Jean-Marie Hervé du Chef-du-Bois ou encore Hervé du Penhoat est un homme politique français né le à Saint-Pol-de-Léon et mort en cette même ville le .
Biographie
Origines familiales Fils d'Yves Michel Hervé du Penhoat (1734-1794), conseiller du Roi, subdélégué de l'intendance et commissaire des États de Bretagne, sénéchal des Régaires de l'Évêché de Léon et maire de la ville de Saint-Pol-de-Léon, et de Marie-Anne Rannou du Cosquer, petit-fils de maires de Saint-Pol-de-Léon.
La famille Hervé du Penhoat est une très ancienne famille qui a adopté ses armoiries avant le , avec pour lieu d'origine le Léon. Elle figure parmi les familles subsistantes de la noblesse bretonne. Ses armoiries sont "Échiqueté d'argent et de gueules au croissant d'argent en abîme".
Émigration et Révolution Il émigre durant la révolution des années 1790, alors que son père, resté en Bretagne, est guillotiné à Brest le , pendant la Terreur, pour ses liens avec la noblesse. Jean-Marie Hervé-Chef-Du-Bois a vécu à l’étranger de 1791 à 1802.
Carrière politique Jean-Marie Hervé-Chef-Du-Bois propriétaire, juge de paix du canton de Saint-Pol-de-Léon, a soutenu les Bourbons, il a été élu député du Finistère le , au collège de département, par 89 voix sur 170 votants et 244 inscrits. Il a siègé dans la "Chambre introuvable", cette assemblée issue des élections d' qui comportait une majorité écrasante de 350 députés royalistes "ultras" sur 400 sièges, soutenant la Restauration de la monarchie.
Cette chambre des députés était composée essentiellement d'hommes nouveaux dans la politique : seuls 61 députés avaient siégé dans les précédentes assemblées.
La chambre des députés de 1815 a été dissoute par le roi de France Louis 18 (le frère des rois Louis 16 et Charles 10) le , le roi était gêné par son radicalisme réactionnaire et sa politique "plus royaliste que le roi".
Anoblissement Jean-Marie Hervé-Chef-Du-Bois a été anobli le avec son frère Jean-Louis par lettres patentes du roi de France Louis XVIII.
Mariage et descendance Le 25 novembre 1805 Jean-Marie Hervé-Chef-Du-Bois a épousé à Tréflévenez Joséphine de L'Estang du Rusquec (1784-1856). La famille de L'Estang du Rusquec appartient à l'ancienne noblesse de Basse-Bretagne et fut maintenue dans sa noblesse d'extraction le , sur preuves de huit générations.
De cette union naissent plusieurs enfants : Marie Hélène (1806-1835), mariée en 1833 avec Auguste de Coataudon Francis (1819-1876), notaire à Saint-Pol-de-Léon, marié en 1838 avec Stéphanie Barazer de Lannurien Ernest (1820-1858), docteur médecin, marié en 1851 avec Eugénie Gousselin Joseph (1823-1910), directeur de l'enregistrement, marié en 1851 avec Jeanne Laure Vosniey
Postérité notable Parmi sa nombreuse descendance, on compte : François Joseph Hervé du Penhoat (1849-1913), petit-fils, vérificateur de domaines à Quimper Gabrielle Hervé du Penhoat (1854-1933), petite-fille, mariée avec Hilarion de L'Estang, comte du Rusquec, zouave pontifical
La famille s'allie avec d'autres grandes familles nobles bretonnes comme les De Kermenguy, les Le Maignan de Kerangat, les de L'Estang du Rusquec, et les De Jacquelot du Boisrouvray.
Contexte historique
La Chambre introuvable La "Chambre introuvable" dans laquelle siégea Jean-Marie Hervé du Chef-Du-Bois imposait des mesures réactionnaires allant à l'encontre de la charte et des acquis des révolutionnaires régicides, comme l'aggravation des peines pénales, et mena ce qu'on appela la "Terreur blanche légale".
L'expression "chambre introuvable" est attribuée au roi Louis XVIII, pour exprimer l'idée qu'il n'aurait pu en rêver une aussi favorable à son trône, mais qu’il a dissoute, parce qu’il était franc-maçon.
Les régaires de l'évêché de Léon Les régaires de l'évêché de Léon, dont le père de Jean-Marie était sénéchal, comprenaient trois membres : le régaire de Saint-Pol, qui avait pour chef-lieu la ville épiscopale et s'étendait sur une dizaine de paroisses ; le régaire de Quéménet-Ily (Guissény), dont la juridiction s'exerçait dans le bourg de Guissény ; et le régaire de saint Gouesnou, qui avait pour siège de juridiction le bourg de Gouesnou et qui dominait une dizaine de paroisses.
Sources
Références
Liens externes
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