Les phénomènes météorologiques extrêmes sont les aléas constitutifs du risque climatique. En Roumanie, ces phénomènes sont étroitement liés aux orages, aux désertifications, aux pluies torrentielles, aux tempêtes de neige ou à d'autres manifestations météorologiques, moins fréquentes, aussi bien qu'aux activités anthropiques.

Climat de la Roumanie vignette|Le climat de la Roumanie selon la classification Köppen et selon Clima României, éd. de l'Académie roumaine, Bucarest 2008. vignette|Carte physique et topographique de la Roumanie La Roumanie se trouve en Europe de l'Est, ce qui lui confère un climat continental qui est plus accentué dans certaines régions, comme celle de Valachie (au Sud du pays) et de Moldavie (à l'Est du pays). En Transylvanie (Nord-Ouest) ou en Dobroudja (Sud-Est), le climat est plus tempéré. La Transylvanie est protégée grâce aux Carpates, tandis que la Dobroudja est fortement influencée par la Mer Noire.

La pluviométrie est surtout estivale (sous forme d'orages), mais il y a également de fortes précipitations en automne. La déforestation et un urbanisme très insouciant des considérations environnementales, ont accentué les contrastes, aussi bien thermiques que pluviométriques, de sorte que des alternances canicule/gel et sécheresse/inondations se sont mises en place. Les températures sont généralement plus élevées en ville : si, dans la « plaine valaque », la température moyenne en janvier est généralement de et la température moyenne en juillet est de , à Bucarest en revanche, où depuis quarante ans les constructions massives en béton et verre prolifèrent au détriment des zones pavillonnaires et des jardins, les moyennes sont plutôt de en hiver, et de en été, avec des pointes de plus en plus fréquentes à , voire .

Données météorologiques Records absolus La température minimale absolue a été de , enregistrée près de Brașov en 1942. La température maximale absolue a été de , enregistrée à Râmnicelu, Brăila, en 1951.

Chances de Noël blanc en Roumanie Ville Pourcentage Bucarest 75 % Iași 80 % Timișoara 70 % Cluj-Napoca 85 % Constanța 25 % Miercurea-Ciuc 90 % Craiova 75 % Brașov 85 % Satu Mare 75 %

Statistiques générales

vignette|centre|350px|Températures et précipitations moyennes à Bucarest

vignette|centre|350px|Températures et précipitations moyennes à Constanța

vignette|centre|350px|Températures et précipitations moyennes à Sibiu

Historique des changements climatiques en Roumanie right|thumb|La place centrale de Zărnești en 1994, bien végétalisée, atténuant les contrastes climatiques right|thumb|Même place au , sans square ni arbres, torride l'été, glaciale l'hiver thumb|right|La mer Noire gelée, l'hiver 2006 autour du casino de Constanța

À travers le temps, le climat ne cesse d'évoluer en Roumanie pour deux raisons : la première, naturelle, est le caractère cyclique du climat continental contrasté aux étés caniculaires propices aux orages puissants, aux saisons intermédiaires fort pluvieuses, et aux hivers froids et neigeux qui font geler le Danube, ses affluents et parfois même la mer Noire, tandis que le « crivatz » accumule des congères ; la seconde, anthropique, tient à l'accentuation de ces contrastes en raison de la déforestation, de la réduction des espaces verts et du nombre d'arbres en ville, de l'usage intensif du béton et du verre en architecture, des constructions qui se multiplient en zone inondable, de l'érosion des berges, de l'assèchement des zones humides, du développement de l'usage des véhicules à moteur depuis le milieu du , ainsi qu'au réchauffement climatique global qui, dans différentes zones de la Roumanie, provoque un début de désertification, notamment en Valachie et en Dobroudja; d'autre part, on constate de plus en plus souvent des inondations annuelles.

Récemment, les inondations du printemps 2014 consécutives à la tempête Yvette (dépression météorologique touchant plusieurs régions de l'Europe de l'Est) ont marqué la troisième inondation majeure en Roumanie depuis le début du . L'assèchement des zones humides d'absorption des crues dans le dernier tiers du , a mené à l'isolement de , provoqué des dizaines de morts et inondé de cultures.

