Lucien Mathelin, né le à Binche en Belgique et mort le à ParisDans son atelier de la Villa des Arts à Montmartre (Paris).Biographie, est un peintre français. Son œuvre, influencée par le surréalisme, est teintée d’ironie.
Biographie
Lucien Mathelin est né dans une famille d’artistes et bénéficie dès l’enfance d’une formation artistique. Il réalise sa première huile sur toile à l’âge de 15 ans en 1920. En 1924, il expose au Salon d’Automne dont il deviendra sociétaire. Il ne fait pas d’études en arts plastiques, mais il voyage au Maroc (1925-1926) et en Grèce (1933-1934), où il enrichit sa palette. En 1937, Mathelin travaille un temps pour Raoul Dufy à la réalisation du gigantesque tableau de La Fée Électricité.
Bien que ce peintre n'ait jamais fait partie du groupe des artistes surréalistes, sa fille, Marie, qualifiait son œuvre de « surréalisme trompe-l’œil ». Effectivement, nombre de ses toiles, réalisées selon la technique du trompe-l’œil, font référence à ce mouvement pictural. L’un de ses principaux tableaux, L’Atelier de Galanis, date de 1946. Démétrios Galanis, graveur, travaillait au 12 rue Cortot à Paris, là où se trouve actuellement le musée de Montmartre. En 1971, les envois de Mathelin firent scandale lors d’une exposition de l’A.R.C. où il présentait la série des Monumensonges au musée d’art moderne de la ville de Paris. Puis vinrent les Détournements, puis les chats et les instruments agricoles, les objets de ferronnerie qu’il collectionnait et dont il recouvrait un mur de son atelier. Lucien Mathelin partageait son temps entre la Villa des Arts, son atelier parisien et sa maison de Cotignac, dans le sud de la France, dont dira Véronique Nahoum-Grappe (amie de Mathelin). Il s’échappait aussi dans sa maison de Hannaches, en Picardie. La famille recevait ses amis musiciens Arthur Honegger et Marcel LandowskiFils du sculpteur Paul Landowski, auteur du Christ rédempteur à Rio de Janeiro..
centre|thumb|400x400px|Le peintre dans son atelier de la Villa des Arts.
Œuvres L’Atelier Galanis
Toile majeure de Mathelin, peinte en 1946, elle est donnée par son fils, Jean Mathelin, au musée de Montmartre à Paris. Le tableau représente l’intérieur de l’atelier du graveur Galanis. On y voit une accumulation d’objets hétéroclites (fauteuil, table, lunette astronomique ou de marine, cadran solaire, globe terrestre harmonium, cadres vides…) et la presse à gravure ayant appartenu à Edgar Degas. Y figure aussi un lapin et, au premier plan à gauche, un personnage habillé en femme qui, , serait un autoportrait de son père que l’on peut aisément rapprocher de celui peint en 1925. La femme se tient debout et présente une sanguine, un nu féminin assis.
Les Monumensonges
Monu-mensonges, Monument-songes… Ces toiles de Lucien Mathelin firent scandale lors d’une exposition de l’A.R.C. au musée d’art moderne de la ville de Paris en 1971. L’Arc de Triomphe est représenté sous la forme d’une cuisinière, et le drapeau français comme un torchon en train de sécher. Dans Les Invalides, le dôme est remplacé par une tête de mort. Les colonnes de La Bourse deviennent colonnes de pièces de monnaie et tremblent sous le poids de l’or. Dans Le Mendiant devant l’Élysée, le Palais se fait meule de gruyère attirant tous les regards, tandis qu’un mendiant reste à l’écart. Mathelin est censuré et soutenu par les exposants. Le musée fermera ses portes quatre jours. Lors de la Biennale de Paris de la même année, Mathelin connu un succès critique.
Les Détournements, ou Chefs-d’œuvre en péril
Avec cette série de toiles, Mathelin s’amuse à détourner certains classiques de la peinture de leurs représentations et de leurs sens. Il n’hésite pas à s’attaquer à la Joconde qui nous offre son sourire énigmatique, à la Vénus de Botticelli en nous la montrant sous la douche, à La Nature morte aux gaufrettes de Lubin Baugin en peignant une souris dans l’assiette, à mêler Goya et Piero di Cosimo sur la même toile. .
