La base aérienne Romorantin-Pruniers « Lieutenant-colonel Mailfert » (BA 273) de l'Armée de l'air française succède au détachement air 273 ; il est situé sur la commune de Pruniers-en-Sologne, dans le département de Loir-et-Cher.

Historique Origine du Terrain de la Butte Début 1911 fut créée à l'initiative d'Emile Redouin, instituteur à Romorantin, la société Pour le Développement de l'Aéronautique, transformée plus tard en « Station aéronautique militaire ». Cette jeune société organisa du 3 au , les Grandes Expériences d'Aviation, exposition installée sous la halle de Romorantin où le public put admirer à loisir un monoplan Blériot équipé d'un moteur Viale de . Le lendemain, l'appareil fut démonté et convoyé jusqu'au terrain de la Butte. Des milliers de curieux, accourus de toute la région, se pressaient aux guichets d'entrée. À , avec le pilote Daucourt aux commandes, l'appareil s'envola et exécuta un premier vol de huit minutes et demie en direction de Romorantin, puis un second vol de 20 minutes en soirée.

Le , la commune de Pruniers reçut une lettre du Comité de l'aviation nationale (dont le président était Georges Clemenceau) qui demandait au maire de participer à une souscription nationale pour la création d'une aviation militaire. Le conseil municipal y répondit favorablement. Le , le président de l'Union commerciale et industrielle de Romorantin fit savoir au maire de Pruniers qu'il serait Cette installation fut érigée sur le terrain de la Butte. Deux ou trois avions y stationnèrent, avec un pilote et quelques mécaniciens. Ce hangar existe toujours. Après la guerre il a été transféré à l'aéroclub de Sologne. où il est encore en service.« Les débuts de l'aviation à Romorantin et à Pruniers », d'après le Bulletin Société d'Art, Histoire et Archéologie de Sologne, , 1985..

Le GISD de la Première Guerre Mondiale vignette|gauche|Bâtiments du centre de réparation Salvage and Repair. vignette|droite|Installation de moteurs de DH-4 à l'aérodrome de Romorantin. À partir de , les Américains installèrent un immense camp entre la route nationale 76 et la voie ferrée Tours-Vierzon. Il allait permettre d'entreposer des matériels destinés à ravitailler l'armée américaine en campagne. Ce camp, désigné sous le sigle G.I.S.D. (General Intermediate Supply Depot) s'étendait sur les communes de Gièvres, Pruniers-en-Sologne, Selles-sur-Cher et Villefranche-sur-Cher. Les installations américaines ont hébergé jusqu'à , et concernaient les domaines : de l'aviation : avec l'assemblage, le montage et les essais des appareils ; du génie : avec ses entrepôts de tout le matériel nécessaire aux travaux et avec ses ateliers spécialisés pour le travail du bois, du fer et autres matériaux ; de l'énergie électrique : avec le stockage de groupes électrogènes et de toutes les fournitures complémentaires ; de la santé : avec un hôpital modèle, un entrepôt de produits pharmaceutiques, des appareils médicaux, et des hôpitaux démontables ; de l'intendance : avec son usine frigorifique, ses dépôts de produits alimentaires mais également une boulangerie industrielle ; des transports : avec son parc automobile abritant des véhicules de toutes tailles par dizaines de milliers, ainsi qu'avec une cavalerie forte de et avec des stocks de plus de de litres de carburants et de lubrifiants.

Le démantèlement du GISD et du camp américain À partir de , les Américains rentrent chez eux. La base trouve une utilisation dans la remise en état des appareils et véhicules.

Après l'Armistice, le centre de production devient en effet le principal centre de restauration et de réparation de l'aviation. Les avions arrivent chaque jour du front ou du centre d'instruction d'Issoudun. Ce furent au total 200 appareils étrangers, 619 appareils Airco DH.4 et 198 moteurs qui furent ainsi restaurés et réexpédiés aux États-Unis. En , il y a encore près de présents sur le siteCatalogue de l'exposition réalisée en 2014 par le Musée de la Sologne de Romorantin, d'après le Bureau de l'Histoire de l'Armée de l'Air, 1978.. Une fois sa mission accomplie, le centre sera totalement démantelé au point qu'il n'en subsiste aujourd'hui que quelques baraquements et fondations en béton.