Les plus froids hivers en Roumanie ()

En 1880 le Danube a été complètement gelé pendant l'hiver (durant ). En ce temps-là, le Danube et le Delta du Danube sont restés gelés jusqu'à la fin mars. Une autre année difficile a été en 1863, quand la rivière a été gelée depuis les premiers jours de décembre jusqu'à la fin février.

Selon le TVR, les hivers de 1929, 1942, 1954, 1967 et 2012 ont été les plus difficiles en Roumanie, avec les températures les plus basses et les grandes quantités de neige qui sont tombées.

Hiver 1929

En 1929, la première vague de grand froid est arrivée à la fin de la période « normale » de l'hiver (mi-), lorsque les températures ont atteint -30 degrés Celsius dans les montagnes de Bârsa, tandis que dans la capitale, il y avait -24 degrés Celsius. En ce qui concerne le sud du pays, à Constanța il y avait -25 degrés Celsius et la mer Noire a gelé.

Hiver 1941-1942

L'hiver 1941-1942 est considéré comme l'hiver le plus froid du en Roumanie. Pendant cet hiver-là, beaucoup de stations météorologiques ont enregistré longuement (plus de cinq moins consécutifs) des températures négatives. D'ailleurs, pendant la nuit du 24 au , la température est descendue au-dessous de -30 degrés Celsius dans météorologiques, culminant avec le minimum absolu de Roumanie, moins de -38 degrés Celsius (enregistrée aux alentours de Brașov en mai).

Hiver 1954 : Bucarest, prisonnier de la grande tempête de neige

La grande tempête, pendant la première semaine du février de 1954, est connue comme la tempête qui a gelé la Roumanie, notamment la capitale. Les rafales de vent ont atteint à l'heure dans la capitale, les congères ont atteint même cinq mètres de hauteur dans le sud-est. Les tramways sont restés immobilisés pendant plusieurs jours dans des tas de neige, et l'armée a été mobilisée pour nettoyer les rues. À cause de cet événement, on a importé les premières machines spéciales pour nettoyer la neige, d'une usine de l'Union des républiques socialistes soviétiques (U.R.S.S.). Les gens sont descendus dans les rues pour aider l'armée; femmes, fonctionnaires et ouvriers inclus.

Janvier et février 1966

Lors de la tempête de neige de 4-, à Iași, la vitesse du vent q été près de et les températures ont descendu bien au-dessous de -20 degrés Celsius, selon rtv.net.

La tornade de Făcăeni

La tornade la plus forte en Roumanie, jusqu'à présent, de degré F3 sur échelle de Fujita, est la tornade de Făcăeni produite le 12 aout 2002 dans le département de Ialomița. Une tornade F3 est une tornade sévère avec des vitesses du vent comprises entre 252 et . Ceci a été causé par la différence thermique entre deux types d'air : un type d'air froid (d'origine polaire) et l'autre tropicale, types d'air qui ont traversé le pays pendant cette période de temps. Les effets de la tornade dans la commune de Făcăeni qui se sont produits pendant ont été: complètement détruites, partiellement détruites, grièvement blessées, trois morts, affectées et de forêt d'acacias détruite en arrachant les arbres.

Orages et intempéries (2005-2009)

Dans la première partie de l'année 2005, on a enregistré des inondations à la suite de différents orages ou intempéries, notamment dans le centre-nord du pays, y compris le județ de Bihor. Le , partant des alentours d'Oradea, un orage a provoqué d'importantes inondations dans le sud de la Roumanie dans les semaines suivantes.

En 2009, à Bucarest, à cause de plusieurs précipitations orageuses provenant de la mer Égée, précipitations qui ont touché le sud de la Roumanie, le trafic aérien et le transport routier ont été bloqués. Beaucoup d'arbres sont tombés et des victimes ont été hospitalisées.

