Le test de l'inversion a pour but d'éliminer le préjudice du (un biais cognitif qui consiste à opposer une résistance au changement).
Le test de l'inversion
Le test de l'inversion a été introduit dans le domaine de la bioéthique et de l'amélioration humaine par Nick Bostrom et Toby OrdNick Bostrom, Toby Ord (2006). "The reversal test: eliminating statu quo bias in applied ethics". Ethics (University of Chicago Press) 116 (4): 656–679. https://www.nickbostrom.com/ethics/statusquo.pdf.
En matière d'amélioration humaine, il est possible d'augmenter certaines capacités humaines. Ceci suscite des réactions diverses : certaines personnes voient cela d'un bon œil, d'autres vont émettre des critiques. Étant donné que les humains peuvent souffrir du biais de statu quo, qui est irrationnel, comment peut-on faire la différence entre des critiques valides et des critiques simplement motivées par la résistance au changement ? Le test de l'inversion tente de répondre à cette question en demandant aux gens si, inversement, ce serait une bonne chose de diminuer la capacité humaine dont il est question (plutôt que de l'augmenter) :
Idéalement, ce test aidera à révéler si oui ou non le biais de statu quo est un facteur important dans la formation du jugement initial.
Une expérience de pensée similaire relative aux mémoires post-traumatiques a été décrite par Adam J. Kolber, se demandant si oui ou non des extraterrestres naturellement résistants aux mémoires post-traumatiques devraient adopter une « amélioration de la mémoire ». Le double test de l'inversion
Une élaboration approfondie du test de l'inversion a été proposée : le double test de l'inversion.
Dans ce cas, le biais de statu quo est retourné contre lui-même, heureusement en réduisant son impact sur le raisonnement. Contre-argument Alfred Nordmann affirme que les tests de l'inversion n'ont pas de valeur philosophique car ils ne font que créer un argument épouvantail partial en faveur de l'augmentation des capacités humaines. Il critique ensuite les deux tests qui, selon lui, ignorent toutes approches qui ne sont pas conséquentialistes ou déontologiques. Il dit aussi qu'on ne doit pas voir les humains comme des robots avec des paramètres qu'on peut changer à volonté, individuellement et sans considération de leur histoireAlfred Nordmann, If and Then: A Critique of Speculative NanoEthics, Nanoethics (2007) 1:31–46.
Références
Catégorie:Bioéthique Catégorie:Transhumanisme Catégorie:Heuristique