Ézy-sur-EureL'Insee utilise le nom d'Ézy-sur-Eure pour la commune est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie Localisation La commune d'Ézy-sur-Eure est située dans la vallée de l'Eure à environ au sud-est d'Évreux dans le département de l'Eure dans l'ouest de la Normandie. Paris est à . L'Eure, qui coule à Ézy en direction du nord-est, est encaissée dans une zone de plateaux qui s'abaisse en pente assez régulière depuis le sud-ouest (171 m) vers le nord et l'est (entre 130 et 135 m).

La majeure partie de la commune se situe dans la vallée et repose sur des alluvions récentes qui correspondent à des dépôts de débordement ou de fin de crue, elles-mêmes reposant sur des alluvions anciennes composées de galets siliceux dans une matrice argilo-sableuse riche en fer.

Boisement Un seul aquifère est bien connu dans la région : il s'agit celui de la craie du Crétacé supérieur dont la puissance maximum est de l'ordre de 250 à 300 mètres. La nappe phréatique est située à moins de deux mètres de profondeur.

La couverture végétale de la région d'Ézy est constituée de groupements riches en espèces calcicoles qui tendent vers un stade forestier final à chêne pubescent et à hêtre commun dans les zones à faible relief et reste au stade herbacé ou arbustif lorsque le relief est plus accentué. Compte tenu des conditions géologiques et climatiques favorables, cette région constitue un biotope où subsiste l'un des principaux foyers de peuplement de type méridional du bassin parisien occidental.

On trouve à Ézy, au lieu-dit « la Côte Blanche », des végétations très rares : quatre espèces d'orchidées déjà protégées par arrêté du et une multitude d'autres espèces dont font partie, en particulier, la scorsonère d'Autriche et l'alisier de Fontainebleau.

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Eure et divers autres petits cours d'eau..

L'Eure, un canal, chenal et cours d'eau naturel non navigable d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Longny les Villages et se jette dans la Seine à Saint-Pierre-lès-Elbeuf, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'Ézy-sur-EureLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le plan d'eau 1 du Parc d'Ézy () et le plan d'eau 2 du Parc d'Ézy ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bû à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Ézy-sur-Eure est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ézy-sur-Eure, une agglomération inter-régionale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (36,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (39,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,9 %), terres arables (29,8 %), zones urbanisées (27 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,7 %), prairies (2,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Aisiaco entre 1023 et 1033François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure..

Le nom d'Ézy viendrait de Aisiacum ou AsiacumDans le cartulaire de Saint-Père de Chartres et p. d’Évreux.., archétype gallo-roman composé du nom d'un propriétaire gallo-romain *Asius et du suffixe bien connu -acum. Le nom de personne non attesté Asius ne semble pas avoir eu de diffusion ailleurs qu'au nord de la Gaule et on le retrouve dans les noms de communes homonymes Aizier, , , etc.

LEure est une rivière qui prend sa source dans la région naturelle du Perche et qui coule dans les départements de l'Orne, d'Eure-et-Loir, de l'Eure et de la Seine-Maritime.

Histoire D'une altitude de 124 mètres, la Butte d'Ézy, appelée aujourd'hui « la Butte à Cochon » , était un point stratégique et un excellent point d'observation de la voie romaine Lutèce-Ebrovicus (Paris-Évreux). Une redoute y était installée à l'époque féodale.

Autres témoins de l'ancien Ézy : les caves creusées dans le calcaire marneux de la colline au pour y entreposer le vin et échapper ainsi à l'octroi. Ces caves furent aussi habitées par une population hétéroclite de 1876 à 1914Lire l'article de M. Zaborowski ethnologue, intitulé « Le Sauvage d'Ézy », paru en 1897 dans la revue La Nature et dans d'autres ouvrages tels les Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, année 1897, volume 8, , intitulé « Aux Caves d'Ézy »..

Il ne faut pas oublier la fontaine de Saint-Germain-la-Truite et sa légende : saint Germain, de passage à Ézy, aurait rendu sa main dévorée par une truite, à une jeune fille. Un pèlerinage y avait lieu chaque année le jusqu'au début du . Même notre grand fabuliste Jean de La Fontaine y vint avec monseigneur de Vendôme car les eaux de la fontaine de Saint-Germain étaient réputées pour guérir certaines maladies.

Histoire du grand hiver (1709)

Ce texte et les suivants sont le témoignage vécu par l'abbé Le Mercier, curé d'Ézy.

