est un film américain réalisé par David O. Russell, sorti en 2015. Écrit par Russell et Annie Mumolo, le film raconte l’histoire de Joy Mangano, mère célibataire de deux enfants, inventrice du balai-serpillière auto-essorant Miracle Mop dans les années 1990.
Synopsis Aux États-Unis, dans le Massachusetts des années 1980, Joy est une jeune mère célibataire de deux enfants, qui cohabite dans une maison avec son ex-mari, chanteur, vivant au sous-sol, et sa mère qui passe ses journées devant la télévision. Son père Rudy, responsable d’un garage, revient un beau jour après une rupture et doit partager le sous-sol avec son ex-gendre qu’il n’apprécie guère. En recherchant une nouvelle conquête, Rudy rencontre rapidement Trudy, veuve fortunée.
Lors d’une sortie en mer sur le voilier de Trudy, un verre se renverse et Joy nettoie les morceaux de verre sur le pont. Cet incident lui donne l’idée du balai-serpillière auto-essorant. Dans le garage de son père et avec l’aide financière de Trudy, elle décide de monter son atelier. Avec l’aide de son ex-mari, elle rencontre Neil Walker, directeur de la chaîne de télévision QVC.
Joy demande à Neil de persuader le présentateur vedette de l’émission de télé-achat d’accepter de faire une démonstration en direct de son balai. Mais l’essai est un fiasco. Joy n’abandonne pas et présente plus tard elle-même son produit : le succès est au rendez-vous.
Cependant, l’entreprise californienne qui fabrique les pièces du balai-serpillière augmente ses tarifs. Joy se rend donc en Californie et découvre que le dirigeant de la société, un homme d’affaires texan, a fait breveter son invention. Elle tente de récupérer ses croquis, mais est expulsée par la police. Légalement sans aucun recours, Joy, désespérée, est poussée par sa famille à se déclarer en faillite. Malgré tout, l’étude minutieuse de ses contrats et des rapports comptables l’amène à la conclusion qu’elle est victime de plusieurs fraudes de la part de l’homme d’affaires texan. Elle va le rencontrer à Dallas et parvenir à le faire plier. Ce sera le début de sa réussite.
Fiche technique Titre : Titre de travail : Réalisation : David O. Russell Scénario : David O. Russell, d’après un sujet d’Annie Mumolo et David O. Russell Directeur de la photographie : Linus Sandgren Distribution des rôles : Lindsay Graham et Mary Vernieu Direction artistique : Peter Rogness Décors : Judy Becker Décors de plateau : Heather Loeffler Costumes : Michael Wilkinson Montage : Jay Cassidy, Alan Baugmarter, Christopher Tellefsen et Tom Cross Musique : West Dylan Thordson Production : John Davis, Ken Mok, Megan Ellison, Jonathan Gordon et David O. Russell Producteurs délégués : Matthew Budman, John Fox, Mary McLaglen, Joy Mangano, George Parra, Annie Mumolo et Ethan Smith Coproduction : Michele Ziegler Sociétés de production : Fox 2000 Pictures, Annapurna Pictures et Davis Entertainment Société de distribution : 20th Century Fox (États-Unis et France) Budget : 60 millions de $ Pays d’origine : Langue originale : anglais Format : couleur — 35 mm — 1,85:1 — Dolby Digital / Dolby Surround 7.1 / Dolby Atmos Genre : comédie dramatique, biographie Durée : 124 minutes Dates de sortie :
Classification : : PG-13 : tous publics (visa d’exploitation délivré le )
Distribution Jennifer Lawrence : Joy Mangano Bradley Cooper : Neil, directeur de QVC Robert De Niro : Rudy Mangano, le père de Joy Elisabeth Röhm : Peggy, la demi-sœur de Joy Édgar Ramírez : Tony Miranne, l’ex-mari de Joy Isabella Rossellini : Trudy, la petite-amie de Rudy et financier de Joy Diane Ladd : Mimi, la grand-mère de Joy Virginia Madsen : Terry Mangano, la mère de Joy Jimmy Jean-Louis : Toussaint, le plombier Donna Mills : Priscilla Melissa Rivers : Joan Rivers Susan Lucci : Danica Dascha Polanco : Jackie, la meilleure amie de Joy
Version française Société de doublage : Deluxe Média Paris Direction artistique : Béatrice Delfe Adaptation : Bruno Chevillard
Version québécoise Société de doublage : Cinélume Direction artistique et adaptation : Benoit Rousseau
<small>et version québécoise (VQ) sur Doublage qc.ca</small>
Production Développement et choix des interprètes En , David O. Russell confirme travailler sur le projet d’un film relatant la vie de l’entrepreneuse Joy Mangano, une mère célibataire de trois enfants vivant à Long Island, à partir d’un script écrit par Annie Mumolo.
Le film est produit par John Davis et John Fox pour Davis Entertainment, en collaboration avec Ken Mok, pour la 20th Century Fox qui détient les droits de distribution.
Russell choisit Jennifer Lawrence pour incarner Joy. En , Russell déclare qu’il s’agit d’une . Il évoque également son désir de faire jouer Robert de Niro et Bradley Cooper dans ce film. Le , Russell entame les négociations avec De Niro. Le trio a déjà travaillé ensemble dans Happiness Therapy et dans American Bluff, dans lequel De Niro fait une brève apparition. Le , De Niro est confirmé au casting.
