La famille de Tournebu est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Normandie. Elle s'est distinguée avec Guillaume de Tournebu.

Origine L'origine de la famille de Tournebu remonte au Charles Fierville, Histoire généalogique de la maison et de la baronnie de Tournebu, d'après les archives inédites de cette famille, Caen, 1867 :

Guillaume de Tournebu est mentionné dans une charte du duc Robert Ier de Normandie, donc antérieure à 1036. En 1083, un autre Guillaume de Tournebu est témoin signataire d'une charte de Guillaume le Conquérant en faveur de la Sainte-Trinité de Caen. En 1135, Richard de Tournebu ratifie une donation en faveur de l'abbaye Notre-Dame-du-Val. En 1172, Thomas de Tournebu est inscrit au livre rouge de l'Échiquier de Normandie pour les moyens militaires qu'il doit fournir au roi d'Angleterre. Guillaume de Tournebu est évêque de Coutances de 1184 à 1202.

En 1356, Pierre de Tournebu est impliqué dans les complots du roi de Navarre Charles le Mauvais, et arrêté avec lui à Rouen par ordre du roi Jean II le Bon. Il rentre cependant en grâce auprès du roi et figure dans la guerre contre les Anglais. Il est fait prisonnier en défendant le château de Caen, et décède en 1393. Il épouse en secondes noces Jeanne de Saint-Jean, nièce de Bertrand du Guesclin, de laquelle il n'eut pas d'enfants.

Au , la famille de Tournebu est composée de plusieurs branches dont les liens généalogiques ne sont pas solidement établis.

Histoire Ses deux branches furent maintenues nobles en 1666, respectivement par Jacques Barin de La Galissonnière dans la Généralité de RouenPierre L'Estourmy, Recherche de La Galissonnière - La recherche de noblesse de 1666 pour la Généralité de Rouen - Élection de Rouen, Saint-Pois, 1999, et par Guy Chamillart dans la Généralité de CaenAmédée du Buisson de Courson, Recherche de Chamillart - La recherche de la noblesse de 1666 pour la Généralité de Caen, Caen, 1887.

La branche aînée, dite de Tournebu-Livet, issue des anciens barons de Tournebu, subsista jusqu'en 1732 en ligne masculine, et jusqu'en 1810 dans sa dernière descendante, Marie-Pierre de Tournebu. La branche cadette, établie au siècle à Clécy dans le Calvados (Normandie), est subsistante.

Branche aînée Selon Chérin, la branche aînée de Tournebu remonte sa filiation à Thomas de Tournebu, trouvé en 1170, allié à Philippe Tesson, dont le fils Guillaume, seigneur de Marbeuf et de Tournebu, trouvé en 1211, fut père de Robert, auteur de la branche des seigneurs de Marbeuf, barons de Beaumesnil, et de Jean, chevalier, baron de Tournebu, trouvé en 1290, allié à Isabeau de Beaumont-du-Gâtinais. Son descendant à la , Pierre de Tournebu, seigneur de La Vacherie et de Saint-Vaast, maintenu noble en 1464 par Montfaut, épousa vers 1462 Jeanne Louvet, fille et héritière de Guillebert Louvet, baron de Livet, et en eut Jean de Tournebu, père de Jacques de Tournebu, baron de Livet, qui fit ses preuves de noblesse en 1540.

Au , Jean de Tournebu, fils de Jacques, et son épouse Marie de Croixmare, seraient à l'origine de la construction du château de Saint-Germain-de-LivetJosiane Sartre, Châteaux "brique et pierre" en France: essai d'architecture, Nouvelles Éditions Latines, 1981, page 83, classé Monument Historique et propriété de la ville de Lisieux depuis 1958. Trois orants de la famille (représentant Jean de Tournebu, Marie de Croixmare, ainsi que leur fils Robert de Tournebu), autrefois exposés dans un enfeu funéraire de la chapelle seigneuriale, sont aujourd'hui visibles dans l'église de Saint-Germain-de-Livet.

Pierre de Tournebu, baron de Livet, marié en 1680 à Élisabeth Le Couteulx, rachète en 1701 la baronnie de Tournebu à Guillaume-Florentin de Salm. Sa nièce, Marie-Pierre de Tournebu (1725-1810), fut la dernière représentante de la branche aînéeCaumont Statistique monumentale du Calvados, volume 5, page 316.

En 1778, La Chenaye-Desbois écrit : « La baronnie de Tournebu est une des plus anciennes et des plus belles de la province de Normandie, anciennement elle était possédée par la famille des Tournebu qui est éteinte (branche ainée éteinte en ligne masculine en 1732, en ligne féminine en 1810).

Branche cadette Selon Raoul Daudeteau (1870-1943), époux de Marie de Tournebu (1884-1953)Pierre-Marie Dioudonnat, Simili-Nobiliaie français, 2012, p.69 (Famille d'Audeteau)Raoul Daudeteau, Recherches historiques et généalogiques sur la maison de Tournebu, Caen, éd.Jouan, 1911, la branche cadette remonte sa filiation au . Établie au ou avant à Clécy, puis au à Tessel-Bretteville, dans le Calvados, cette branche est la seule subsistante de cette famille.

