Les acteurs de la Formule 1 en France regroupent les organisateurs du pouvoir sportif, des acteurs financiers, des industriels et des acteurs sportifs, constructeurs, motoristes, ingénieurs et pilotes.

Pouvoir sportif Le pouvoir sportif français La Fédération française du sport automobile (FFSA), fondée en 1952, a pour objet d'organiser, de diriger et de développer la pratique du sport automobile en France ; elle regroupe vingt-et-un comités régionaux constitués d'associations sportives automobiles (ASA). La FFSA agit dans le cadre de la Fédération internationale de l'automobile (FIA).

En , ne pouvant assumer la charge financière associée, la FFSA renonce a son statut de promoteur financier du Grand Prix de France de Formule 1Le Monde : "F1. Le Grand Prix de France 2009 annulé" (consulté le 27 janvier 2015)..

La FFSA, qui est chargée du développement du sport automobile de haut niveau en France, a mis en place une filière nationale permettant de promouvoir la carrière des jeunes pilotes (notamment, dans les années 2010, Pierre Gasly et Norman Nato en Formula Renault 3.5 Series, Aurélien Panis en Formule Renault 2.0 et Arthur Pic en GP2 Series)Site personnel : "Arthur Pic" (consulté le 27 janvier 2015) FFSA : "Équipe de France Circuit" (consulté le 27 janvier 2015).Site personnel: "Norman Nato" (consulté le 27 janvier 2015)"Morgan Caron quitte la FFSA pour la FIA" (consulté le 27 janvier 2015)Site personnel : "Pierre Gasly" (consulté le 27 janvier 2015).

Le pouvoir sportif international La Fédération internationale de l'automobile, qui regroupe les fédérations nationales de plus de cent pays, est chargée des questions sportives concernant la Formule 1, l'élaboration de sa règlementation technique et le contrôle des normes de sécurité qu'elle édicte FIA : « About the FIA » (consulté le 27 janvier 2015).

La FIA a été présidée par le Français Jean-Marie Balestre de 1985 à 1993 et de 2009 à 2021 par le Français Jean Todt.

Les circuits du Grand Prix de France

Sept circuits français ont accueilli des manches comptant pour le championnat du monde de Formule 1. Le circuit de Reims-Gueux fut le premier. Deux circuits en ont accueilli un grand nombre : Nevers Magny-Cours (14 Grands Prix) et le Castellet (18 Grands Prix). Raymond Roche a participé à la conception du circuit de Reims-GueuxLes Amis du circuit : "Circuit de Reims-Gueux" (consulté le 27 janvier 2015), Charles Deutsch du circuit Bugatti The Racing Line : "Circuit Bugatti" (consulté le 27 janvier 2015), Louis Rosier du circuit de Charade Site officiel : "Circuit de Charade, historique" (consulté le 27 janvier 2015), Jean-Pierre Beltoise et Henri Pescarolo du circuit Paul-Ricard Site officiel : "Circuit Paul-Ricard, historique" (consulté le 27 janvier 2015). Historiquement les organisateurs du Grand Prix de France de Formule 1 étaient les automobiles clubs disposant d'un circuit ; les associations sportives automobiles ont pris le relais.

Le dernier Grand Prix automobile de France a eu lieu en 2019 au Paul-Ricard, après avoir fait son retour au calendrier du championnat du monde l'année précédente. Le Grand Prix fit son retour après dix d'absence. Durant près d'une décennie, malgré les efforts des pouvoirs publics et de la FFSA, aucun des postulants à l'organisation d'un Grand Prix de France n'est parvenu depuis à un accord avec la Formula One Management, société qui exploite commercialement les Grands Prix par délégation de la FIA, car la concurrence est grande avec les pays désireux d'organiser leur premier Grand Prix de Formule 1 même si le calendrier des saisons s'allonge année après année (20 Grands Prix en 2015 contre 15 en 2000).

