Le château de Marcillé-Robert est un château-fort à l'état de ruines situé à Marcillé-Robert, en Ille-et-Vilaine. Il est situé sur les Marches de Bretagne. C’était une châtellenie relevant de la baronnie de Vitré et possédant un droit de haute justicePaul Banéat, Le Département d'Ille-et-Vilaine, Éditions Librairie moderne J. Larcher, Rennes, 1928, Réédition Éditions régionales de l'Ouest, Mayenne, 1994, 4 tomes, , tome 2, p.339..
Il était dépourvu de donjon, mais constitué de cinq hautes tours, dont la plus haute mesure actuellement 11 m de haut.
Le château est possédé par la Communauté de communes de la Roche-aux-Fées depuis 2012Arrêté portant inscription au titre des monuments historiques du château à Marcillé-Robert (Ille-et-Vilaine), Rennes, .
Historique L’importance stratégique et économique du site est déjà perçu à l’époque gallo-romaine..
Dès le début du , est attestée à Marcillé une motte castrale où est actif , puissant seigneur breton et plus vieil ancêtre connu de la famille de VitréDaniel Pichot, Valérie Lagier et Gwenolé Allain, Vitré, Histoire et Patrimoine d'une Ville, Somogy Éditions d'Art, Vitré, avril 2009, 296 p. .. Le site est finalement délaissé par son petit-fils, , lorsque celui-ci, en guerre contre en et , décide de déplacer le cœur de ses possessions vers VitréMichel Brand'Honneur Manoirs et châteaux dans le comté de Rennes () PUR Rennes (2001) p. 93-133.
Marcillé reprend de l'importance dans la seconde moitié du , lorsqu'est vraisemblablement édifié l'actuel château en pierre par . Celui-ci réinvestit ainsi le bourg tandis que ses terres s'étendent considérablement vers le sud. La construction de la nouvelle forteresse se fait sur un promontoire rocheux dominant la Seiche, à environ trois cents mètres de la motte primitive qui, elle, se retrouve recouverte par l'étangMichel Brand'Honneur, « Seigneurs et réseaux de chevaliers du nord-est du Rennais sous Henri II Plantagenêt » dans Civilisation Médiévale, vol. 11, 2001, 165-184.. C'est, semble-t-il, à cette occasion qu'est adjoint au nom du village le prénom du bâtisseur du château, Robert.
Il est délaissé par les seigneurs au profit du château de Vitré. À la mort de , le domaine échoit par alliance à la maison de Laval. s'accommode avec sa belle-mère Jeanne de BrienneÉpouse de Guy VIII de Laval. qui fait assigner son douaire sur la baronnie de Vitré et les dépendances du château de Marcillé, qu'elle choisit comme résidence.
Par héritage, la seigneurie de Marcillé passe de la famille de Vitré, à la famille de Laval, puis aux ducs de la Trémoille, qui la conserveront jusqu’à la Révolution française. On comptait au château trois portes : l’une d’elles s'appelait la porte Morel. L’absence de bouche d’artillerie semble prouver que le château n'avait pas été adapté aux progrès de l’armement.
Les archives du château de Vitré, concernant la châtellenie de MarcilléC'était selon A. de la Borderie : un relais très commode parce que le comte trouvait là toute une administration relevant de lui : le capitaine du château, le châtelain ou receveur de la seigneurie, le sénéchal, l'alloué, le procureur de la juridiction, etc., etc., tous empressés à exécuter ses ordres, préparer ses logements et rendre ce passage agréable., font souvent mention de Jean Meschinot parmi la suite du comte de Laval, Guy XIV de Laval se rendant de son château de Vitré à Châteaubriant ou à Nantes. En 1471, Jean Meschinot obtient du comte la charge de capitaine du château de Marcillé pour son fils Jean.
En 1470 et 1471, par exemple E. L. de KerdanielEdouard L. de Kerdaniel, Un Soldat-Poète du Siècle, Jouve, 1920, . mentionne pas moins de huit ou dix de ces grandes dînées et couchées de la maison de Laval à Marcillé.
Le château est fortifié au . En 1488, l’armée de Louis II de la Trémoille occupe sans difficulté ni combat le château. En 1595, sur ordonnance royale, il est incendié et démantelé. On lit sur les registres de l'état civil de cette commune, en 1593 : Le chasteau de cette seigneurie, par commandement de Fay d'Aumont, maréchal de France, comte de Châteaubourg, gouverneur de l'armée du roy en Bretagne, A la requête de madame de Laval, fut démoli ce jour et quinxaine d'.
En 1799, les tours et masures du donjon sont vendues comme biens nationaux.
Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le et sa restauration devrait être achevée en 2025.
Notes et références
Bibliographie Paul Banéat, Le Département d'Ille-et-Vilaine, Éditions Librairie moderne J. Larcher, Rennes, 1928, Réédition Éditions régionales de l'Ouest, Mayenne, 1994, 4 tomes, , tome 2, pp.336-341. Michel Brand'Honneur, Manoirs et châteaux dans le comté de Rennes - Habitat à motte et société chevaleresque (), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2001, Collection Histoire, 317p., .
Voir aussi Liste des barons de Vitré Liste des comtes de Laval Baronnie de Vitré Comté de Laval
Catégorie:Baronnie de Vitré Marcillé Catégorie:Monument historique en Ille-et-Vilaine Marcillé-Robert Catégorie:Monument historique inscrit en 2017