Le Hilsenfirst est un sommet du massif des Vosges, en France. Il est l'un des champs de bataille de la bataille des Vosges pendant la Première Guerre mondiale.
Histoire Première Guerre mondiale vignette|gauche|redresse|Bataille sur le Hisenfirst.
Surplombant les vallées de Munster et de Guebwiller, ce sommet culminant à est le plus élevé des champs de bataille français de la Première Guerre mondiale. Il est notamment célèbre aujourd'hui pour les affrontements de skieurs qui s'y sont déroulés lors de l'hiver 1915.
Des tranchées.., des galeries souterraines, abris, lignes de téléphériques allemandes destinées au ravitaillement, traces d'éclats d'obus, etc., sont les vestiges de ces lignes de défense.
Février 1915 : les Allemands s'emparent du Petit Ballon et du Hilsenfirst Le , les Allemands, agacés par des patrouilles françaises de plus en plus fréquemment en reconnaissance entre le Breitfirst et le Petit Ballon, décident de passer à l'offensive. Commandés par le lieutenant-colonel Alfred Steinitzer, ils passent à l'attaque dans le fond de la vallée de la Fecht et sur la crête entre le Petit Ballon et le Hilsenfirst et s'en rendent maitres dès le lendemain, face à la faible résistance du de territoriaux de chasseurs alpins ().
14-18 juin 1915 : échec de la tentative de reprendre l'Hilsenfirst par les Français et encerclement Après que, le , les Français eurent pris possession de la vallée de la Wormsa, le de chasseurs alpins () avait pour tâche de couper le front au nord du Hilsenfirst, sur un secteur notamment tenu par la de montagne du Wurtemberg (Würtemberggische Gebirgskompagnie 1 ou ), le de chasseurs de Mecklenbourg, le second bataillon du d'infanterie bavaroise, le bataillon de chasseurs de garde de Potsdam. Dès le , le passa à l'offensive mais échoua devant les mitrailleuses allemandes, la préparation d'artillerie préalable n'ayant que peu entamé les défenses de l'ennemi. Les différentes compagnies du essuient des pertes sévères. Pire, les et ainsi qu'une section d'éclaireurs sont encerclés par la ., vers le lieu-dit Bois en Brosse sur le flanc nord du Hilsenfirst. Le capitaine Manhès organise la résistance du retranchement. Les assiégés tiennent bon notamment grâce à l'artillerie qui pilonne les positions allemandes du Hilsenfirst, une mitrailleuse que des soldats encerclés avaient réussi à voler aux Allemands ainsi que la pente du flanc nord très escarpée qui constitue un obstacle naturel et le permet de jeter des pierres aux assaillants. Le en fin d'après-midi, des sections du et du de chasseurs alpins () parviennent à faire la jonction avec les assiégés et les libèrent. Pour la défense de son carré, le capitaine Manhès fut récompensé deux jours plus tard par la croix de chevalier de la Légion d'honneur et quelques jours après le général de Maud'Huy décerna à la du le titre de « compagnie de Sidi-Brahim » en mémoire des soldats du de chasseurs qui en en Algérie avaient résisté aux troupes de l'émir Abd El-Kader bien supérieures en nombre. Une stèle rappelle ce fait d'arme.
Le à l'aurore, les attaques françaises reprennent au Bois en Brosse. La du et la du reçoivent le renfort du de chasseurs à pied () et du d'infanterie () mais les Poilus se heurtent aux mitrailleuses allemandes et une seconde attaque se solde par un nouvel échec.
20 juin-31 décembre 1915 : reprise du sommet du Hilsenfirst par les Français et duels d'artillerie Le , une nouvelle opération est lancée au Hilsenfirst et les Allemands pris en tenaille par trois compagnies du () sur le flanc gauche et trois compagnies du de chasseurs alpins () sur le côté droit cèdent enfin le sommet. Le au matin les Allemands tentèrent une contre-attaque en bombardant le Hilsenfirst puis en lançant leur infanterie à l'assaut mais l'artillerie française rendit cette tentative vaine.
Mais le soir du , les Allemands, grâce à un violent canonnage ainsi que trois vagues de charges de fantassins le matin, reprennent le Hilsenfirst. Pas pour longtemps car dès le à 11h, il en étaient chassés après des tirs de l'artillerie française. En dépit d'affrontements à la clairière de Maettle au bas du versant nord du Hilsenfirst puis encore au sommet entre le et le ainsi que le , les positions des deux camps n'ont pas bougé. Le général de Maud'Huy décida de renforcer les défenses françaises sur l'Hilsenfirst après une inspection au mois de septembre, chose effective en décembre par l'installation de nouveaux canons. Cependant ce furent les tempêtes de neige de novembre et décembre qui ont restreint fortement les tentatives des deux camps sur cette crête. Du 28 au , des derniers combats de tranchées et duels d'artillerie ont eu lieu avant d'immobiliser pour longtemps la ligne de front tout comme dans les Vosges en général où les positions des pays belligérants sont par la suite restées stables, après des batailles plus sanglantes encore au Vieil Armand et au Linge.
1916-1918 : stabilisation du front et « coups de main » Par la suite, à l'automne 1916, les combats se sont réduits à des « coups de main » destinés à faire des prisonniers et obtenir des renseignements ou détruire un poste d'artillerie ennemi. Par exemple, Erwin Rommel, à l’époque lieutenant dans un bataillon de montagne du Wurtemberg, a participé à une action de ce type le et a apporté onze prisonniers. Du côté français, le matin du , après un bombardement de l'artillerie française sur une tranchée et une mitrailleuse ennemie, le d'infanterie () ramena quinze prisonniers du . De même, le , quatre patrouilles françaises ont réussi à faire .
À l'été 1918, les Américains ont pris le relais des troupes françaises sur le Hilsenfirst. Le , la d'infanterie US à laquelle appartient Harry Truman attaque les premières lignes allemandes et détruit des abris.
Notes et références
Catégorie:Sommet du massif des Vosges Catégorie:Sommet dans le Haut-Rhin Catégorie:Mémoire de la Première Guerre mondiale en France