La liquidation du camp fut confiée à une entreprise privée ; malgré la vigilance de ses 200 gardiens, nul ne put empêcher le pillage des matériels.

La création de l'entrepôt de l'Armée de l'air Le , le Magasin Général d'Aviation n°3 (MGA n°3) est créé, à la suite des travaux commandés au capitaine Georges Mailfert., pilote de la Première Guerre mondiale (breveté pilote militaire le ).

Le , l'adjudant Edmond Buray, pilote convoyeur du MGA n°3 évacue son avion en vol, pour échapper au feu à bord. Il meurt en servicehttps://www.aerosteles.net/stelefr-pruniers-inconnu, dans un champ en bout de la piste du terrain de Romorantin-Pruniers.

Le , le lieutenant-colonel Mailfert part à la retraite, après un commandement record de douze années.. Né le , il meurt le ..

Abritant l'Entrepôt de l'Armée de l'Air 304 en 1939, la base aérienne est sérieusement bombardée. Les matériels sont évacués. À partir du , la Luftwaffe occupe et exploite le terrain, notamment avec des unités de bombardement.

La base aérienne est libérée fin . L'Entrepôt de l'Armée de l'Air 602 (EAA 602) est créé le .

La Base aérienne 273 Reprenant l'activité de l'Entrepôt de l'Armée de l'air à l'issue du conflit, la Base aérienne 273 reçoit le nom de tradition « Lieutenant-Colonel Georges Mailfert ». le https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/gievres/georges-mailfert-createur-de-la-base-de-romorantin.

La Délégation militaire départementale (DMD), située à Blois, est rattachée administrativement à la Base aérienne 273. En tant que Délégué militaire départemental du Loir-et-Cher (41), le commandant de la base aérienne est chargé des relations de la Défense avec les autorités du département et d’assurer la gestion de crises au profit de la préfecture de Loir-et-Cher et de la zone de défense et de sécurité Ouest (ZDS-O). Il exerce également les fonctions de commandant d’armes pour les garnisons de Blois et de Romorantin.

La Base aérienne 273 dispose de plusieurs atouts : l’expertise de son personnel dans le domaine technico-logistique, au cœur de la supply chain aéronautique de la défense, sa situation géographique au centre d’un dense réseau autoroutier, son infrastructure adaptée à la mission, son système de management de la qualité qui garantit à ses clients la tenue des délais, la maîtrise des coûts et l’amélioration continue de ses prestations.

Le site de Romorantin héberge également plusieurs antennes d’unités de soutiens communs ou spécialisés, rattachées à leurs organismes de tutelle tourangelle : le Groupement de soutien de la base de Défense (GSBdD), l’Unité de soutien de l’infrastructure de la défense (USID), la antenne médicale de Romorantin ( AM) et l’Antenne d’action sociale de Romorantin (Ant.AS).

Fort d'environ cinq cents personnes, militaires et civiles des Armées, la Base aérienne 273 est un opérateur de la vie économique et sociale de la région, ce qui fait d'elle le deuxième employeur local, juste après l’hôpital de Romorantin-Lanthenay.

La base aérienne accueille fréquemment les déploiements de la gendarmerie et accueille également les Journées défense et citoyenneté (JDC) organisées à Romorantin-Lanthenay.

La station hertzienne de Mareuil-sur-Cher 14.802 est également rattachée à cette base aérienne.

Le , la Base aérienne 273 est dissoutehttps://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000208965&categorieLien=id. Elle est remplacée par le Détachement Air 273 (DA 273). Elle retrouve le statut de Base aérienne, le .