Début décembre 2014, Bradley Cooper rejoint officiellement la distribution, dans le rôle d’un patron de chaîne de télévision. Le , Édgar Ramírez est engagé pour jouer le rôle de l’ex-mari de Joy. Le , d’autres acteurs intégrant la distribution sont révélés : Isabella Rossellini, Diane Ladd et Virginia Madsen dans des rôles non spécifiés.
Tournage Le tournage de Joy débute en après la fin du tournage de Robert De Niro dans Dirty Papy.
Le tournage devait initialement débuter le à Boston dans le Massachusetts, ville dans laquelle David O. Russell a déjà filmé deux de ses films. En raison des chutes de neige, il est reporté au , au Federal Street à Wilmington, également dans le Massachusetts, pour une durée de sept jours.
Les prises de vues ont débuté à Boston le . Le film est tourné à Wilmington jusqu’au .
Le , Jennifer Lawrence dément sur son compte Facebook les rumeurs d’altercation entre Russell et elle, en postant :.
Après Wilmington, la production s’est déplacée à North Reading, où le tournage s’est déroulé entre le 2 et et le 11 et .
Sortie Critique Dans les pays anglophones, Joy obtient un accueil mitigé des critiques professionnels, obtenant 60% sur le site Rotten Tomatoes, pour 197 critiques et une moyenne de , notant dans son consensus que le film bénéficie d’, mais que l’approche du réalisateur David O. Russell par rapport à l’histoire est . Le site Metacritic, quant à lui, lui attribue un score de , pour 48 critiques.
En France, le film obtient sur le site AlloCiné une moyenne de pour 26 critiques.
Box-office Joy n’a pas rencontré de véritable succès commercial, rapportant seulement de recettes mondiales, dont $ aux États-Unis, pour un budget estimé à 60 000 000 $.
Sur le territoire américain Sorti le dans sur le territoire américain, Joy occupe la troisième place du box-office le jour de sa sortie avec de recettes estimées, selon le site Box Office Mojo. Il conserve cette troisième place pour son premier week-end d’exploitation avec . Le film se place à la seconde place des meilleurs démarrages en sortie nationale de David O. Russell devant Les Rois du désert et derrière American Bluff, qui avait connu une sortie limitée avant d’être distribué largement sur le territoire américain. Bien que n’étant pas distribué au-delà de , Joy ne réédite pas les triomphes commerciaux du film Happiness Therapy, dont le succès s’est fait sur la durée avec un bouche-à-oreille favorable et American Bluff, qui avait atteint 129 millions de $ de recettes en sept semaines alors que Joy n’a atteint que 55 millions sur la même période. Finalement, l’exploitation américaine de Joy s’arrête après douze semaines avec , alors qu’il n’a pas rentabilisé son budget de production. C’est la première fois depuis Fighter que le réalisateur n’atteint pas les 100 millions de dollars de recettes sur le territoire américain.
Dans les pays étrangers À l’international, le long-métrage totalise , portant le total des recettes mondiales à . Il réalise ses meilleures recettes au Royaume-Uni (), en Australie (), en France (), en Espagne () et dans une moindre mesure en Italie (), en Allemagne (), au Mexique (), au Brésil (), à Taiwan () et en Corée du Nord ().
Sur le territoire français En France, où il est distribué dans 264 salles cinq jours après sa sortie américaine, Joy démarre à la sixième place du box-office avec 236 272 entrées, score relativement inférieur à Happiness Therapy et American Bluff'', précédents films du quatuor Russell/Lawrence/De Niro/Cooper qui avaient respectivement démarrés à 283 208 entrées et 279 324 entrées à la même période.
Il atteint les 500 000 entrées en sixième semaine d’exploitation.
Distinctions
Récompenses Golden Globes 2016 : Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie pour Jennifer Lawrence
Nominations vignette|droite|L'actrice principale Jennifer Lawrence aux Oscars 2016, où elle est nommée dans la catégorie meilleure actrice. Phoenix Film Critics Society Awards 2015 : Meilleure actrice pour Jennifer Lawrence Phoenix Critics Circle 2015 : Meilleure actrice pour Jennifer Lawrence Meilleure comédie Golden Schmoes Awards 2015 : Meilleure actrice de l’année pour Jennifer Lawrence Detroit Film Critics Society Awards 2015 : Meilleure actrice pour Jennifer Lawrence Meilleure distribution d’ensemble Denver Film Critics Society Awards 2016 : Meilleure comédie Costume Designers Guild Awards 2016 : Excellence pour un film contemporain pour Michael Wilkinson Casting Society of America 2016 : Meilleure direction de casting pour un film de comédie commercial pour Mary Vernieu, Lindsay Graham et Angela Peri Golden Globes 2016 : Meilleur film musical ou de comédie Oscars 2016 : Meilleure actrice pour Jennifer Lawrence MTV Movie Awards 2016 : Meilleure histoire vraie Meilleure performance féminine pour Jennifer Lawrence
Notes et références
Liens externes
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