cheminots somainois sont aussi très exposés aux risques ainsi sur la Ligne de Busigny à Somain le à deux cents mètres de la gare de Bertry arrive le train 4804 composé de 39 wagons chargés de de houille. La locomotive explose tuant son chauffeur, Désiré Jean-Baptiste Petit, 27 ans et son mécanicien Joseph Loucheux, 54 ans, tous deux de Somain. La catastrophe se produit tout à côté d'habitations et de l'usine électrique
Grapperies Lesur
Les grapperies Lesur exploitent des serres chauffées au flou, (boues de lavage) pris dans le Cavin. Elles produisent des grappes de Chasselas, tomates et fraises. Après la reconstruction de l'usine et des serres à la suite de la Première Guerre mondiale, la pollution par poussière est très importante même à l'intérieur des serres entrainant leur déplacement sur Valenciennes.
Déconstruction
Zone d'activités de la Renaissance
.
Toyota Boshoku Somain est installé dans la zone : voir en ligne:
Cœur d'Europe (Projet) thumb|Somain gare de Triage () Situation Satellite Google Maps 2005 la CCED décide d'intensifier l'activité économique autour de la ZA de la Renaissance.Le site retenu a été circonscrit autour de la gare de triage de Somain et de la ZA de la Renaissance. Dans une zone au maillage dense d'autoroutes A21,A1,A2,A23,A26 le projet d'extension porte sur une zone de une plate-forme logistique bi-modal Rail route avec 7 bâtiments offriront de stockage dont directement reliés au rail.
le Calendrier 2007 : en juin, dépôt du permis de construire. 2008 : premier semestre début des travaux. 2010 : aucune construction en cours. 2015 : toujours en attente Les chiffres Investissement € en fonds privés Emplois 700 directs 300 indirects La relance