Nom Développement Nombre de Grands Prix organisés Saisons de Formule 1Dernier vainqueur PiloteÉcurie Circuit de Nevers Magny-Cours 200px|border 18 1991-2008 Felipe Massa Ferrari Circuit Paul-Ricard 200px|border 17 1971/1973/1975-1976/1978/1980/1982-1983/1985-1990/2018-2019/2021- Max Verstappen Red Bull Circuit de Reims-Gueux 200px|border 200px|border 11 1950-1951/1953-1954/1956/1958-1961/1963/1966 Jack Brabham Brabham Circuit de Rouen-les-Essarts 200px|border 200px|border 5 1952/1957/1962/1964/1968 Jacky Ickx Ferrari Circuit de Dijon-Prenois 200px|border 5 1974-1975/1977/1979/1981-1982/1984 Niki Lauda McLaren Circuit de Charade 200px|border 4 1965/1969-1970/1972 Jackie Stewart Tyrrell Circuit Bugatti 200px|border 1 1967 Jack Brabham Brabham

Acteurs financiers Les pouvoirs publics Les pouvoirs publics territoriaux participent au financement des circuits situés dans leur région.

François Mitterrand donna l'impulsion initiale à la création du circuit de Nevers Magny-CoursClub Lotus : "Circuit de Nevers Magny-Cours" (consulté le 27 janvier 2015)..

Les Premiers ministres Édouard Balladur et François Fillon sont intervenus pour faciliter le financement du Grand Prix de FranceLibération : "Les pilotes chutent sur le budget Juppé" (consulté le 27 janvier 2015)Le Parisien : "Fillon soutient à fond le retour d'un Grand Prix de France" (consulté le 27 janvier 2015).

Le Conseil général du Var et la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée se sont mobilisés, sans succès, en faveur de la candidature du circuit Paul-Ricard à l'organisation du Grand Prix de France 2013Site officiel : "Le Circuit Paul-Ricard confirme sa candidature" (consulté le 24 février 2015).

Les propriétaires d'écurie Les constructeurs et les motoristes de Formule 1, surtout les constructeurs généralistes automobiles, investissent dans la discipline afin de recueillir des résultats en termes de recherche et de développement, mais aussi en termes d'image.

Selon une étude publiée en , les propriétaires injectent annuellement en moyenne 72 millions d'euros dans leur écurieSportune : "Investissements par écurie" (consulté le 27 janvier 2015). Renault Sport aurait ainsi investi 650 millions d'euros de 2001 à 2005 (avec un gain du titre en 2005) ; Mercedes Grand Prix a investi 800 millions de 2010 à 2014 (avec un titre en 2014) et la Scuderia Ferrari 1,1 milliard de 1983 à 1999Sportune : "Investissements par constructeur" (consulté le 27 janvier 2015).

Les commanditaires Le sponsoring apparu dans les années 1970 via les logos sur les carrosserie des monoplaces, s'est développé au point de d'être encadré règlementairement par la Fédération internationale de l’automobile. Selon les législations nationales, les publicités pour les manufacturiers d'alcool et de tabac sont parfois interdites.

L'apport financier des commanditaires est passé en moyenne, par année et par écurie, de 20 millions d'euros au début des années 2000 à 8 millions d'eurosSportune : "Sponsoring de marque" (consulté le 27 janvier 2015).

Les commanditaires et partenaires techniques français les plus notoires sont : Elf, partenaire de March Engineering en 1970 de Williams F1 Team en 1971, 1988, de 1991 à 1993, en 1995, Tyrrell Racing de 1972 à 1978, en 1992, de Renault Sport de 1977 à 1981, de 1989 à 1990 et de 2002 à 2009, de Ligier en 1979, 1980, 1983 puis de 1990 à 1994, de Team Lotus de 1984 à 1989 et de Benetton Formula en 1994 et 1995 ; Gitanes pour Ligier de 1977 à 1994GrandPrix : "SEITA sponsor" (consulté le 27 janvier 2015) ; Loto pour Ligier de 1984 à 1994 ; Antar pour Ligier en 1984, 1985, 1987 et 1989 ; Total pour Jordan Grand Prix en 1997, Prost Grand Prix en 1998, ultérieurement avec les moteurs Peugeot Sport et Renault Sport ; Gauloises pour Larrousse et Prost de 1997 à 1999.

