Edme Canat, né le à Constantine et mort le à Nice, est un homme politique français.
Biographie Issu d'une ancienne famille chalonnaise, son grand-père, Edmond Marcel Canat, capitaine du Premier Etranger créé en 1841, (Légion étrangère), s'établit en Algérie en 1867 à Jemmapes.
Il est le parent de Gabriel Canat de Chizy.
Engagé durant la Première Guerre mondiale, matricule 19362, aspirant à la deuxième compagnie, regiment de Zouaves, (JORF 26/08/1918), Chevalier de la Légion d'honneur, 4/12/1920, il reçoit la croix de guerre et quatre citations en 1918, Armée. Puis il a encore participé à la Seconde Guerre mondiale en même temps que son fils de la classe 1920.
Devenu inspecteur des contributions directes après la guerre, puis conseiller fiscal, il est élu député des départements d'Algérie à l'Assemblée nationale, sur une liste défendant l'« union indéfectible de l'armée et de la nation » et les « buts du ». Actif à l'Assemblée, Edme Constant Canat se prononce pour le programme du gouvernement Debré () et le règlement définitif de l'Assemblée nationale (), et se rallie au Regroupement national pour l'unité de la République (). Il s'oppose par contre au projet de loi sur les pouvoirs spéciaux du gouvernement (), à la modification du Titre XII de la Constitution () et au programme du gouvernement Pompidou ().
Membre de la Commission de la Défense nationale, de la commission spéciale chargée de vérifier et d’apurer les comptes et de la commission spéciale chargée d’examiner la proposition de résolution tendant à requérir la suspension de la détention d’un membre de l’Assemblée, il est actif tout particulièrement sur les questions fiscales, participe à la discussion générale sur les finances du Secrétariat général pour les affaires algériennes dans la loi de finances pour 1960 ().
En 1960, il participe à la fondation du Front national pour l'Algérie française.. Il déclare que l'administration française a pratiquement renoncé son pouvoir et que David Raphael Zivie, Francis De Tarr, La guerre d'Algérie vue par Francis De Tarr, diplomate américain: (1960, 1961-1962), L'Harmattan, 2003.. Son fils est mortellement blessé au cours d'un attentat FLN le pendant la bataille d'Alger, déclaré « Mort pour la France « (titre 728) le à l'âge de Livret préfecture d'Alger Division, section État Civil.Travaux et recherches de la Faculté de droit et des sciences économiques de Paris: Série Science politique, Numéros 4 à 7, Presses universitaires de France, 1965.
Son gendre, Jean-Claude Hourdeaux, est le chef du commando auteur de l'enlèvement du Paul Mainguy en 1962« L'enlèvement du docteur Mainguy : le chef du commando est le gendre d'un député de Constantine, M. Canat », Le Monde, 25 janvier 1962..
Il vote en faveur de la motion de censure sur la question algérienne (), désapprouvant ainsi ouvertement la politique algérienne du général de Gaulle. Son mandat prend fin par l’ordonnance du , à la suite du scrutin sur l’autodétermination en Algérie du .
Notes et références
Liens externes
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