vignette|Monument aux victimes du camp de regroupement soviétique de Svaliava (en hongrois ), près de la frontière hongroise. Le thème du travail forcé des Hongrois en Union soviétique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ne fut pas étudié jusqu'à la chute du communisme et la dissolution de l'Union soviétique. Bien que les chiffres exacts ne soient pas connus, on estime que jusqu'à furent capturés au total, dont environ . On estime que périrent = En anglais : . Cela faisait partie d'un système plus vaste de l'utilisation du travail forcé étranger en Union soviétique.
En outre, un nombre incertain de Hongrois furent déportés de Transylvanie en Union soviétique dans le contexte du différend entre la Roumanie et la Transylvanie hongroise. En 1944, de nombreux Hongrois furent accusés par les Roumains d'être des « partisans » et transférés à l'administration soviétique. Au début de 1945, au cours de la campagne de « dé-germanisation »Le 26 septembre 1944, le Conseil des ministres roumain adopta un décret sur la dissolution de la nationalité allemande, tous les Hongrois portant des noms allemands furent transférés aux Soviétiques conformément à l'ordre soviétique 7161 — Traduction anglaise : , sur Corvinus Library - Hungarian History.
Prisonniers de guerre et civils En Hongrie et parmi la minorité hongroise de Transcarpatie : documents à propos de la déportation de Hongrois depuis la Ruthénie subcarpathique., le phénomène fut dénommé , une forme corrompue de l'expression russe malen'kaya rabota (), qui signifie « petit travail ». L'expression apparut lors de la première vague de déportations de civils hongrois : après l’occupation d'une ville hongroise, des civils étaient arrêtés pour un « petit travail » de déblaiement de ruines. La plus grande déportation en une seule fois au cours de la première vague se produisit à Budapest. Le maréchal Rodion Malinovski avait paraît-il surestimé dans ses rapports le nombre de prisonniers de guerre capturés après la bataille de Budapest, et pour faire le compte, furent réunis à Budapest et dans ses environs. La première vague eut lieu principalement dans le Nord-Ouest de la Hongrie, sur le chemin de l'armée de terre soviétique qui progressait.
La deuxième vague, plus organisée, se déroula un à deux mois plus tard, en , dans l'ensemble de la Hongrie. Selon l'ordre 7161 du Comité d'État à la Défense de l'URSS, les habitants d’origine allemande devaient être déportés pour le travail forcé depuis les territoires occupés, dont la Hongrie. Les autorités soviétiques avaient des quotas d'expulsion pour chaque région, et lorsque l’objectif n’était pas atteint, il était rempli avec des Hongrois d’origine. De plus, les prisonniers de guerre hongrois furent déportés pendant cette période.
Les prisonniers de guerre et les civils furent pris en main par la du NKVD (abréviation russe: GUPVI), avec son propre système de camps de travail, semblables au Goulag.
Les personnes déportées furent transportés dans des wagons de fret vers des camps de transit en Roumanie et en Ukraine occidentale. Les témoignages des survivants suggèrent un taux de mortalité élevé dans les camps et en transit pour des causes diverses, dont les épidémies de dysenterie, le mauvais temps, et la malnutrition.
En Union soviétique, les Hongrois furent internés dans environ . Un grand nombre d'entre eux furent par la suite identifiés: 44 camps en Azerbaïdjan, 158 dans les pays baltes, 131 en Biélorussie, 119 dans le Nord de la Russie, 53 dans les environs de Leningrad, 627 en Russie centrale, 276 dans l'Oural et 64 en Sibérie.
Prisonniers politiques Le troisième groupe de déportés, en plus des prisonniers de guerre et des civils, furent des Hongrois condamnés par des tribunaux soviétiques pour « activités anti-soviétiques ». Il s’agissait notamment des catégories suivantes :
anciens soldats qui avaient servi dans les forces d'occupation sur le territoire soviétique, membres de l'organisation paramilitaire de jeunesse Levente, des adolescents qui devait servir dans les forces auxiliaires à la fin de la guerre, fonctionnaires de haut rang et politiciens non de gauche.
Ce groupe de prisonniers fut envoyé dans des camps du Goulag, plutôt que dans ceux du GUPVI.
Au cours de la déstalinisation, les peines des survivants furent annulées et détenus retournèrent chez eux. Le nombre total de condamnés fut estimé par l'organisation de survivants hongrois du goulag Szorakész à environ .
Retour Le gouvernement de Ferenc Nagy entama des négociations sur le retour au pays des Hongrois au début de 1946. La première vague des retours systématiques eut lieu de juin à , puis fut interrompue jusqu'en . Les derniers à revenir, environ , retournèrent au pays seulement après la mort de Joseph Staline, de 1953 à 1955. Des sources hongroises estiment que à furent de retour au total, ce qui donne une estimation d'environ en transit et en captivité.
Survivants notables György Faludy En 1949, l'écrivain et poète hongrois György Faludy fut arrêté sur de fausses accusations et emprisonné trois ans au camp de travail forcé de Recsk, en Hongrie. Après la révolution de 1956, il émigra et vécut à Londres, à Florence et à Malte. Il déménagea à Toronto en 1967. Faludy se rendit à nouveau en Hongrie près de 20 ans plus tard en 1988, et un an plus tard, il revint à Budapest et s’y installa Faludy György (1910-2006), sur Budapest Jewish Heritage Tours.
Dans le roman autobiographique de Faludy Les Beaux Jours de l'enfer, ce que lui dit à sa libération du camp un commandant de l'ÁVO est caractéristique de l'attitude des autorités hongroises concernant le travail forcé :
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
[publication trimestrielle de l'École doctorale en sciences historiques de la Faculté des lettres et sciences humaines (BTK) de l'ELTE] . Quelques souvenirs des survivants de ces travaux forcés : Irén Frank (épouse du Dr. János Mesterházy), Katalin Diszlberger (épouse de Ede Kretz), Borbála Pálfi (épouse de István Elblinger), Rozália Lauer (épouse de Mihály Hauck), Teréz Löffler (épouse de Mátyás Lauer), Veronika Relics (épouse de Márton Grubics), Anna Trickl (épouse de Károly Guhr), Erzsébet Schäffer (épouse de Menyhért Schauermann), Teréz Arnold (épouse de János Schramm), Mária Arnold (épouse de György Schraub), János Árvai (Albrecht), Imre Tillinger, Rózsa Wilhelm (épouse de Imre Tillinger), József Kampfl, Marika Szenácz, György Arnold, József Lábadi, János Guth, Mihály Neumann, József Pári, Terézia Koszter (épouse de József Pári), János Müller, Mária Schultz (épouse de János Müller), Viktor Geiger. : Témoignage de Viktor Geiger, déporté dans le Donbass de à .
Articles connexes Travail forcé étranger en Union soviétique Prisonniers de guerre allemands en Union soviétique Crimes de guerre de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale
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