Diverses entreprises françaises, dont Alcatel, Bull, Bouygues, Canal+, Essilor, Europcar ou Solocal ont pratiqué le sponsoring, ainsi que des administrations territoriales comme le Conseil général de la Seine-Maritime GrandPrix: "History of sponsorship in Formula 1 (consulté le 27 janvier 2015).

Les circuits et télévisions L'essentiel des ressources financières collectées par la Formula One Management provient des redevances payées par les circuits organisateurs de Grands Prix et des droits de retransmission des chaînes de télévision. Une partie de ces ressources est redistribuée aux dix premières écuries en compétition selon leur résultat au championnat du monde des constructeurs.

Les revenus sont globalement estimés à plusieurs centaines de millions de dollars chaque année. En 2012, le quotidien britannique The Telegraph précise que la FOM bénéficie contractuellement d'un revenu garanti de de dollars sur quinze ans, dont de dollars versés par les organisateurs des Grands Prix et de dollars de droits de retransmission télévisés (garantie limitée à cinq années selon la législation européenne) F1 flotation boosted by £4.4bn guarantee - Christian Sylt, The Telegraph, 28 avril 2012..

France En France, après La Cinq, la chaîne généraliste TF1 a diffusé les Grands Prix de 1992 à 2012. À partir de 2013, c'est une chaîne payante, Canal+, qui a obtenu les droits de diffusion pour une redevance annuelle de d'eurosCanal Plus obtient les droits TV de la Formule 1 - Yann Duvert, BFM Business, 14 février 2013., droits reconduits en 2017 pour trois ans jusqu'à la saison 2020Canal + résiste à SFR et garde les droits de la Formule 1 - Nicolas Madelaine, Les Échos, 4 mai 2017., les droits comprenant aussi la Formule 2 FIA et le GP3Canal+ conserve les droits de retransmission de la Formule 1 - Alexis Delcambre, Le Monde, 4 mai 2017.. En , Canal+ annonce conserver les droits de diffusion jusqu'en 2029..

Industriels français de l'automobile Trois constructeurs automobiles généralistes français, Simca, Renault, Peugeot et trois constructeurs automobiles français de voitures de sport, Talbot, Gordini et Matra se sont engagés en Formule 1,

De nombreux sous-traitants français ont participé à la conception et à la réalisation des châssis (techniques importées de l'aéronautique...) et des moteurs (usinage des bas de moteur, allumages ou injections électroniques...). La dispersion géographique de ces acteurs industriels, en région parisienne, autour du Circuit de Nevers Magny-Cours, autour du Circuit du Castellet ou autour du Circuit Bugatti, n'a pas permis de créer en France un pôle géographique de technologie automobile comme il en existe en particulier en région londonienne. Certains constructeurs français, comme Larrousse ou Renault Sport, ont ainsi délocalisé leur bureau de conception de châssis en Grande-Bretagne (Enstone).

Le manufacturier français de pneumatiques Michelin, durant 30 ans, et le pétrolier français Total (initialement Elf Aquitaine), depuis 40 ans, apportent leur concours à la Formule 1 en termes de recherche et de développement ainsi qu’en termes de productionStats F1 : "Michelin" (consulté le 27 janvier 2015)Site officiel : "Total en F1" (consulté le 27 janvier 2015)

Les industriels français ont également développé des produits spécifiques afin d'assurer la préparation ou le bon déroulement des compétitions (tel Bull responsable de l'informatique chez Renault Sport au début des années 1990) ou afin d’assurer la logistique des écuries Renault Trucks : "Renault Magnum, le camion des écuries de Renault Sport F1" (consulté le 24 février 2015)Renault Trucks : "Quatre Renault Trucks T pour le Sauber F1 Team" (consulté le 24 février 2015).

Acteurs sportifs Constructeurs

Quatorze constructeurs français de Formule 1 ont conçu des châssis répondant aux normes de la Formule 1 et destinés à participer aux compétitions. Treize d'entre d'eux se sont engagés en championnat du monde. Des monoplaces Talbot-Lago et Simca-Gordini ont participé au championnat du monde des pilotes dès sa création, en 1950. Matra Sports, à la fin des années 1960, est à l'origine du renouveau des monoplaces de Formule 1 françaises ; Ligier et Renault F1 Team lui ont succédé avec le plus de succès.