Lhexasyllabe est un vers qui comporte six syllabes.

Usage En métrique syllabique, l'hexasyllabe (en grec, hex ou hexa – forme non attique = « six ») est un vers de six syllabes, sans césure. Par exemple, chez Ronsard :L'hexasyllabe est surtout employé en hétérométrie.

Au Moyen Âge, il sert à conclure les laisses.

Il apparaît souvent dans les strophes à agencement coué ou à clausule, terminées par un vers plus court. Par exemple chez Lamartine :

Autre exemple en hétérométrie, chez Charles Baudelaire, avec des tétrasyllabes dans le refrain du « Jet d'eau » :

En isométrie, il est notamment utilisé dans des poèmes inspirés de la chanson, dans les Odes de Ronsard ou les Odes et ballades de Victor Hugo. Il est alors considéré comme un « sous-multiple » de l'alexandrin, tel un demi-alexandrin, . Par exemple, chez Paul Verlaine :

Ou dans Charmes, où Paul Valéry :

Victor Hugo emploie également l'hexasyllabe dans deux strophes des Djinns :

Et :

Toujours en isométrie, il est aussi utilisé en distiques dans la poésie de Guillevic. Par exemple, ces vers de Carnac :

Le rythme de l'hexasyllabe est semblable à celui de l'hémistiche d'alexandrin.

Bibliographie . . .

Notes et références

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