Les verreries Sainte-Catherine d'Aniche furent fondées en 1847 et fonctionnent jusqu'en 1894. C'est l'une des premières associations de production ouvrière de France.
Les associations de production ouvrière sont des ateliers sociaux développés par Louis Blanc dans L'Organisation du travail (1839) et mis en pratique lorsqu’il fut président de la commission du Luxembourg après la Révolution française de 1848.
Contexte
Les ateliers sociaux sont une proposition économique et industrielle pour la France, développée par Louis Blanc dans L'Organisation du travail (1839) et mise en pratique lorsqu’il fut président de la commission du Luxembourg après la Révolution française de 1848..
Le gouvernement provisoire publie un décret rédigé à la hâte par Louis Blanc garantissant le droit au travail : « Le gouvernement provisoire de la République s'engage à garantir l'existence des ouvriers par le travail. Il s'engage à garantir le travail […] à tous les citoyens. Il reconnaît que les ouvriers doivent s'associer entre eux pour jouir du bénéfice légitime de leur travail ».
Localisation
Les verreries Sainte-Catherine étaient situées à environ 300 mètres de la fosse Fénelon sur le même trottoir. Il ne faut pas confondre en termes de localisation avec la fosse Sainte-Catherine qui se situait près du boulevard Drion à l'actuelle Verrerie d'en bas.
« Guttisch et Cie »
Le gérant fut choisi parmi ceux des associés qui avaient apporté le plus petit capital. Ce fait ne fut peut-être pas sans influence sur les destinées de la Société. Quoi qu'il en soit, le peu d'aptitude commerciale des associés et la Révolution française de 1848 aidant, l'association sombra au bout de dix mois. Avant ce déplorable essai, a écrit un sous-préfet de Douai, et pendant dix-huit ans, les associés, employés comme ouvriers souffleurs ou étendeurs chez un patron, touchaient, pour une campagne de dix mois, des salaires qui variaient de 1.800 à 3500 francs chacun d'eux avait pu réaliser des économies dépassant 10.000 francs. Six mois d'association suffirent à consommer leur ruine en dévorant leurs épargnes de dix-huit ans...
L’association prit fin le .
« O. Gobbe et Cie »
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Ils l’exploiteront jusqu’en 1877.
L'exploitation La chambre syndicale de la céramique et de la verrerie relate à sa manière et selon elle, dans son journal officiel du , les difficultés d'exploitation des associations professionnelles ouvrières :
« Pasteur et Cie » thumb|450px|Verreries Sainte-Catherine V. Pasteur et Cie La verrerie Sainte-Catherine sera reprise par Victor Pasteur, qui la tiendra jusqu’en 1892, époque à laquelle elle fermera définitivement ses portes... La société est dissoute le ..
En 1895, les verreries d'Aniche ont presque toutes suspendu leur travail faute de commandes. Sur les neuf verreries ayant occupé 1500 ouvriers, trois sont fermées et 1200 ouvriers sont atteints par le chômage, travaillant 27 heures par semaine. L'écoulement des produits est très difficile. Dans la gobeleterie, les ordres sont toujours assez rares et les prix en baisse par suite de la concurrence belge et allemande..
Au XXe siècle Les expériences des associations ouvrières de productions sont restées dans les mémoires. En 1895 la Verrerie ouvrière d'Albi, toujours en activité sera fondée.
À Aniche, Alfred Léon Gérault-Richard l'avait déjà évoqué en 1900 pour être réalisé à l'arsenal de Douai, mais le , La verrerie coopérative ouvrière ou verrerie d'Aoust est constituée. Raoul Hancart est président du conseil d'administration, la verrerie est parfaitement située à Aniche avec un raccordement direct à la gare. Les travaux vont donc bon train avec la construction des fours à bassins, briqueterie, château d'eau, gazogène, étenderie pour un début de production en 1902. Les Maîtres-verriers ont préparé la riposte, inondant le marché et baissant les prix au moment du lancement de la production. Cinq mois plus tard, les fours sont éteints. Un an plus tard, l'assemblée dissout La verrerie coopérative ouvrièreL'Histoire Locale d'Aniche - dossier 170 - Syndicat des verriers.
Durant cette période, le syndicat se réorganise en avec les modérés Albert Gallet et Paul Quévy. Ils laisseront place à une autre équipe tendance guesdiste puis socialiste réformiste.
Notes et références
Catégorie:Verrerie Catégorie:Coopérative ouvrière Catégorie:Fabricant de verre Catégorie:Entreprise fondée en 1847 Catégorie:Entreprise disparue en 1894 Catégorie:Entreprise française disparue