Unités actuelles L'Escadron d'Instruction au Vol à Voile « Chambord » 21.535 (EIVV)., anciennement Centre de vol à voile de l’armée de l’air (CVVAA)Depuis le 14 janvier 2015, les trois unités vélivoles de l’armée de l’air ont changé d’appellations, mais aussi d’insignes, voir l' article correspondant sur le site du ministère de la Défense, consulté le 15/08/2016.. Centre de Documentation Technique de l'Armée de l'air et de l'Espace 18.602 (CDTAAE) Groupe Entrepôt des Matériels en Approvisionnement 11.602 (GEMA). Groupement d’appui à l’activité 1A.273 (GAA) Groupe d'Ateliers Techniques 14.602 (GAT) Bureau interface des soutiens et maîtrise de l’activité 0J.273 (BISMA) Escadron de sécurité incendie et de sauvetage 1H.273 (ESIS) Bureau ressources humaines 3B.273 (BRH)

Le GEMA (Groupe entrepôt des matériels en approvisionnement) est l’organisme central de l’armée de l’air chargé de la réception, de la prise en compte, du magasinage et de l’expédition des matériels aéronautiques. Il stocke sur le site environ 25 millions d’articles allant du rivet à la jambe de train d’atterrissage. Il assure à partir de ses ressources l’approvisionnement de tous les sites en France, en outre-mer ainsi qu’en opérations extérieures.

Il s’occupe également de l’envoi en réparation des matériels indisponibles, de la cession et de l’élimination des matériels sans emploi de l’armée de l’air.

Le GEMA comprend aussi la Plateforme Inter Armées (PFIA) centrale de l'armée de l'air et de l'espace, qui possède une quarantaine d’ensembles routiers. Ces camions effectuent chaque année près de quatre mille missions, dans l’ensemble du territoire national comme à l’extérieur. Les conducteurs parcourent annuellement quatre millions de kilomètres.

La plateforme est aussi le transit central du réseau « Supply Chain » de Transport Terrestre Interarmées (TTIA). En effet, une moyenne de vingt camions sont déchargés et rechargés chaque jour pour assurer la continuité des flux logistiques nationaux et régionaux. Cela représente sur l’année pour colis manipulés.

Le CDTAA (Centre de documentation technique de l’Armée de l’air) assure la maîtrise d’œuvre du service documentaire pour les 48000 références techniques applicables et est un opérateur central du maintien du référentiel de l’ensemble de la documentation technique utilisée par les armées, fonction primordiale à la navigabilité des aéronefs. Sa mission comprend la gestion du référentiel, le contrôle de forme, la construction, la production, la diffusion, l’archivage et le référencement physique de la documentation papier, numérique et électronique.

Unité composée de 40 personnes (55% militaires, 45% civils), le CDTAA emploie des ouvriers spécialistes des métiers de l’imprimerie tels que conducteur de machine d’impression, façonneur-brocheur-relieur. Un détachement de la Marine nationale est également intégré au personnel et participe à l’élaboration de la documentation électronique du Rafale.

Pour mener ses activités, le CDTAA s’appuie sur le système d’information documentaire, RENODOC. Il participe à la mise à jour du référentiel et est chargé de le reproduire et de le diffuser aux abonnés de la Défense avec la rigueur imposée par la réglementation en vigueur. Cette fonction essentielle participe à l'actualisation des données nécessaires à l’entretien, aux modifications et aux réparations des matériels aéronautiques.

Interarmées, le CDTAA possède tous les atouts pour devenir, à terme, le centre de documentation technique aéronautique au service des armées.

Le BISMA (Bureau interface des soutiens et maîtrise de l’activité) relève hiérarchiquement du commandant en second de la BA 273 et organiquement du Commandement des Forces Aériennes (CFA). Le commandant en second étant chargé de l’interfaçage des soutiens, le BISMA 0J.273, placé sous son autorité, est chargé au quotidien de lui apporter l’appui et l’expertise nécessaire à l’atteinte de cet objectif.

Le BISMA 0J.273 dispose d’une Section de Coordination des Soutiens (SCS) composée des cellules suivantes : la CPSGI, pour la maîtrise du courrier et la documentation classifiée de défense ; la CCS, responsable de la coordination quotidienne avec les services de soutien ;