Meurtre de la prieure Geneviève Férard de Montreuil

L'inondation de 1711

L’inondation de 1787

Politique et administration

Tendances politiques et résultats Pendant longtemps, Ézy-sur-Eure a eu une tradition de gauche. Les fabricants de peignes qui dominaient la vie municipale à la fin du et au cours de la première moitié du étaient le plus souvent proches du radicalisme laïc tandis que leurs ouvriers ont adhéré très tôt au socialisme. Ainsi, aux élections législatives de 1885, la liste républicaine l'emporta sur la liste conservatrice dans une proportion de 9 à 1. En 1924, la liste du cartel des gauches obtint 40 %, la liste républicaine de gauche, 20 %, la liste communiste, conduite par deux ouvriers d'Ézy, 20 % et la liste de l'Entente républicaine (droite indépendante), 20 % également, alors même que dans le département de l'Eure, cette dernière liste est arrivée nettement en tête. Après la guerre, le Parti communiste s'imposa comme le premier parti de la commune. En 1951, la liste communiste (291 voix sur 995) devança la liste radicale-socialiste de Pierre Mendès-France (286) et la liste RPF conduite par Jean de Broglie (147 voix). La SFIO obtient 95 voix, les indépendants, 88 et le MRP, 28. En 1953, les radicaux et les indépendants s'associent aux élections municipales pour barrer la route aux communistes. En 1956, communistes (Plaisance) et radicaux (Mendès-France) obtinrent chacun autour de 30 % des voix. Les poujadistes, dont la tête de liste, M. Bauche était commerçant à Ézy (et conseiller municipal), un peu moins 20 %. Les indépendants (listes Laîné et de Broglie) recueillirent environ 12 %. En 1958, Jean de Broglie (CNI) devançait d'une voix Rolland Plaisance (PC) : 34,5 % chacun. Entre 1958 et 1976, la droite, sous la conduite du député Jean de Broglie, ne cessa de progresser. L'assistante de Jean de Broglie, Ysabel de Perthuis, fut pendant deux ans maire de la commune (1963-1965), la perdant de justesse en 1965, tout en demeurant au conseil municipal jusqu'en 1977. Jean de Broglie fut majoritaire aux deux seconds tours de 1967 et 1973, avec 53-54 % alors même que le Général de Gaulle n'avait obtenu que 49 % le face à François Mitterrand (40,2 % au pour l'un comme pour l'autre, le général ayant une voix d'avance sur Mitterrand). Valéry Giscard d'Estaing l'emporta d'une poignée de voix en 1974 (631 contre 622) mais s'inclina de vingt voix en 1981 (725 contre 745 à François Mitterrand). La mairie était passée à gauche en 1977 ; la liste d'Henri Lecomte, directeur d'école publique, mendésiste, avait alors été entièrement élue face à liste du maire sortant Daniel Champeaux. Elle l'était demeurée de peu en 1983 ; avant de repasser à droite en à l'occasion d'une élection anticipée provoquée par la dissolution du conseil municipal par le conseil des ministres. En 1988, François Mitterrand obtint 36,5 % au (un peu plus de 570 voix) ; Jacques Chirac : 20,4 % (320 voix) ; Raymond Barre : 15,9 % (250 voix) et Jean-Marie Le Pen 15,4 % (242 voix), résultats proches de la moyenne nationale, comme en 1974 et en 1981. Au , François Mitterrand l'emporta par 868 voix contre 710 (55 %).

À partir de la fin des années 1980, la commune connaît une évolution similaire aux zones rurales et surtout de la couronne périurbaine de l'aire urbaine de Paris : la droite est devenue nettement majoritaire (62 % au de la présidentielle de 2007) ; le Front national gagne continument des électeurs : 15 % (1988, 1989), 22 % (1992), 21 % (1995), 25 % (2002), près de 30 % (2012), 32,2 % (2017).

À l'élection présidentielle de 2017, Marine Le Pen est arrivée en tête avec 32,2 % (644 voix) devant Emmanuel Macron (19,5%; 389 voix), François Fillon (17,9%, 357 voix), et Jean-Luc Mélenchon (16,1%, 321 voix). Nicolas Dupont-Aignan (6,7%, 135 voix) devançait Benoît Hamon (3,9%, 78 voix). Au second tour, Emmanuel Macron l'emporta de justesse, par 890 voix contre 864 (50,7%). Le nombre de suffrages exprimés était passé de à , soit près de dix points de moins. Administration municipale Élections de 2026