Laure Baignères, née le à Paris et morte le à Paris Le Figaro, mardi 5 mars 1918. , est une dame de la société parisienne qui a tenu, dans son hôtel au 40 de la rue du Général-Foy, un salon où elle recevait le « Tout-Paris » politique, financier, militaire, artistique littéraire et musical, dont José-Maria de Heredia, Georges Bizet, Claude Debussy, puis des amis du lycée Condorcet de son fils Jacques Baignères comme Jacques Bizet, Fernand Gregh et Marcel Proust.

Biographie

Laure Marie Albertine Boilay est la fille d'Antoine Fortuné Boilay (1802-1866), conseiller d'ÉtatSur la carrière d'Antoine Fortuné Boilay, voir Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, Paris, Hachette, 1870. (en ligne)., et d'Aurélie Roberte Marie-de-Sainte-Colombe (1808-1891).

Elle épouse le à Paris Henri Baignères (1829-1908), fils de Louis Alexandre Baignères (1797-1873), agent de change et administrateur de la Compagnie des chemins de fer de l'Est, et de Cacilde Mélanie Laffitte (1810-1889), nièce de Jacques Laffitte (1767-1844).

Elle est la mère de l'homme de lettres Jacques Baignères (1872-1944), tante par alliance de l'artiste peintre Paul Baignères (1869-1945) et grand-mère du journaliste, critique de spectacles et auteur Claude Baignères (1921-2008).

Le salon de Laure Baignères

L'hôtel .

Selon certaines sources, le salon de Baignères a inspiré la pièce d’Édouard Pailleron Le Monde où l’on s’ennuieHenri Raczymow, Le Paris retrouvé de Marcel Proust, Paris, Parigramme, 2005, 101.

Son fils unique, Jacques Baignères, né plus de 9 ans après le mariage et les rumeurs de la liaison entre Laure et Paul de Rémusat, se lia d'amitié avec Marcel Proust au Lycée Condorcet et l'introduisit donc au salon de sa mère à Paris et chez les Baignères à Trouville. Personnages et lieux dont Proust s'inspira aussi pour son œuvreBalade littéraire avec Marcel Proust à Trouville ..

Entre 1888 et 1892, Proust et Lyautey fréquentent le salon des Baignères. Proust y est le témoin de la rupture entre Louise Baignères et Hubert Lyautey, coureur de dotLe Mariage raté de Marcel Proust et ses conséquences littéraires de Christian Gury..

Rue de Turin Charlotte Baignères, femme d'Arthur Baignères, belle-sœur de la salonnière Laure Baignères et mère de deux amis de Marcel Proust, Paul et James Baignères (1880-1943) : .

Leroi chez Proust

Laure Baignères inspirera à Proust quelques parts du personnage de Blanche LeroiListe des personnages d'À la recherche du temps perdu dans À la recherche du temps perduProust et son ascension dans la bonne société.. Ce personnage y est cité 29 fois dont 21 fois dans Le côté de Guermantes, 1 fois dans Albertine disparue et 7 fois dans Le Temps retrouvé.

Proust lui emprunte ce mot célèbre dans À la recherche du temps perdu (édition 1919, tome 7, Le côté de Guermantes, 21)Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, édition 1919, tome 7, Le côté de Guermantes, 21 ..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, édition 1919, tome 7, Le côté de Guermantes, 21 Le Figaro, mardi 5 mars 1918.

Articles connexes Entourage de Marcel Proust Liste des personnages d'À la recherche du temps perdu : Leroi, Blanche Femmes et salons littéraires : Salonnières du Jacques Baignères Jean Helleu (peintre)

Liens externes

Proust et son ascension dans la bonne société. Balade littéraire avec Marcel Proust à Trouville. Généalogie Baignères

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