L'iode 123, noté I, est l'isotope de l'iode dont le nombre de masse est égal à 123 : son noyau atomique compte et avec un spin pour une masse atomique de . Il est caractérisé par un excès de masse de et une énergie de liaison nucléaire par nucléon de . Il s'agit d'un radioisotope, qui se désintègre en par capture électronique et radioactivité β, selon une demi-vie de .
Il est utilisé en imagerie médicale par tomographie par émission monophotonique grâce aux photons à qui sont ceux principalement utilisés par cette technique. L'isotope est généralement employé sous forme d'iodure , typiquement sous forme d'une solution d'iodure de sodium Na[I] à dans l'hydroxyde de sodium NaOH avec une pureté isotopique de 99,8 %..
Il est produit par irradiation de xénon par des protons dans un cyclotron. Le absorbe un proton et perd immédiatement ou bien un neutron et un proton pour donner du , ou bien deux neutrons pour donner du , qui se désintègre également en . Ce dernier se désintègre en , qui est ensuite piégé sur la paroi interne de la capsule d'irradiation réfrigérée avant d'être élué avec de l'hydroxyde de sodium dans une réaction de dismutation entre halogénures. Xe (p, pn) Xe ⟶ I + e + ; Xe (p, 2n) Cs ⟶ Xe + e + .
Il est également produit par irradiation de tellure enrichi à 80 % en Te par des protons dans le cyclotron du laboratoire national d'Oak Ridge : .
Sa désintégration procède par capture électronique pour former un état excité de correspondant à une énergie d'excitation inférieure à celle de l'isomère ; cet état excité retombe à l'état fondamental en émettant un photon ou, dans 13 % des cas, par conversion interne en émettant des électrons à Perry Sprawls, « Radioactive Transitions », The Physical Principles of Medical Imaging, , 1993. avec en moyenne Auger de très faible énergie (de ). Une étude indique que ces électrons Auger provoquent peu de dommages cellulaires hormis s'ils sont incorporés directement dans l'ADN, ce qui n'est pas le cas avec les médicaments radiopharmaceutiques existants. Les dommages cellulaires provoqués par les autres rayonnements, qui sont sensiblement plus énergétiques, sont modérés par la demi-vie relativement brève de cet isotope.
I est l'isotope de l'iode qui convient le mieux pour diagnostiquer les maladies de la thyroïde. Sa demi-vie de est idéale pour l'administration d'iode sur , et l'isotope présente d'autres avantages pour l'imagerie de la thyroïde et des métastases thyroïdiennes. L'énergie de de ses photons convient très bien aux équipements d'imagerie, et il produit un flux de photons de l'ordre de plus élevé que I à dose administrée comparable avec un impact bien moindre sur les tissus que I. Pour cette raison, il n'est pas utilisé en radiothérapie, application dévolue au I.
Le dosage recommandé pour l'imagerie varie de () pour le corps entier, et de () pour les tests.
Notes et références
Catégorie:Iode Catégorie:Radioisotope Catégorie:Médecine nucléaire