est une huile sur toile réalisée par le peintre philippin Juan Luna en 1884.

Exposée à l'Exposition nationale espagnole des beaux-arts en 1884, son auteur en obtient la médaille de Première classe. Spoliarium est l'huile sur toile la plus importante et de plus grande valeur de Juan Luna. C'est aussi la plus grande peinture des Philippines..

Contexte Contexte de l'œuvre Juan Luna réalise cette peinture à Rome en huit mois, de à ....

a d'abord été exposée à Rome, puis a été présentée à l'Exposition nationale espagnole des beaux-arts en 1884, où Juan Luna obtient pour sa toile la médaille de Première classe (la plus importante). écrivit à ce sujet Elle a ensuite été exposée à Paris en 1886, où Luna obtient la médaille de bronze..

Destination de l'œuvre En 1886, l'œuvre est vendue à la députation provinciale de Barcelone (sorte de conseil départemental de Barcelone) au prix de . Elle est conservée au musée d'art moderne de Barcelone.

Mais lors de la guerre civile espagnole, l'œuvre est endommagée, et le , alors que le tableau est envoyé à Madrid pour être restauré au musée du Prado, le dictateur Francisco Franco en fait don au gouvernement des Philippines à l'occasion du centenaire de la naissance de Juan Luna, bien qu'il n'appartenait pas à l'État..

Il appartient désormais au musée national des Philippines, où il occupe une place de choix puisque c'est la première œuvre que voit le spectateur lorsqu'il entre dans le musée.

Analyse Le tableau représente une scène de , c'est-à-dire de dépouillement : à l'époque de la Rome antique, le était une pièce disposée sous le Colisée où les gladiateurs tombés au combat étaient dépouillés de leurs armes et armures, remises à leurs lanistes.

Au centre de la composition se trouvent des gladiateurs morts traînés vers le par le personnel de l'amphithéâtre. À gauche, des spectateurs. Contrebalançant avec la partie gauche chargée d'émotions, la droite de la composition est plus obscure, de ton et de thème : dans l'obscurité, un vieillard semble chercher son fils au moyen d'une torche, et une femme pleure la mort de son aimé. Les lignes verticales, sur les Romains, représentent la force et la stabilité tandis que les lignes horizontales, sur les gladiateurs, expriment la sérénité et le repos. Il y a enfin des lignes horizontales sur les bras des hommes traînant les corps.

Juan Luna utilise de lourds et violents coups de pinceau pour exprimer sa colère sur les abus et la cruauté de ces temps, ce qui est une métaphore du traitement fait aux Philippins par les Espagnols. Il utilise des couleurs et des lignes indiquant qu'il représente le pathos et la barbarie d'un empire décadent. Cette scène représente la situation désespérée des vaincus qui n'étaient rien que des butins de guerre, de tyrans, de rois.

José Rizal évoque l'œuvre dans son livre :

León María Guerrero décrit le tableau puis analyse sa portée sociale en reprenant des mots de José Rizal :

Postérité Le compositeur philippin a composé l'opéra (2006), qui relate la création de la peinture de Juan Luna ainsi que le procès de celui-ci pour le meurtre de sa femme. La soprano Fides Cuyugan-Asensio en écrivit le livret.

Le groupe de rock philippin a composé un single intitulé dans leur album (1997) qui évoquerait le viol et le suicide de Pepsi PalomaSpolarium and Pepsi Paloma: Is there a connection?.

La peinture est mentionnée par la poétesse philippine dans son recueil (2009) et par le romancier philippin dans son roman (2011).

Notes et références Notes

Références

Annexes

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