Inondations, canicules et vagues de froid (2005-2013) vignette|220px|droite|Pays touchés par les inondations de 2005 en Europe centrale et de l'est

En Roumanie, à cause du réchauffement climatique, on a identifié plusieurs phénomènes météorologiques extrêmes. Les plus importants événements climatiques qui ont favorisé la modification récente du climat de la Roumanie sont : Les inondations européennes de 2005 : confrontée aux inondations les plus puissantes et les plus étendues, la Roumanie a été le pays le plus touché par les inondations de 2005 en Europe. Le bilan compte le plus grand nombre de victimes, avec . On estime le total des dommages à plus de de lei (1,5 milliard d'euros).

vignette|L'impact de la tempête Yvette en Europe de l'Est et du sud (les 13-18 mai 2014)

Les inondations ont été particulièrement aiguës dans le județ de Harghita, où l'inondation a frappé la ville d'Odorheiu Secuiesc et les localités environnantes de la mi-août à la fin du mois. Le pic des inondations a été atteint du au , avec dix personnes décédées, cinq personnes portées disparues et foyers inondés. D'autres régions touchées notablement en fin août sont les départements de Mureș, de Prahova et de Bistrița-Năsăud. La ville de Târgu Mureș, un centre régional important, a subi la montée des eaux de la Târnava, même si on n'a pas relevé de dommages significatifs, causés aux infrastructures. Dans la région du Nord-Ouest, les județe de Bihor et Cluj ont été également touchés, mais à une moindre échelle qu'à Harghita. Dans le județ de Cluj, plus de ont été inondées, autour de la ville de Turda. Les lignes de chemin de fer ont également été fermées dans le département. Les localités de Popești, de Suplacu de Barcău et de Valea lui Mihai ont été aussi touchées dans le Bihor.

À la mi-août, la région Nord-Est de la Roumanie a été sévèrement atteinte, avec évacuées de leurs domiciles dans les départements de Iași, de Suceava et de Botoșani depuis le . Dans le département de Suceava, de routes et près de 600 ponts ont été inondés, ainsi que , dont 16 ont subi des destructions sévères. Enfin, plusieurs réseaux de communication ont été touchés, notamment les câbles électriques et les fibres optiques.

Pendant la canicule européenne de 2007, des dizaines de décès ont été relevés

La vague de froid de l'hiver 2012 en Europe : sont mortes. Dans certaines régions, l'épaisseur de la couche de neige a atteint . Le , le Danube a totalement gelé.

Les températures les plus basses de cet hiver-là, entre moins 20 et moins 26,2 degrés Celsius ont été enregistrées le samedi matin dans plusieurs endroits à Covasna. Selon les représentants de la station météorologique de Întorsura Buzăului, les valeurs de température ont descendu samedi matin jusqu'à moins 26,2 degrés Celsius, qui est la température la plus basse enregistrée cet hiver-là dans la région. Touché par la vague de froid sibérien en provenance de Russie, le littoral roumain s’est transformé totalement en glace. Le , la côte de la mer Noire a gelé à la suite de températures négatives, situées entre et , de la semaine précédente.

Lors des inondations européennes de 2013, les provinces de la Roumanie les plus touchées ont été la Transylvanie, la Bucovine et l'Olténie aussi bien que la partie est de la Moldavie. Neuf personnes sont mortes et ont été évacuées. Les pluies ont continué pendant plusieurs semaines, causant des dégâts matériels supplémentaires et l'inondation de plus de de surfaces agricoles.

vignette|gauche|200px|Carte montrant la quantité de pluie tombée en Europe centrale pendant le 2 juin 2013

Le département le plus touché a été celui de Galați où , mais aussi de nombreuses fermes et infrastructures publiques ont été endommagées ou détruites par l’équivalent de deux mois de pluie tombée en quelques heures.

Le niveau d’eau de la rivière Prut a fortement augmenté, et près de ont été inondées. Dans les semaines suivantes, ont été inondées dans 12 villages. Le village le plus durement touché a été celui de Cudalbi, où ont été inondées et évacuées. Une personne a aussi perdu la vie.