Le Bestiaire de Mathelin
Chèvre, poule, âne, cheval… Lucien Mathelin s’attachait à peindre des animaux en assemblant des objets agricoles, objets d’artisan et du quotidien dont il était fervent amateur. Un mur de son atelier de la Villa des Arts en était couvert. Il en faisait également des portraits. Assemblages insolites sur la toile, poétiques, teintés d’humour comme il se doit chez Mathelin.
Collections publiques Paris, musée national d'art moderne : Portrait-de-l’oiseau-qui-n’existe-pas Paris, musée de Montmartre : Atelier Galanis, 1946, huile sur toile Dallas (États-Unis) Göteborg (Suède)
Expositions Expositions particulières
18- : Galerie de l’Étoile, Paris 1933. Athènes, Grèce. Galerie André, Paris. 1946. Galerie Bailly, Lille. 1949. Galerie Vachon, Saint-Tropez 12- : Galerie Weil, Paris. 17- : Galerie Weil, Paris. 1961. Galerie Weil, Paris. Galerie de la Proue, Rennes 3- : Galerie Marie L. André, Paris. 1965. Galerie Hébert, Grenoble 8- : Galerie de la Proue, Rennes. Juillet- : Galerie Mirages, Aix-en-Provence. 1966. Galerie Netzel. Worpswede (Allemagne) 1966. Galeria Marco Polo, Madrid 1967. Kuntsalon Fisher Bielefeld (Allemagne) 1968 à 1970. Galerie Recio, Paris 12- : Galerie Hebert, Grenoble. 1968. Galleria d’Arte il Punto Catania (Italie) 1968. Formes et Graphisme, Saint-Paul-de-Vence 1971. Galerie Isys Brachot, Bruxelles 1972. The Brod Gallery, Londres 1974. Tokyo. Osaka (Japon) 1975. « Monumensonges », Galerie de la Passerelle, Paris 1975. Galerie du Regard, Saint-Rémy-de-Provence - : Détournements, Galerie de la passerelle Saint-Louis, Paris. 1978. Novotel, Lyon 1978. L’Estérel, Paris 1979. Galerie Christiane Vallée, Clermont-Ferrand 1980. Galerie Schemes, Lille. 1981. Galerie Kaganovitch, Paris 6- : Galerie Christiane Valle, Clermont-Ferrand. Hommage au Salon d’Automne de 1985. - : Dessins de Cotignac à l'encre de Chine (1962-1981), Le cercle des arts, Cotignac. À partir de 1981, la Galerie Pascal Gabert a représenté l’œuvre de Lucien Mathelin.
Expositions collectives Salon Comparaison Salon de la Jeune Peinture Salon des Tuileries Musée d’art moderne de la ville de Paris (A.R.C.), 1971 Biennale de Paris, 1971 Salon de l’Imagerie Salon d’Été, Deauville Salon d’Automne (sociétaire) de 1978 à 1981 Salon des Indépendants (sociétaire) Société Nationale des Beaux-Arts (sociétaire) Peintres Témoins de leur Temps, Paris, musée Galliera, de 1978 à 1981 Petits formats de... Galerie Jean André.
Expositions dans les Maisons de la culture 1972. Maison de la Culture de Villeparisis 1973. Dunkerque 1973. Calais 1975. Maison de la Culture du Havre 1975. L’Humour, Centre culturel de Montataire 1976. Centre culturel d’Aubervilliers
Bibliographie Dictionnaire des peintres de Montmartre Véronique Nahoum-Grappe, Démultiplication de tout. Les peintures de Lucien Mathelin Jean-Paul Bardet, « Lucien Mathelin et l’atelier Galanis », in Le vieux Montmartre, nouvelle série, , premier trimestre 2015, . Jean Monneret, Le triomphe du trompe-l’œil, Grand Palais, Salon des Indépendants, 5-, Éditions Mengès, 1993 Francis Parent et Raymond Perrot, Le Salon de la Jeune Peinture. Une histoire 1950-1983, 1983
Notes et références
Liens externes
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