Pierre de TournebuAdrien Dubois, Pierre de Tournebu, un chevalier normand dans la guerre de cent ans, Université de Caen Basse Normandie (CRAHAM), 2014, seigneur des Jardins (à Combon, dans l'Eure), marié le avec Perrette de Franqueville, eut pour fils autre Pierre de Tournebu, seigneur des Jardins. Robert de Tournebu, seigneur des Jardins, arrière-petit-fils du précédent, soutint à partir de 1501, devant la Cour des Aides de Normandie, un procès intenté par les paroissiens de Clécy (Calvados), qui voulaient le soumettre à l'impôt, au motif que Pierre, son bisaïeul, aurait été un bâtard non légitimé de Guy , baron de Tournebu (VIIème génération)(Enquête du 28 novembre 1538 par Henry Jubert, conseiller à la Cour de Normandie). Après 38 ans de procédure , son fils Jean de Tournebu, seigneur des Jardins, fut confirmé dans sa noblesse par un arrêt de la Cour des Aides du Daudeteau, ibidem. Guillaume de Tournebu, arrière-petit-fils de Jean, né le à Clécy, marié en 1638 avec Marguerite Renée Aubourg, fut maintenu noble en 1666 par Guy Chamillart. Son fils Jean-Baptiste fut le grand-père de François Jean de Tournebu, seigneur de Bretteville-sur-Bordel et de Saint-Lambert, né le à Clécy et mort à Bretteville-sur-Bordel le , qui épousa le à Clécy Françoise Claire de La Bigne, et poursuivit.

Terre et baronnie de Tournebu vignette|redresse=1.4|Aperçu du château de Tournebu

Au , les premiers seigneurs de Tournebu s'intitulèrent baron de Tournebu à partir de Thomas de Tournebu, mort entre 1199 et 1202. Ils firent construire au le château de Tournebu et conserveront la terre de Tournebu jusqu'en 1452.

En 1452, la baronnie de Tournebu passe par héritage dans la famille de Thère, puis entre les mains de différentes familles.

En 1701, Pierre de Tournebu-Livet rachète la baronnie à Frédéric-Charles de Salm, comte du Rhin.

Marie-Pierre de Tournebu (1725-1810), nièce de Pierre de Tournebu-Livet, dernière de sa branche, hérite de la baronnie en 1732. Sans postérité de Pierre-François-Jean-Baptiste de Bernières, seigneur de Mondrainville, puis de Louis-François-Pierre Louvel de Janville, président en la Cour des comptes de Normandie., elle lègue en 1806 la terre et le château de Tournebu à l'un de ses petits-neveux par les TournebuDalloz, 1959, 202, reporté par Héraldiqua en 2001., Jean Jacques Luc Edmond de Foucault (1764-1846), dont la descendance patronymique conserva le château de Tournebu jusqu'en 2012.

Situation contemporaine La famille de Tournebu a adhéré à l'Association d'entraide de la noblesse française, le Page « La table des familles », sur le site de Association d'entraide de la noblesse française (lire en ligne)..

Selon Régis Valette, cette famille comptait 4 représentants masculins vivants en 2007Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Robert Laffont, Paris, 2007, p.???..

Personnalité Guillaume de Tournebu, évêque de Coutances de 1184 à 1202.

Filiation

Il existe deux familles de Tournebu, l’une subsistante, et l’autre éteinte. Il est très probable qu’il s’agisse de deux branches d’une seule et même famille, mais ce rattachement n’est pas prouvé faute de documents. Les deux filiations sont donc présentées séparément.

Famille subsistante

Famille éteinte Cette famille s'est éteinte en ligne masculine en 1732.

Possessions Château de Tournebu Château de Tournebut (Aubevoye) Château de Saint-Germain-de-Livet Manoir Saint-Hippolyte Château de Beaumesnil Château d'Esneval Château dit la Motte de Cesny. Hôtel de Mondrainville, au 3 rue des Jacobins à Caen (détruit) Château de Bény-sur-Mer Château de Langrune-sur-Mer Château de Bretteville (Tessel)

Armes 110x110px 110x110px Armes d'origine : d'argent à la bande d'azur. Armes avec brisure : d'argent, à trois lambels de gueules rangés en chef, et une cotice d'azur, brochant sur le premier lambel..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . Louis d'Izarny-Gargas, Jean-Jacques Lartigue, Jean de Vaulchier, Nouveau Nobiliaire de France (tome 3, M-Z) (Versailles, 1998) Pierre L'Estourmy, Recherche de La Galissonnière - La recherche de noblesse de 1666 pour la Généralité de Rouen - Élection de Rouen (Saint-Pois, 1999) Amédée du Buisson de Courson, Recherche de Chamillart - La recherche de la noblesse de 1666 pour la Généralité de Caen (Caen, 1887) Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand Armorial de France, tome 6 (Paris, 1952) Raoul Daudeteau, Recherches historiques et généalogiques sur la maison de Tournebu (Caen, 1911) Charles Fierville, Histoire généalogique de la maison et de la baronnie de Tournebu, d'après les archives inédites de cette famille, extrait du volume 24 (ou 26) des Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, 200 pages, 1867 Lire en ligne

Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Armorial des familles de Normandie

Liens externes

Maison de Tournebu, sur le site racineshistoire.free.fr.

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